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	<title>Le Minarchiste Québécois &#187; Politique</title>
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	<description>&#34;L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.&#34; - Frédéric Bastiat</description>
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		<title>La véritable nature de l&#8217;État</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Aug 2011 10:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; J&#8217;ai récemment lu un article tiré d&#8217;un livre écrit par Clarence Darrow (1857–1938) en 1903. Dans cet extrait il parle de ce qu&#8217;il croit être la véritable nature de l&#8217;état. Je me permet donc de vous exprimer la teneur de son discours comme suit: Il semble que partout nous prenons pour acquis que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3457" title="Medieval War Image" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/Medieval-War-Image.jpg" alt="" width="510" height="464" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&#8217;ai récemment lu un <a href="http://mises.org/daily/5520/The-Nature-of-the-State">article</a> tiré d&#8217;un livre écrit par Clarence Darrow (1857–1938) en 1903. Dans cet extrait il parle de ce qu&#8217;il croit être la véritable nature de l&#8217;état. Je me permet donc de vous exprimer la teneur de son discours comme suit:</p>
<p>Il semble que partout nous prenons pour acquis que la violence et la force sont nécessaires au bien-être de l&#8217;homme. Un nombre sans fin de volumes ont été écrits et un nombre sans fin de vies ont été sacrifiées afin de prouver quelle forme de gouvernement est la meilleure, mais peu ont vraiment considéré que tous les gouvernements reposent sur la violence et la force; qu&#8217;ils sont soutenus par des soldats, des policiers et des juges et sont contraires à l&#8217;idéal de paix et d&#8217;ordre nécessaires au bonheur et au progrès de la race humaine.</p>
<p>De temps à autre il est même admis que dans un âge plus ou moins distant dans le futur, l&#8217;homme évoluera vers l&#8217;angélique suffisamment pour que les gouvernements politiques n&#8217;aient plus leur raison d&#8217;être. Cette admission, comme le concept commun, présume que les gouvernements sont bons; que leur devoir consiste à réprimer le mal et les hors-la-loi et de protéger les faibles.</p>
<p>Si l&#8217;histoire de l&#8217;État prouvait que les gouvernements on été formés dans ce but et remplissaient cette fonction, il pourrait y avoir un fondement pour l&#8217;assomption que les gouvernements sont nécessaires pour préserver l&#8217;ordre et défendre le faible.  Mais l&#8217;origine et l&#8217;évolution de l&#8217;état politique démontre toute autre chose: ils démontrent que l&#8217;état est né dans l&#8217;agression, et que dans toutes les étapes au travers desquelles il est passé, ses caractéristiques essentielles ont été préservées.</p>
<p>Les débuts de l&#8217;état peuvent être retracés aux tout débuts de l&#8217;histoire humaine, alors que le plus fort des hommes primitifs a brandi le plus gros gourdin et avec l&#8217;aide de cette arme a imposé son règne sur les autre membre de la tribu.  Par la force et la ruse, il est devenu chef et il a exercé son pouvoir, non pas pour protéger le faible, mais pour prendre le meilleur de la terre pour lui-même et les siens.</p>
<p>Un homme sans aide ne pouvant pas garder la tribu sous sa volonté bien longtemps, alors le chef a choisi des lieutenants, également choisis pour leur force et leurs prouesses et ils reçurent donc une part des fruits du pouvoir pour l&#8217;aide et la loyauté qu&#8217;ils ont donnés à leur chef.  La grande masse étaien des esclaes, et leur vies et leur liberté à la disposition absolue des plus forts.</p>
<p>L&#8217;évolution des âges n&#8217;ont que modifié les apparences de ces premiers états. Le droit divin de régner, le caractère absolu du pouvoir officiel es pratiquement le même aujourd&#8217;hui dans la plupart des nations du monde que ces chefs primitifs qui exécutaient leur mandat avec un gourdin. L&#8217;ancien chevalier qui, avec une hache de guerre et une cote de mailles, imposait sa dominance sur les faibles n&#8217;était que l&#8217;ancêtre des récolteurs et dévoreurs de taxes d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Même dans les pays démocratiques, où les gens sont supposés choisir leurs souverains, la nature du gouvernement est la même. Partant des mêmes vieilles idées de pouvoir absolu, ces démocraties ont assumé qu&#8217;une forme quelconque de gouvernement était nécessaire à la masse, et aussitôt qu&#8217;ils se sont débarrassés d&#8217;une forme d&#8217;asservissement, qu&#8217;un autre joug a été placé autour de leurs cous, seulement pour s&#8217;avérer que ce nouveau fardeau soit tout aussi aberrant que le précédent.</p>
<p>Le peuple d&#8217;une démocratie ne mène pas plus que dans toute autre contrée. Ils ne choisissent même pas vraiment leurs gouvernants. Ceux-ci se choisissent eux-mêmes et par la force, la ruse et l&#8217;intrigue, arrivent aux mêmes fins que leurs ancêtres atteignaient avec l&#8217;aide de leur massue.</p>
<p>Et qui sont ces dirigeants sans qui les méchants et corrompus pourraient subvertir les faibles et les sans-défenses? Depuis le début des temps, ces dirigeants auto-proclamés ont été coupables des vices qu&#8217;ils ont portés à la charge du bas peuple dont la rapacité, la cruauté et la malhonnêteté ils prétendent combattre si bravement. L&#8217;histoire du passé et du présent prouvent sans l&#8217;ombre d&#8217;un doute  que s&#8217;il existe une classe de laquelle la société a besoin d&#8217;être sauvée, ce sont ces mêmes dirigeants qu&#8217;on a mis en charge absolue des vies et destinés des hommes.</p>
<p>À partir des rois qui, les mains sanglantes, défendaient à leurs sujets de tuer leur prochain, au législateur moderne qui, avec une enveloppe brune dans les poches, criminalise les pots-de-vin. Ces dirigeants ont créé des lois, non pas pour se gouverner eux-mêmes, mais pour renforcer l&#8217;obéissance de leur serfs.</p>
<p>L&#8217;objectif de ce pouvoir autocratique a toujours été le même. Dans les tribus primitives, le chef prenait les terres et leurs fruits pour les distribuer à sa retenue qui l&#8217;aide à préserver son pouvoir. Tous les gouvernements de puis lors ont utilisé leur pouvoir pour diviser les fruits de la terre entre les favorisés et par la force et la violence, ont gardé les millions travaillants, patients et souffrants des richesses du monde.</p>
<p>Dans bien des nations du monde, le vrai pouvoir gouvernant se trouvait derrière le trône, ont souffert que leurs créatures et marionnettes soient les dirigeants de leurs nations et états, mais dans tous les cas, les vrais dirigeants sont les forts et ils utilisent l&#8217;état pour perpétuer leur pouvoir et servir leur avarice et leur cupidité.</p>
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		<title>La fin de l&#8217;État Providence</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Aug 2011 21:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette semaine, nous avons assité à une sérieuse correction boursière suite à une décote par Standard &#038; Poor's des États-Unis de AAA à AA+. Barack Obama aura donc l'honneur de passer à l'histoire comme étant le premier président ayant vu une décote pendant son terme. Et bien entendu, on blâme  tout le monde sauf lui. On blâme S &#038; P et pourtant ils ne sont que les messagers. Il ne font que signaler ce qui est évident: que l'empereur est nu ou qu'il y a un éléphant assis dans le salon. On blâme les membres du congrès élus par le Tea Party. Ces méchants radicaux qui osent exiger que l'État américain cesse de dépense comme un matelot en permission et ramène son budget en équilibre d'ici 7 ans! C'est drôle comment c'est devenu radical de nos jours de faire preuve de responsabilité et cesser d'endetter les contribuables au profit des banquiers de Wall Street.  Pis encore, Ô sacrilège! Si on voulait renverser la vapeur et commencer à rembourser cette dette. On serait probablement portés au bûcher et brûlés pour notre impertinence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3447" title="USbroke" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/USbroke.jpg" alt="" width="499" height="435" /></p>
<p>Cette semaine, nous avons assité à une sérieuse correction boursière suite à une décote par Standard &amp; Poor&#8217;s des États-Unis de AAA à AA+. Barack Obama aura donc l&#8217;honneur de passer à l&#8217;histoire comme étant le premier président ayant vu une décote pendant son terme. Et bien entendu, on blâme  tout le monde sauf lui. On blâme S &amp; P et pourtant ils ne sont que les messagers. Il ne font que signaler ce qui est évident: que l&#8217;empereur est nu ou qu&#8217;il y a un éléphant assis dans le salon. On blâme les membres du congrès élus par le Tea Party. Ces méchants radicaux qui osent exiger que l&#8217;État américain cesse de dépense comme un matelot en permission et ramène son budget en équilibre d&#8217;ici 7 ans! C&#8217;est drôle comment c&#8217;est devenu radical de nos jours de faire preuve de responsabilité et cesser d&#8217;endetter les contribuables au profit des banquiers de Wall Street.  Pis encore, Ô sacrilège! Si on voulait renverser la vapeur et commencer à rembourser cette dette. On serait probablement portés au bûcher et brûlés pour notre impertinence.</p>
<p>Il serait injuste, toutefois, de blâmer uniquement Obama pour la situation actuelle, car les États-Unis n&#8217;y sont pas arrivés du jour au lendemain. C&#8217;est une situation qui se développe depuis des décennies. Depuis qu&#8217;on a décidé que l&#8217;État devrait fournir tout pour tout le monde. Depuis qu&#8217;on a décidé aussi que les États-Unis devraient être les policiers du monde, et pourquoi donc? Pendant ce temps ses alliés se payaient programme social par dessus programmes social avec l&#8217;argent qu&#8217;ils auraient dépensé pour leur défense sit les États-Unis n&#8217;avaient pas été là avec leurs missiles et leurs porte-avions.  Ni les États-Unis, ni les autres États industrialisés n&#8217;ont eu d&#8217;égard envers les générations futures quand ils ont résolu de s&#8217;endetter pour s&#8217;offrir tous ces programmes de l&#8217;État-Providence, plutôt que de produire la richesse dont ils avaient besoin pour se les payer. Nous avons fait comme des parents qui achètent une maison, ne payant que les intérêts sur l&#8217;hypothèque, et même en contractant des prêts supplémentaires  dans l&#8217;intention de laisser le remboursement du capital à leurs enfants. Un jour on se réveille avec la gueule de bois sans avoir aucune idée comment on va payer pour le party.</p>
<p>Mais voilà, on veut continuer le party, même s&#8217;il n&#8217;y a plus rien dans le compte de banque et que nos cartes de crédits sont à la limite. On essaie désespérément d&#8217;obtenir du crédit supplémentaire comme un toxicomane qui cherche frénétiquement sa prochaine dose et on ne veut surtout pas se faire dire &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;. Nous ne vivons pas une crise à cause de la cupidité des banquiers et des financiers, nous sommes en crise parce que nos Etats-Providence sont devenus des dépensiers compulsifs qui ne savent plus comment s&#8217;arrêter et il est beaucoup plus facile aux politiciens de promettre mers et mondes à crédit que de faire face à la réalité et prendre des décisions difficiles et impopulaires qui s&#8217;imposent. Pourtant, le gros bon sens dit que lorsqu&#8217;on est sur le bord de la faillite, on doit revoir notre budget et éliminer toutes les dépenses non-essentielles et mêmes les dépenses essentielles doivent être réduites au minimum. Quant aux cartes de crédit, on les passe aux ciseaux. C&#8217;est ça qu&#8217;il faut faire quand on est dans le trou et ce n&#8217;est pas différent pour un gouvernement ou un particulier. Est-ce que ça va faire mal? Absolument! Mais on a pas le choix.</p>
<p>Il ne faut pas se leurrer. Proportionnellement, la dette du Québec (et aussi la France), n&#8217;est guère reluisante. La décote n&#8217;est pas loin ici non plus. La seule chose qui permet au Québec de conserver sa cote actuelle, c&#8217;est la situation fiscale du fédéral qui fait l&#8217;effet d&#8217;un endosseur. Ce n&#8217;est pas parce que d&#8217;autres ont de pires problèmes d&#8217;endettement que nous devons rester assis sur nos mains.</p>
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		<title>Cliché socialiste#1: &#171;&#160;Une société complexe nécessite un gouvernement complexe&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.minarchisteqc.com/2011/07/cliche-socialiste1-une-societe-complexe-necessite-un-gouvernement-complexe/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 23:57:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Toute personne qui choisit de défendre les idéaux du libéralisme classique fera tôt ou tard face à toujours les mêmes argument des adeptes du socialisme. Il est donc essentiel de savoir répondre à ce qui est devenu une série de clichés. Afin de justifier une taille de gouvernement toujours plus gigantesque, on nous sert souvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/org_msss.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2495" title="org_msss" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/org_msss.jpg" alt="" width="500" height="324" /></a></p>
<p>Toute personne qui choisit de défendre les idéaux du libéralisme classique fera tôt ou tard face à toujours les mêmes argument des adeptes du socialisme. Il est donc essentiel de savoir répondre à ce qui est devenu une série de clichés.</p>
<p>Afin de justifier une taille de gouvernement toujours plus gigantesque, on nous sert souvent le cliché «Toute cette philosophie de liberté individuelle pouvait fonctionner à une époque où les choses étaient plus simples, mais de nos jours, la société est bien trop complexe et nécessite un gouvernement complexe&nbsp;&raquo;. Cet argument fallacieux mène tout droit à la planification centrale socialiste, alors il est nécessaire de le tuer dans l’œuf.</p>
<p>Alors pour commencer, simplifions les chose au maximum. Imaginez qu&#8217;il n&#8217;y a que moi et vous au monde et que pour le besoin de la cause, je suis imbu de la sagesse de tous les Premiers Ministres ayant tenu office de votre vivant. Que penseriez-vous de mes qualification à décider ce que vous pouvez inventer, découvrir, créer, les heures que vous pourrez travailler, le salaire que vous pourrez recevoir, quoi et avec qui vous pouvez échanger et vous associer?  Mon incompétence dans ce domaine n&#8217;est-elle pas facilement démontrable?</p>
<p>Qu&#8217;en serait-il si nous étendions ça à cent personnes,  ou mille, ou les sept million et demi d&#8217;habitants du Québec, ou les 35 millions d&#8217;habitants du  Canada. Serais-je plus apte à diriger par la coercition les milliards d&#8217;échanges qui se feront entre eux? N&#8217;est-il pas évident que plus une économie est complexe, plus elle devient ingérable pour un individu ou même un groupe d&#8217;individus alors qu&#8217;aucun ordinateur n&#8217;existe qui soit suffisamment puissant pour gérer la quantité d&#8217;information qui circule dans une économie de façon à ce que les dirigeants puissent avoir l&#8217;information pertinente qu&#8217;ils ont besoin?</p>
<p>Est-ce que la structure représentée par l&#8217;organigramme ci-haut arrive vraiment à remplir la tâche qu&#8217;elle est supposée remplir? Poser la question, c&#8217;est y répondre&#8230;</p>
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		<title>La démocratie selon Hayek</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jul 2011 13:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA["La démocratie est essentiellement un moyen, un procédé utilitaire pour sauvegarder la paix intérieure et la liberté individuelle. En tant que telle, elle n'est nullement infaillible. N'oublions pas non plus qu'il a souvent existé plus de liberté culturelle et spirituelle sous un pouvoir autocratique que sous certaines démocraties, - et qu'il est au moins concevable que sous le gouvernement d'une majorité homogène et doctrinaire, la démocratie soit aussi tyrannique que la pire des dictatures."]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2643" class="wp-caption alignleft" style="width: 240px"><img class="size-full wp-image-2643" title="friedrich-hayek" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/11/friedrich-hayek.jpg" alt="" width="230" height="293" /><p class="wp-caption-text">Friedrich Hayek</p></div>
<p><span style="color: #993300; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;La démocratie est essentiellement un moyen, un procédé utilitaire pour sauvegarder la paix intérieure et la liberté individuelle. En tant que telle, elle n&#8217;est nullement infaillible. N&#8217;oublions pas non plus qu&#8217;il a souvent existé plus de liberté culturelle et spirituelle sous un pouvoir autocratique que sous certaines démocraties, &#8211; et qu&#8217;il est au moins concevable que sous le gouvernement d&#8217;une majorité homogène et doctrinaire, la démocratie soit aussi tyrannique que la pire des dictatures.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p>La Route de la servitude (1943), Friedrich Hayek (trad. G. Blumberg), éd. PUF, coll. Quadrige, 1993 (ISBN 9782130389576), p. 82</p>
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		<title>Le consentement des gouvernés</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 21:21:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[John Locke]]></category>
		<category><![CDATA[légitimité]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Higgs]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu'est-ce qui donne le droit à certains de gouverner les autres? C'est la question que pose Robert Higgs. La réponse, depuis l'époque de John Locke, est le consentement des gouvernés. Ainsi, lorsque les américains ont déclaré leur indépendance, ils ont écrit entre autre que "les gouvernements ont été institués entre les hommes, dérivant leur pouvoir du consentement des gouvernés".  Comme le souligne Higgs, tout ça semble bien en théorie, mais c'est quand on s'arrête à y penser que les choses se compliquent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3360" title="oui-non" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/07/oui-non.jpg" alt="" width="350" height="289" /></p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui donne le droit à certains de gouverner les autres? C&#8217;est la question que pose <a href="http://mises.org/daily/5343/Consent-of-the-Governedu" target="_blank">Robert Higgs</a>. La réponse, depuis l&#8217;époque de John Locke, est le consentement des gouvernés. Ainsi, lorsque les américains ont déclaré leur indépendance, ils ont écrit entre autre que &laquo;&nbsp;les gouvernements ont été institués entre les hommes, dérivant leur pouvoir du consentement des gouvernés&nbsp;&raquo;.  Comme le souligne Higgs, tout ça semble bien en théorie, mais c&#8217;est quand on s&#8217;arrête à y penser que les choses se compliquent.</p>
<p>Nombre de questions viennent à l&#8217;esprit. Par exemple, est-ce que toutes les personnes doivent consentir et si non, combien? Et quelles options ont ceux qui n&#8217;y consentent pas? Le consentement devrait-il être verbal ou écrit? Devrait-il être implicite ou explicite? Si c&#8217;est implicite, comment c&#8217;est tabulé? Est-ce qu&#8217;il est permanent, ou est-ce que je peux le retirer si je n&#8217;y trouve pas mon compte? L&#8217;entente devrait-elle être renouvelée? À quelle fréquence? Ces question démontrent que la question de la légitimité du gouvernement en prend pour son rhume quand nous passons de l&#8217;abstraction à la pratique et si on considère les faibles taux de participation aux élections de la plupart des démocraties occidentales, ce n&#8217;est pas juste une question en l&#8217;air.</p>
<p>Ceux qui sont amoureux de l&#8217;état nous font souvent mention de l&#8217;existence d&#8217;un &laquo;&nbsp;contrat social&nbsp;&raquo;.  Où est ce contrat? Peut-on le lire? Quand l&#8217;avons nous signé? Pour qu&#8217;un contrat soit légitime, il doit être accepté librement en pleine connaissance de cause. Or personne n&#8217;est jamais venu me montrer ce contrat social qui est supposé exister entre le gouvernement et nous tous. L&#8217;avez-vous déjà lu vous? Eh bien, selon Robert Higgs, si on se fie aux agissements typiques des gouvernements de ce monde, un tel contrat ressemblerait à ceci (que j&#8217;ai traduit librement):</p>
<blockquote><p> Je, le contractant de la première partie («le souverain»), promets:</p>
<p>(1) De préciser combien de votre argent vous me remettrez, ainsi que comment, quand, et où le transfert ne sera effectué. Vous n&#8217;aurez effectivement aucune voix au chapitre,  hormis de plaider pour ma miséricorde, et si vous refusez, mes agents vous châtieront par les amendes, l&#8217;emprisonnement, et (dans le cas d&#8217;un refus persistent)  la mort.</p>
<p>(2) De faire des milliers et des milliers de règles que vous devrez obéir sans poser de questions, encore une fois sous peine de punition par mes agents. Vous n&#8217;aurez aucune voix dans la détermination du contenu de ces règles, qui seront si nombreuses, complexes, et dans de nombreux cas au-delà de la compréhension que nul être humain pourrait éventuellement connaître plus d&#8217;une poignée d&#8217;entre elles, et encore moins leur caractère spécifique, et pourtant si vous ne respectez pas l&#8217;une d&#8217;elles, je me sentirai libre de vous punir dans la pleine mesure des lois faites par moi et mes complices.</p>
<p>(3) De fournir pour votre utilisation, à des conditions fixées par moi et mes agents,  des soit-disant biens et services publics. Bien que vous puissiez accorder une véritable valeur à un petit nombre de ces biens et services, la plupart auront peu ou aucune valeur pour vous, et certains vous trouverez tout à fait détestable, et en aucun cas aurez-vous en tant qu&#8217;individu,  quoique ce soit à dire sur les marchandises et de services que je propose, malgré les histoires sans queue ni tête  de la part d&#8217;économistes  voulant que vous  &laquo;&nbsp;demandiez&nbsp;&raquo; tous ces trucs et que vous accordiez une valeur équivalente à n&#8217;importe quel montant d&#8217;argent que je choisis de dépenser pour sa prestation.</p>
<p>(4) En cas de différend entre nous, des juges qui me sont redevable pour leur nomination et leur rémunération décideront comment régler le différend. Vous pouvez vous attendre à perdre dans ces règlements, si votre cause est entendue en premier lieu.</p>
<p>En échange des &laquo;&nbsp;bénéfices&nbsp;&raquo; gouvernementaux ci-haut, vous, le contractant de la deuxième partie («le sujet»), promettez:</p>
<p>(5) De vous taire, de ne pas faire de vagues,  de respecter toutes les ordonnances émises par le souverain et ses agents,  de courber l&#8217;échine devant eux comme s&#8217;ils étaient importants et honorables, et quand ils vous disent «sautez», de demander seulement «à quelle hauteur?&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Wow! Qui ne sauterait pas sur la chance de signer un contrat comme ça? Faudrait être un peu dingue, non? Pourtant, c&#8217;est bel et bien la façon que nous sommes traités. Je n&#8217;irai pas, comme Higgs, enjoindre les menteurs, voleurs et meurtriers qui composent nos gouvernements de tous niveaux de faire l&#8217;honorable geste de tomber sur une épée, mais je rêve de voir un jour un contrat social qui se fera entre individus, plutôt qu&#8217;entre les gens et leur gouvernement. Un contrat par lequel nous nous promettrons de  respecter mutuellement nos vies et notre propriété et que le seul rôle du gouvernement serait de faire respecter un tel contrat.</p>
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		<title>Proudhon: Etre gouverné&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 20:55:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Idée générale de la révolution au XIXe siècle]]></category>
		<category><![CDATA[Léviathan]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Joseph Proudhon]]></category>
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		<description><![CDATA[Voici une citation de Pierre Joseph Proudhon qui décrit plutôt bien la véritable nature d'un gouvernement...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3350" title="proudhon" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/07/proudhon.jpg" alt="" width="300" height="300" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici une citation de Pierre Joseph Proudhon qui décrit plutôt bien la véritable nature d&#8217;un gouvernement&#8230;</p>
<blockquote><p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Être gouverné</strong></span></p>
<p><strong>“Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu…</strong></p>
<p><strong>Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé.<br />
C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré.</strong></p>
<p><strong>Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! Et qu’il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon ; des socialistes qui soutiennent, au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, cette ignominie ; des prolétaires qui posent leur candidature à la présidence la République !”</strong></p>
<p><strong>Pierre-Joseph Proudhon, <em>“Idée générale de la révolution au XIXe siècle”</em></strong></p></blockquote>
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		<title>Legault le socialiste nationaliste.</title>
		<link>http://www.minarchisteqc.com/2011/06/legault-le-socialiste-nationaliste/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 19:34:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<description><![CDATA[J'aimerais partager cet article avec vous dans lequel François Legault déplore la décision du gouvernement d'autoriser la vente d'Alcan à Rio Tinto. J'avoue que certains passages sont très révélateurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3319" title="344970-francois-legault-avance-toutes-decisions" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/344970-francois-legault-avance-toutes-decisions.jpg" alt="" width="569" height="378" /></p>
<p>J&#8217;aimerais partager cet <a href="http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/actualites/201106/29/01-4413492-vente-dalcan-une-erreur-irreparable-affirme-legault.php" target="_blank">article</a> avec vous dans lequel François Legault déplore la décision du gouvernement d&#8217;autoriser la vente d&#8217;Alcan à Rio Tinto. J&#8217;avoue que certains passages sont très révélateurs.</p>
<blockquote><p>«On avait cinq entreprises importantes au Québec: Abitibi-Consolidated,  Domtar, Cascades, Kruger et Tembec. La plus importante,  Abitibi-Consolidated, on l&#8217;a laissée aller sans lever le petit doigt. La  plus rentable, Domtar, on l&#8217;a aussi laissée aller sans lever le petit  doigt. Et dorénavant, les fermetures d&#8217;usines se décident aux États-Unis  ou ailleurs», met-il en relief.</p></blockquote>
<p>Si une usine n&#8217;est pas rentable, que la décision de la fermer vienne de Montréal, Londres, New York  ou Melbourne ne change pas grand&#8217;chose. Que le siège social soit à Montréal ne rendra pas l&#8217;usine plus rentable.</p>
<blockquote><p>«Si la Caisse de dépôt s&#8217;était davantage impliquée, on aurait peut-être  pu sauver Domtar, Abitibi-Consolidated et Alcan, avance-t-il. On doit  dire aux entreprises étrangères que nous acceptons qu&#8217;elles viennent  ici, mais à condition que nous soyons partenaires à 30, 40 ou 49% de  leur projet d&#8217;exploitation. Il faut le faire assez rapidement, car nous  avons un écart de richesses à combler.»</p></blockquote>
<p>En d&#8217;autres mots, François Legault propose de risquer le bas de laine des québécois à acquerir jusqu&#8217;à 49% des actifs de tous les projets miniers au Québec. Ces projets étant passablement risqués, ça équivaut à dire qu&#8217;on prend l&#8217;argent des retraites des gens pour jouer au casino, dans le but de faire une semi-nationalisation du secteur minier. Entre ça et la proposition dans le cahier de perspectives de Québec Solidaire de nationaliser tout le secteur minier, il n&#8217;y a qu&#8217;une question de degré. M. Legault montre en fait ses vraies couleurs. Benito Mussolini approuverait certainement de son plan.</p>
<p>Dans la réalité, ce que  M. Legault propose de faire est de mettre des barrières à l&#8217;investissement étranger, risquer des pertes énormes dans le bas de laine des québécois et limiter les prospects d&#8217;expansion à l&#8217;étranger de compagnies québécoise, car ni nous leur mettons des barrières, il vont éventuellement nous faire la même chose.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Quand l&#8217;argent des autres vient à manquer&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2011 20:25:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Margaret Thatcher disait que le problème avec le socialisme est qu'éventuellement, l'argent des autres finit toujours par manquer. Nous voyons ce que ça donne en Grèce.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="480" height="390"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/cEilkHcm2tE?version=3&amp;hl=en_US" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/v/cEilkHcm2tE?version=3&amp;hl=en_US" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Margaret Thatcher disait que le problème avec le socialisme est qu&#8217;éventuellement, l&#8217;argent des autres finit toujours par manquer. Nous voyons ce que ça donne en Grèce. Depuis des années, les grecs se laissent acheter par des politiciens véreux avec leur propre argent et celui des générations. Maintenant, la Grèce est sur le bord de la faillite et les grecs blâment les politiciens et les banques, mais ils n&#8217;ont qu&#8217;eus-même à blâmer en réalité. Voici ce qui arrive quand l&#8217;argent des autres vient à manquer et que le mirage socialiste s&#8217;évapore. Voilà ce qui attend le Québec bientôt parce que nous suivons les même dogmes stupides que les grecs.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3313" title="A protester wearing a gas mask walks beside a burning van during violent protests against austerity measures in Athens" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/greekriots.jpg" alt="" width="512" height="347" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Santé: Québec vs Pays Bas en 5 minutes.</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2011 12:23:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour ceux qui auraient manqué cette excellente page dans le Journal de Montréal la semaine dernière, voici une bonne comparaison des deux systèmes de santé mis côte à côte.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux qui auraient manqué cette excellente page dans le Journal de Montréal la semaine dernière, voici une bonne comparaison des deux systèmes de santé mis côte à côte.</p>
<div id="attachment_3305" class="wp-caption aligncenter" style="width: 347px"><a href="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/QC-vs-Hollande.jpg"><img class="size-full wp-image-3305 " title="QC vs Hollande" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/QC-vs-Hollande.jpg" alt="" width="337" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquez pour agrandir</p></div>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p>Malheureusement, Je ne pouvais pas faire une capture de la page qui soit 100% lisible, alors je retranscris ci-bas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote style="border: medium double #0c07f7;"><p><span style="font-size: x-large;"><strong>Québec</strong></span><br />
<strong><span style="font-size: x-large;"><br />
</span></strong><br />
<strong><span style="font-size: medium;">A- Structure Administrative</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Gestion</strong></span></p>
<p>- <strong>Les pouvoirs publics régissent tout</strong><br />
- Très forte centralisation du processus de décision<br />
- Gestion complexe et hiérarchisée</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Pratique</strong></span></p>
<p>- Les médecins de première ligne québécois <strong>travaillent beaucoup en hôpital</strong>, où les soins spécialisés sont concentrés.<br />
- <strong><span style="font-size: large;">26.5%</span> de la population n&#8217;a pas accès à un médecin de famille.</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: large;">B- Financement</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Selon la méthode historique</strong></span></p>
<p>- <strong>L&#8217;État assure un financement simple et prévisible.</strong><br />
- Simple à administrer<br />
- Aucune mesure d&#8217;incitation et de concurrence pour accroître la productivité des établissements<br />
- <strong>Dépenses de santé par habitant: <span style="font-size: large; color: #ff0000;">5 096$</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Assurances</strong></span></p>
<p>- <strong>Monopole d&#8217;État.</strong><br />
- Se caractérise par une uniformité de la protection.<br />
- <strong>Approche qui n&#8217;incite pas à une &laquo;&nbsp;consommation&nbsp;&raquo; plus responsable des soins.</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: large;">C- Services</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Informatisation des cabinets</strong></span></p>
<p>- <strong><span style="font-size: large;">81 %</span></strong> des médecins ont encore uniquement des <strong>dossiers médicaux en version papier</strong>.</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Qualité des soins</strong></span></p>
<p>- Bien que dans la moyenne canadienne, <strong>délais considérables</strong> pour des chirurgies spécialisées.<br />
- <strong>La performance n&#8217;est pas encouragée.</strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote style="border: medium solid #f30b2b;"><p><strong><span style="font-size: x-large;">Pays-Bas</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: x-large;"><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: large;">A- Structure Administrative</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Gestion</strong></span></p>
<p>-<strong> Intervention de l&#8217;État réduite au minimum et très ciblée.</strong><br />
- <strong>Coexistence des secteurs public et privé</strong> (copaiements, fournisseurs privés payés par le public, assurance privée).</p>
<p><strong><span style="font-size: small;">Pratique</span></strong></p>
<p>- Les médecins néerlandais de première ligne <strong>travaillent beaucoup en clinique</strong>.<br />
- Le médecin de famille est au centre du système.</p>
<p><strong><span style="font-size: large;">B- Financement</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Selon l&#8217;activité</strong></span></p>
<p>- Assuré par les individus eux-mêmes ou bien par des assureurs privés choisis.<br />
- Plus de liberté et de responsabilité aux établissements.<br />
- Incitation à optimise l&#8217;utilisation de leurs ressources.<br />
- <strong>Dépenses de santé par habitant: <span style="font-size: large; color: #ff0000;">4 063$</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Assurances</strong></span></p>
<p>- <strong>Approche hybride:</strong> assurance-maladie privée pour tous régie par la loi (principe d&#8217;accès universel).<br />
- <strong>Les assureurs se livrent concurrence au profit de l&#8217;assuré pour garantir des prix abordables. Ils veillent aussi à ce que leurs assurés reçoivent à temps des soins de qualité.</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: large;">C- Services</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Informatisation des cabinets</strong></span></p>
<p>- <span style="font-size: large;"><strong>98%</strong></span> des médecins sont dotés d&#8217;un <strong>dossier médical électronique</strong>.</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Qualité des soins</strong></span></p>
<p>- <strong>Réduction importante des délais d&#8217;attente.</strong><br />
- Utilisation de<strong> mesures d&#8217;incitation</strong> et de concurrence pour accroître la productivité, telles qu&#8217;un programme national d&#8217;amélioration de la qualité professionnelle.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Lecture du dimanche</title>
		<link>http://www.minarchisteqc.com/2011/06/lecture-du-dimanche/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Jun 2011 12:31:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Crimes]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Marx]]></category>
		<category><![CDATA[Marxisme]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
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		<description><![CDATA[Nombre de Français attribuent les difficultés économiques existantes au marché et font confiance à l’État pour les réduire ou les supprimer. Ils croient sincèrement qu’une économie de marché véritable conduirait à l’oppression des masses par les plus riches. Le suivi prolongé de politiques inspirées de cette perception des choses conduirait inévitablement à placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle direct de l’État.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pour ceux qui ne l&#8217;auraient pas lu sur mon mur Facebook, je vous offre ce matin un texte que j&#8217;ai prélevé sue le site <a href="http://www.contrepoints.org/">Contrepoints</a>. Il arrive de temps en temps de tomber sur un texte qui est juste trop bon pour ne pas le partager. Celui-là met le dernier clou dans le cercueil du marxisme comme courant politique légitime. Sans plus tarder, je vous offre ce texte écrit par un auteur anonyme qui publie sous le sobriquet de &laquo;&nbsp;Domi&nbsp;&raquo;: &laquo;&nbsp;Pourquoi Marx est responsable des crimes du marxisme&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; background-color: #e0dfe1; border: thin double #000000;"><p><em><br />
</em></p>
<h1><a href="http://www.contrepoints.org/"><img class="alignnone size-full wp-image-3291" title="Logo-Contrepoints" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/Logo-Contrepoints.jpg" alt="" width="427" height="105" /></a></h1>
<p>&nbsp;</p>
<h1><a href="http://www.contrepoints.org/2011/06/22/31612-pourquoi-marx-est-responsable-des-crimes-du-marxisme" target="_blank">Pourquoi Marx est responsable des crimes du marxisme</a></h1>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3292" style="margin: 10px; float: left; border: 3px solid black;" title="karl-marx" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/karl-marx.jpg" alt="" width="250" height="294" />Nombre de Français attribuent les difficultés économiques existantes  au marché et font confiance à l’État pour les réduire ou les supprimer.  Ils croient sincèrement qu’une économie de marché véritable conduirait à  l’oppression des masses par les plus riches. Le suivi prolongé de  politiques inspirées de cette perception des choses conduirait  inévitablement à placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle direct  de l’État.</p>
<p>Pourtant si cette possibilité était proposée directement à ces mêmes  Français, ils protesteraient que ce n’est pas leur intention. C’est que  les expériences d’économies administrées ont laissé un souvenir  détestable dans les esprits, plus encore par la répression de masse  auxquelles elles ont été associées, que par les pénuries voire les  nombreuses famines qu’elles ont provoquées. Pour une majorité de  Français, même parmi ceux qui sont hostiles à la libre entreprise et à  la mondialisation, reliées à la pauvreté et au chômage, le communisme  reste synonyme de goulag.</p>
<p>En jouant à pile ou face avec une pièce de monnaie, au bout d’un  grand nombre de lancers, nous en déduirions que celle-ci a une chance  sur deux de tomber sur pile. Évaluant ainsi une probabilité à partir  d’une fréquence, les gens constatent alors simplement que tous les  régimes communistes, sans exception, ont eu recours à la violence de  masse et ils en concluent que c’est tout ce que l’on peut attendre d’un  pouvoir communiste.</p>
<p>Placés devant ces évidences, les Marxistes ont conçu une parade  habile, même si elle a eu peu d’efficacité auprès du plus grand nombre :  ils ont prétendu que les crimes politiques des États socialistes  n’avaient aucun lien avec les écrits de Marx.</p>
<p>L’objet du présent texte est de démontrer la fausseté de cette thèse.</p>
<p>Pour l’appuyer, ses défenseurs ont tout d’abord tenté de fournir des preuves de cette dissociation.</p>
<p>Quelle que soit alors l’efficacité des arguments développés dans ce  but (d’ailleurs assez maladroits, nous les analyserons au terme de ce  texte), ils échoueront tant que la trahison des idéaux de Marx par ses  épigones ne sera pas expliquée.</p>
<p>Si l’on ne peut savoir a priori si les communistes au pouvoir ont mis  à exécution correctement le programme conçu par Marx, ils s’y sont  référés systématiquement et leur intention a toujours été de conformer  leur pratique à sa vision de l’évolution historique des sociétés. Il  serait a priori étonnant que tous ceux qui se sont réclamés de Marx se  soient trompés de la même manière. Comment une telle unanimité dans  l’erreur aurait-elle pu se produire ?</p>
<p>Le plus probable est que l’interprétation majoritairement donnée à un  texte par ceux qui s’en réclament correspond à la nature même de ce  texte à moins que cela provienne d’une rédaction maladroite et ambiguë.  Une telle solution de repli, peu glorieuse pour la rigueur de l’auteur  du capital, ne peut guère être mise en avant.</p>
<p>C’est pour toutes ces raisons que les Marxistes ont voulu expliquer  les causes de la divergence supposée entre les écrits de Marx et la  manière dont ils ont été compris.</p>
<p>Se reposant sur ce dernier, ils ont considéré que la mise en œuvre  des révolutions prolétariennes dans les pays non industrialisés était à  l’origine de leurs échecs.</p>
<p>Nous montrerons au contraire que ce n’est pas l’instauration du  communisme dans les pays pauvres (I) qui explique son échec mortifère  mais bien la pensée de Marx (II)</p>
<h3>I – Instauration du communisme dans les pays non industrialisés</h3>
<p>La violence des partis/états marxistes serait liée, selon la thèse  défendue aujourd’hui – non à l’époque – par les Marxistes aux  circonstances concrètes dans lesquelles ils ont été amenés à exercer le  pouvoir. Plus précisément, la révolution ouvrière prévue par Marx serait  adaptée aux sociétés industrialisées dans lesquelles la majorité  participe à l’activité économique en tant que salarié. En revanche, dans  les pays sous-développés où l’agriculture prédomine, le Marxisme  dégénérerait en un système violent et oppressif. C’est précisément dans  ces pays que les Marxistes eurent pour appliquer leurs idées l’appareil  d’État à leur disposition.</p>
<p>Et si l’URSS et l’Europe centrale étaient devenues à la fin, même à  la traîne de l’ouest, des sociétés industrialisées, la poursuite des  pratiques totalitaires pourrait dans ce cas être attribuée à la force de  l’habitude et au mauvais pli pris au moment où ces sociétés étaient  encore immatures.</p>
<p>Cette explication a l’immense mérite de se référer à la pensée de  Marx lui-même. Celui-ci avait situé la révolution prolétarienne dans les  sociétés industrialisées qu’il avait le loisir d’observer. Toutefois,  on pourrait objecter que Marx avait justement mal prévu les choses : il a  en effet explicitement considéré que les révolutions, visant à  renverser « l’ordre capitaliste », se produiraient uniquement dans les  pays industrialisés, et non les autres… Ce qui manifestement ne fut pas  le cas.</p>
<p>Néanmoins, à la fin de sa vie, il avait estimé que des révolutions  prolétariennes pouvaient se produire dans des sociétés agraires mais que  ces mouvements devaient s’appuyer sur le savoir-faire des prolétaires  de l’ouest pour réussir.</p>
<p>Nous voilà donc rassurés : c’est en lisant Marx que l’on peut  expliquer l’entreprise totalitaire la plus désastreuse du XXème siècle.  Le communisme peut continuer à incarner l’espoir d’un monde meilleur  pour les masses. Tout au plus, le bon communiste, instruit par  l’expérience évitera-t-il d’encourager sa mise en œuvre dans les pays  pauvres où il n’est pas adapté (comme en Bolivie ou en Equateur par  exemple)…</p>
<p>Face à cet argumentaire, posons ce principe : les réticences  exprimées par Marx à la perspective d’une révolution prolétarienne dans  certaines sociétés n’obligent pas à présenter d’emblée ce type de  circonstances comme explication principale de l’échec de ces  révolutions. A ce stade, il ne s’agit que d’une hypothèse qui doit être  confrontée aux faits.</p>
<p>Si on la retient, le désastre peut être attribué à l’immaturité de la  société confrontée à la révolution ou à celle des partisans  communistes. Ces tentatives d’exonération ne sont pas de même nature.</p>
<p>Dans le premier cas, les conseils de Marx auraient été respectés pour  l’essentiel, mais sans tenir compte du contexte dans lequel ils étaient  à même de produire les effets attendus (A). Dans le second cas, les  partisans de la révolution n’auraient tenu nul compte de ses directives  (B).</p>
<h3>A – Hypothèse du respect des consignes de Marx dans un contexte inadapté</h3>
<p>Au regard du raisonnement adopté spontanément par le grand public, il  s’agit d’une volonté de dissocier fréquence et probabilité. En effet,  il arrive qu’un facteur donné soit associé à un certain effet en des  circonstances données et à des effets inverses (ou atténués) dans  d’autres cas. La pluie et les nuages donnent lieu à de fortes baisses de  températures en été et non en hiver.</p>
<p>Cette première partie de l’hypothèse supposerait par exemple que face  aux difficultés liées aux résistances d’une société archaïque, les  dirigeants communistes seraient contraints de durcir leur politique,  engageant ainsi un cycle répressif infernal et destructeur.</p>
<p>Ce discours a l’inconvénient de reconnaître que les méthodes  employées par les dictatures communistes relèvent plus ou moins de Marx.  Elles auraient simplement pris une ampleur excessive. Défendre un usage  modéré de la torture et du conditionnement psychologique n’est pas  aisé. Néanmoins, la principale pierre d’achoppement rencontrée par cette  théorie est le fait que les mesures répressives de masse ont été  édictées par les communistes dès leur accès au pouvoir. Par exemple,  avant même de contrôler l’ensemble du pays et alors que son influence  était circonscrite à des zones isolées regroupant tout au plus une  dizaine de millions de personnes, le bilan du parti communiste chinois  se chiffrait déjà en centaine de milliers de morts.</p>
<p>Il serait donc plus juste, pour rester dans le cadre de la pensée de  Marx de parier sur l’hypothèse d’une violation pure et simple des  directives de Marx par ses partisans pour des raisons qui restent à  préciser.</p>
<h3>B – Hypothèse de la violation des directives de Marx</h3>
<p>L’immaturité du mouvement prolétaire lui-même (ou de ceux qui  prétendent le constituer) et non plus de la société réagissant à son  volontarisme révolutionnaire serait à l’origine du fiasco  révolutionnaire.</p>
<p>Ces communistes immatures du Sud ou de l’Est seraient à opposer aux  prolétaires plus expérimentés ou plus sages se trouvant à l’Ouest.</p>
<p>On ne manquera pas d’être surpris à première vue par une telle  explication. Que les communistes du Sud ou de l’Est soient moins avisés  que ceux de l’Ouest, cela peut se concevoir. Que des idées prétendument  généreuses transforment leurs adeptes, même mal avisés, en barbares  sanguinaires, c’est en revanche un mystère dont on aimerait avoir les  clés. On s’attendrait plutôt à ce que, toutes choses étant égales par  ailleurs, en tenant compte des limites propres à l’arriération  culturelle dans laquelle ils sont placés, ces idées amènent ceux qui y  adhérent à mieux se conduire que leurs compatriotes qui ne les ont pas  comprises.</p>
<p>L’archaïsme des sociétés du tiers-monde explique d’une manière  d’autant moins convaincante la violence Marxiste que celle-ci y a été  presque toujours supérieure à celle exercée par d’autres gouvernements  dans les mêmes pays. Pour comparer des sociétés culturellement proches,  l’ampleur des atteintes aux droits des personnes perpétrées par les  dictatures sud-coréennes ou Taïwaïennes est sans commune mesure avec les  conséquences de la Révolution culturelle chinoise ou l’expérience nord  coréenne.</p>
<p>Il nous faut donc admettre, sans plus d’explication, que ce qui  serait une amélioration dans les pays industrialisés, est une régression  dans les pays n’ayant pas atteint ce stade de l’évolution historique et  économique.</p>
<p>Le problème est que toute cette construction repose sur la  supposition d’un mouvement Marxiste occidental plus sage que son  homologue oriental.</p>
<p>Pourtant, les Marxistes de l’Ouest se sont empressés, la révolution  Bolchévique à peine entérinée, de créer un parti assurant leur  assujettissement aux Marxistes immatures de l’Est, ce qui n’est pas une  preuve de la sûreté de leur jugement… Si la révolution Bolchévique a eu  une influence indéniable sur l’évolution du Marxisme, les Marxistes des  autres pays, avaient tout à fait la possibilité de rejeter les choix  faits à Moscou.</p>
<p>Ce qu’ils n’ont fait pour la plupart, que lorsque Moscou n’a plus été  en mesure de donner des directives à l’ensemble des partis communistes,  après l’effondrement du pouvoir soviétique. Placés devant les  évidences, la dénégation étant devenue impossible, ils ont consenti du  bout des lèvres, à exprimer quelques regrets concernant les erreurs du  passé, ou les excès de certains camarades. Mais, ont-ils aussitôt  ajouté, au-delà de ces débordements regrettables, ne faut-il pas  dénoncer aussi les crimes sociaux et économiques du capitalisme contre  lequel, promettaient-ils, ils continueraient de lutter ? Ils ne  remettaient rien en cause du projet de société qui avait été à la source  des erreurs qu’ils reconnaissaient par ailleurs. Ils acceptaient  simplement de revenir sur les méthodes les plus choquantes d’exercice du  pouvoir, promettant le socialisme sans le goulag.</p>
<p>Avant ces timides regrets, un principe immuable avait été fixé :  soutien inconditionnel à tout ce que faisait Moscou, dénonciation  systématique des « visées impérialistes » du camp occidental et des  États-unis. Pourtant, pendant soixante-dix ans, que d’avertissements !  Si l’indulgence oblige à admettre que les Marxistes français ont pu être  trompés en 1920 sur la réalité soviétique, ils eurent ensuite  d’innombrables occasions d’ouvrir les yeux. Le pacte germano-soviétique,  alliance avec l’incarnation la plus extrême du fascisme, contre lequel  le PCF fondait encore quelques jours auparavant, l’essentiel de sa  propagande, ne fut pas la dernière. La défaite de l’Allemagne et la  découverte de l’horreur concentrationnaire nazie n’ont pas suffit à  souligner l’ignominie d’une telle alliance. C’est que, entretemps,  l’URSS vainqueur s’était abusivement attribuée le titre de premier  rempart contre le fascisme. La Déstalinisation qui montrait que ce qui  avait été donné pour vrai par le parti était maintenant devenu faux de  l’aveu même de Moscou, dont les partis communistes occidentaux n’étaient  que les marionnettes ou encore l’entrée des chars soviétiques à  Budapest ou à Prague ne provoqueront que des défections isolées sans  conséquences majeures sur l’influence des partis communistes  occidentaux.</p>
<p>Au cours des années 60 et 70, cependant, le parti communiste  n’exerçait plus un monopole sur la pensée Marxiste, mais ceux qui alors  sont devenus Trotskistes, Maoïstes ou autres n’ont pas fait preuve de  moins d’aveuglement dans le choix de leurs références.</p>
<p>Des mouvements tels que le sentier lumineux au Pérou, la guérilla  maoïste népalaise, les Farcs en Colombie, et même les Khmer rouges ont  quant à eux spontanément adopté des pratiques terroristes pour faire  prévaloir leurs conceptions Marxistes de la société, sans liens  structurés (hiérarchiques et contraignants comme dans le cas du parti  communiste français inféodé à Moscou) avec les autorités d’un pays  Marxiste contemporain. Tout au plus ont-ils bénéficié de certains  soutiens (Hugo Chavez a régulièrement été accusé de soutenir les Farcs,  les Khmers rouges étaient soutenus par le parti communiste chinois mais  s’opposaient aux communistes vietnamiens). Si ces mouvements ont vu le  jour et ont exercé leur entreprise de terreur au sein de populations  déshéritées, l’occident, de la bande à Bader aux brigades rouges en  passant par Action Directe n’a pas été en reste dans l’exercice d’une  terreur d’inspiration Marxiste indépendante des directives moscovites.</p>
<p><img title="Crimes communistes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/06/crimes-coco.jpg" alt="Crimes communistes" width="500" height="447" /></p>
<p>Confronté à la diversité de l’expérience de la violence communiste,  l’argument de l’inadaptation des sociétés ne résiste pas devant cette  double évidence : les Marxistes des sociétés prétendues mûres ont  soutenu (quand ils ne l’ont pas dissimulée) voire pratiqué cette  violence ; les sociétés « archaïques » ou « féodales » non communistes  ont au contraire le plus souvent évité d’y avoir recours à un degré  équivalent ou comparable.</p>
<p>Une explication centrée sur la pensée de Marx est donc la seule à  même de rendre compte de la terreur exercée par ceux qui se sont référés  à lui.</p>
<h3>II – Les germes de la terreur dans la pensée de Marx</h3>
<p>Pour contester que les meurtres du socialisme trouvent leur source  dans la pensée de Marx, il a pu être rappelé que Marx n’avait pas  indiqué qu’il fallait organiser des camps de travail obligatoires pour  les déviants ni mettre en place une police politique. La liberté dont  jouirait chaque homme dans le cadre d’une relation harmonieuse avec  toute la société était au contraire mise en avant.</p>
<p>Cette stratégie de défense qui s’appuie sur la distance entre les  prévisions de Marx sur les conséquences de la révolution et ses  résultats concrets (A) cache mal le fait que Marx avait justifié la  violation des libertés individuelles dans le cadre de la révolution (B).</p>
<h3>A – Arguments utilisés par les Marxistes pour dissocier Marx des crimes communistes</h3>
<p>La méthode utilisée pour disculper Marx est de dire qu’il n’a pas voulu ce qui s’est produit.</p>
<p>Pourtant, comme nous le montrerons, sans en décrire les procédés par  le menu, il a largement libéré les esprits devant l’usage de la terreur.  La différence principale existant entre ses écrits et l’expérience du  communisme réel est le résultat des méthodes employées, non les méthodes  elles-mêmes.</p>
<p>Les descriptions, mêmes succinctes, que lui et Engels ont laissé des  sociétés communistes étaient en effet bien différentes de ce qu’elles  furent. Les Marxistes tirent parti de ce fait pour soutenir que sa  pensée n’a pas été respectée. Ils font comme si le fait que le remède  qu’il préconise n’avait pas les effets souhaités était une excuse pour  un charlatan et non ce qui le condamne. Ils se comportent comme un  illuminé qui, pour permettre aux gens de trouver le bonheur, les  inviteraient à se jeter d’une falaise vers un « envol glorieux » et  répondrait devant l’échec de sa méthode que celle-ci « n’a pas été  respectée parce que les gens ne se sont pas envolés comme ils auraient  dû le faire, ce qui les empêche naturellement d’accéder au bonheur qui  leur était promis en cas de respect de la consigne ». La défense  proposée par les Marxistes finit par ressembler à ceci : « D’ailleurs,  quel rapport entre la pensée de Marx et ces horribles régimes se  réclamant abusivement de sa pensée ? Marx et Engels avaient dit : « à  chacun selon ses besoins » et au final : famine en Ukraine et au  Kazakhstan (sous la main de fer de Staline), Chine (sous la férule de  Mao), au Cambodge (sous la coupe de Pol pot), en Ethiopie (sous la  dictature de Mengistu), en Corée du Nord (sous le joug de Kim Jing Sun  et Kim Jong Il) ! Ces désastres ne sont-ils pas la preuve que les idéaux  de Marx ont été trahis ?… »</p>
<p>Selon Marx, l’intimidation de la bourgeoisie par la force devait  correspondre à un élan enthousiaste en faveur de la révolution jusqu’à  l’union complète de la société. Au final, la terreur devait être un mal  bien mince au regard du bien qui devait en résulter. Pourtant l’élan  populaire souhaité n’est jamais apparu. En effet la contrainte ne fait  pas naître des convictions (ou seulement dans le sens opposé à celui  dans lequel elle s’exerce). En outre, l’économie socialiste crée la  pénurie et empêche chacun d’affirmer ses qualités propres, selon la voie  qu’il a choisie.</p>
<p>C’est pourquoi, la terreur devait automatiquement être prolongée indéfiniment, sans donner les résultats espérés.</p>
<h3>B – Justification de la violation des libertés dans le cadre de la révolution</h3>
<p>Si Marx n’a pas exactement précisé les entorses aux libertés  individuelles que justifiaient le projet révolutionnaire, il en a  justifié le principe. Cet élément isolé n’était pas il est vrai  suffisant pour donner au projet Marxiste une coloration totalitaire.  L’intensité des atteintes au droit des personnes auraient pu y être  limitées à celles qui ont cours dans une dictature classique. C’est en  fait la conception d’une société constituée de classes antagonistes qui  est la cause du caractère totalitaire du Marxisme.</p>
<p>Une distinction est donc ici nécessaire. Marx a expressément souhaité  que des méthodes dictatoriales soient employées durant la phase  révolutionnaire. Il n’a pas précisé qu’elles devaient atteindre le degré  de terreur qu’elles ont connu mais il l’a rendu probable par la  description de la société qu’il proposait aux adeptes futurs de la  révolution.</p>
<p><strong>1 – Ce que Marx a voulu : l’emploi de méthodes dictatoriales</strong></p>
<p>Elles reposent sur les deux inventions Marxistes que sont le rejet  des libertés formelles au profit des libertés réelles et la dictature du  prolétariat.</p>
<p><strong>Le rejet des libertés « formelles » au profit des « libertés réelles »</strong></p>
<p>Dans la conception classique, la liberté consiste dans l’absence  d’intrusion d’un tiers dans le champ d’action d’une personne. Dans la  conception de Marx, elle correspond à l’étendue des possibilités  d’action de chacun.</p>
<p>Dès lors qu’il défend cette seconde conception, il est donc permis de  priver une personne ou un groupe de certaines libertés, si à l’échelle  de la société, la liberté s’en trouve accrue. Selon cette logique, il  est légitime d’interdire l’expression de toute opinion dissidente si  cela favorise l’avènement de la société sans classes.</p>
<p><strong>La dictature du prolétariat</strong></p>
<p>Marx utilise l’expression de dictature du prolétariat. Comment une  dictature pourrait-elle être respectueuse des libertés d’opinion et  d’expression ? L’utilisation de ce mot ne peut prêter à confusion. Un  auteur, s’il veut être compris, utilise un mot en fonction du sens qui  lui est donné par le public. S’il en retient une acception différente,  il aura à cœur de le préciser. Ce qui interroge dans cette expression  est le mot « prolétariat ». Comment une entité aussi vague que le  prolétariat pourrait exercer une dictature ? Cependant l’emploi de  méthodes violentes durant cette phase ne laisse pas de doute.</p>
<p>Ces deux principes conduisent le Marxiste à avoir une conception  radicale du principe selon lequel la fin justifie les moyens. Si le  Marxiste nourrit une haine particulière pour l’ennemi de classe, le  capitaliste ou le petit-bourgeois, il n’en est pas moins capable de  justifier la destruction de vies innocentes, dès lors qu’elle sera  nécessaire au déroulement de la révolution et contribuera selon lui à la  création du monde nouveau qu’il appelle de ses veux.</p>
<p><strong>2 – Ce qu’il a rendu possible : le totalitarisme</strong></p>
<p>La manière dont Marx a présenté l’opposition des classes sociales  comme fondement de la société a nourri la violence des partisans de la  révolution. Les principes de la description des classes par Marx sont  l’opposition radicale des classes et le déterminisme de classe. Du fait  de l’opposition radicale des classes, chaque individu est à un moment  donné totalement attaché aux intérêts de l’une ou l’autre des classes  sociales. Le Marxisme admet peu de nuances ou de stades intermédiaires.  Le déterminisme de classe conduit à l’impossibilité de changer de classe  sociale au cours de son existence. Ces principes ont des conséquences  sur la manière dont les Marxistes jugeront ceux qu’ils définissent comme  capitalistes et prolétaires.</p>
<p><strong>Le capitaliste dans les classes sociales Marxistes</strong></p>
<p>Marx ne se soucie pas de réfuter les thèses des défenseurs de ce  qu’avant lui on n’appelait pas encore le capitalisme, il préfère les  présenter comme des personnes motivées exclusivement par leurs intérêts  de classe.</p>
<p>L’absence d’échange argumenté qui résulte d’une telle approche  empêche les contacts permettant aux opposants de mieux se connaître, de  modérer leurs opinions et favorise au contraire la suspicion et  l’agressivité.</p>
<p>De plus, l’aspect mécaniste du déterminisme de classe dans lequel  Marx inscrit les capitalistes les déshumanise et leur interdit d’espérer  bénéficier de l’indulgence ou la compréhension que l’on pourrait avoir  pour des fautes humaines.</p>
<p>Pourtant, on ne peut avoir de haine pour un automate, pas plus que  pour les lois de la gravité ou les puissances de la nature, qui ne sont  pas responsables des forces qui les régissent, même lorsqu’elles sont  néfastes. Ce sont les humains, responsables de leurs actes, qui  suscitent de tels sentiments.</p>
<p>Cette idée a pourtant eu la faculté de préserver la haine que l’on ne  peut avoir que pour des hommes tout en supprimant tout processus  d’empathie susceptible de modérer celle-ci.</p>
<p><strong>Le prolétaire dans les classes sociales Marxistes</strong></p>
<p>En raison du déterminisme de classe, les individus doivent appartenir  à la classe des prolétaires ou des capitalistes. De plus, la révolution  prolétarienne est envisagée comme un mouvement enthousiaste,  unanimiste. Les prolétaires sont tous unis dans le combat  révolutionnaire. La divergence concernant les moyens et les objectifs ou  même l’indifférence ne sont pas envisagées.</p>
<p>Par conséquent, l’opposition au sein du Marxisme pose des problèmes  insolubles. Elle implique que l’un des opposants doive être exclu de la  classe des prolétaires et être inclus dans le camp des capitalistes. Le  communiste confronté à un opposant Marxiste devra choisir qui des deux  appartient à la vermine capitaliste. Il aura spontanément tendance à  dénoncer un traitre en son opposant. Dans le cadre d’une organisation  hiérarchisée, cela conduit la tête à réprimer toute opposition.</p>
<p>L’indifférence à la cause, le simple égoïsme, excluent également de  la classe des prolétaires, supposés acteurs enthousiastes de la  révolution à venir, celui qui a ces vices supposés et le rejettent dans  le camp de la « vermine capitaliste et assimilés ». En l’absence  d’espace intermédiaire entre le fanatisme révolutionnaire et la  traitrise favorable aux capitalistes, les preuves d’un dévouement absolu  à la cause seront recherchées avec acharnement au moyen de purges  systématiques.</p>
<p><strong>3 – Un exemple révélateur de l’influence de la pensée de Marx</strong></p>
<p>Les deux aspects décrits ici, indifférence au sort des innocents dans  le cadre de la marche révolutionnaire, haine inextinguible à l’encontre  des ennemis de la révolution, se retrouvent dans cette correspondance  de Lénine, datant de la guerre civile russe et de la famine qu’elle a  provoquée :</p>
<p>« <em>Avec tous ces gens affamés qui se nourrissent de  chair humaine, avec les routes jonchées de centaines, de milliers de  cadavres, c’est maintenant et seulement maintenant que nous pouvons (et  par conséquent devons) confisquer les biens des églises avec une énergie  farouche, impitoyable, et réduire toute résistance. C’est précisément  maintenant et seulement maintenant que l’immense majorité des masses  paysannes peut nous soutenir ou, plus exactement, peut ne pas être en  mesure de soutenir cette poignée de cléricaux Cent-Noirs et de  petits-bourgeois réactionnaires [...]. Aussi j’en arrive à la conclusion  catégorique que c’est le moment d’écraser le clergé Cent-Noirs de la  manière la plus décisive et la plus impitoyable, avec une telle  brutalité qu’il s’en souvienne pour des décennies. Plus le nombre de  représentants du clergé réactionnaire et de la bourgeoisie réactionnaire  passés par les armes sera important, et mieux cela sera pour nous. Nous  devons donner une leçon à tous ces gens de telle sorte qu’ils ne  songeront même plus à quelque résistance que ce soit des décennies  durant.</em> »</p>
<p>Au cours de la première moitié de 1922, et alors que la guerre civile  est terminée, environ 8 000 prêtres, moines et moniales sont tués ou  exécutés tandis que le nombre de morts de la famine est d’au moins un  million et demi. Si les conditions climatiques et la guerre civile ont  eu rôle important dans cette famine, les réquisitions menées par les  bolchéviques pour favoriser l’effort de guerre ont largement aggravé les  choses.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Suite à l’ouverture du rideau de fer, un certain désarroi idéologique  a gagné les rangs de l’extrême-gauche. Il a été résolu en présentant  une nouvelle critique du capitalisme expurgée des réflexes rhétoriques  acquis par le Marxisme institutionnel et en présentant comme « pensée  unique » les enseignements empiriques favorables à l’économie de marché.  Ce nouvel anticapitalisme représenté par le mouvement antimondialiste,  et Attac ou le monde diplomatique en France nous rappelle qu’il a existé  une tradition communiste extérieure au Marxisme avec le mouvement  anarchiste.</p>
<p>Le mouvement antimondialiste, massivement soutenu par les médias (qui  ont eu tôt fait d’accepter l’appellation d’altermondialiste, que ce  mouvement a voulu se donner quand les libéraux restent caricaturés en  « ultralibéraux ») a suscité quelque espoir auprès d’une population  déçue par l’échec du communisme mais effrayée par le « capitalisme  sauvage ». Il n’y a pourtant rien à attendre d’un tel mouvement, pas  plus que de tous ceux qui défendent le principe de l’égalité matérielle  des biens. S’il n’a jamais eu le pouvoir, l’anarchisme n’a cessé de  susciter le terrorisme et a donné aux pires criminels (la bande à  Bonnot) les moyens d’expliquer leurs méfaits.</p>
<p>Ces doctrines partent toutes de prémisses fausses concernant le  fonctionnement de la société et la marche de l’économie. Or, plus une  description de la réalité en est éloignée, parfois jusqu’au délire, plus  celui qui y croit aura recours à la violence pour conformer la société à  sa vision déformée.</p>
<p>La preuve la plus évidente de l’incapacité des différents mouvements  communistes à simplement décrire la réalité est l’adoption de la thèse  selon laquelle les capitalistes, propriétaires des biens de production,  auraient la possibilité d’absorber à leur profit l’ensemble des gains de  productivité de l’économie et de maintenir ainsi le niveau de vie des  ouvriers à la limite de ce qui est nécessaire à leur survie.</p>
<p>Dès le XIXème siècle, les libéraux avaient prévu que l’aisance  matérielle du plus grand nombre progresserait avec les gains de  productivité. A l’époque, le pronostic communiste pouvait encore  paraitre vraisemblable. Les évidences issues du développement des  sociétés modernes, l’augmentation très rapide du salaire réel (le niveau  de vie) dans de nombreux pays asiatiques ont montré que ce n’était pas  le cas.</p>
<p>Pourtant, ces phénomènes correspondant à un effet naturel du  développement du capitalisme, parfaitement indépendants de toute « loi  sociale » ou politique de « redistribution des richesses » ne les ont  pas conduits à renoncer à des croyances économiques dépassées.</p></blockquote>
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