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	<title>Le Minarchiste Québécois &#187; Économie</title>
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	<description>&#34;L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.&#34; - Frédéric Bastiat</description>
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		<title>Les inconvénients de la redistribution de la richesse.</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 04:10:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Selon le Conseil National du Bien-être Social, dans son rapport déposé cette semaine, nous pourrions sauver des millions en éradiquant la source de la pauvreté. Naturellement, il va sans dire que pour le Conseil, ça passe par une plus grande redistribution de la richesse. Le Conseil veut que nous considérions ça comme un "investissement" et que cet investissement nous économisera de l'argent à la longue.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3527" title="poverty_homeless" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/09/poverty_homeless.jpeg" alt="" width="350" height="291" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Selon le Conseil National du Bien-être Social, dans son rapport déposé cette semaine, <a href="http://www.contrepoids.com/2011/09/28/economiser-des-milliards-en-sattaquant-aux-sources-de-la-pauvrete/" target="_blank">nous pourrions sauver des millions en éradiquant la source de la pauvreté</a>. Naturellement, il va sans dire que pour le Conseil, ça passe par une plus grande redistribution de la richesse. Le Conseil veut que nous considérions ça comme un &laquo;&nbsp;investissement&nbsp;&raquo; et que cet investissement nous économisera de l&rsquo;argent à la longue.</p>
<p>Malheureusement, ça ne fonctionnera pas. La raison la plus évidente est que la pauvreté est une condition relative et que tant et aussi longtemps qu&rsquo;il existera des disparités de revenus dans la société, il y aura des gens qui seront relativement riches et d&rsquo;autres que seront relativement pauvres. Il est donc illusoire de penser que nous puissions éradiquer la pauvreté, à moins de vouloir suivre le modèle économique de la Corée du Nord et encore, nous ne serions pas égaux dans la richesse, mais égaux dans la misère.</p>
<p>Une autre raison est que pour une majeure partie des gens, la pauvreté est une phase transitoire. La plupart des &laquo;&nbsp;pauvres&nbsp;&raquo; ne le restent pas toute leur vie. Ils finissent par s&rsquo;enrichir, puisque la grande majorité des gens faisant partie du quintile le plus pauvre de la population dont des jeunes, des étudiants et des nouveaux immigrants qui se joignent au marché du travail en quête de leur premier emploi et que lorsqu&rsquo;ils en ont trouvé un et acquièrent de l&rsquo;expérience, leurs revenus augmentent. Ils n&rsquo;ont donc pas réellement besoin d&rsquo;aide.</p>
<p>Finalement, contrairement à ce qu&rsquo;on voudrait faire croire, nos programmes sociaux sont loin &laquo;&nbsp;d&rsquo;éradiquer&nbsp;&raquo; la pauvreté. Au contraire, ils engendrent de la pauvreté et la cultivent. Voici quelques raisons:</p>
<ol>
<li>Les taxes récoltées pour financer nos programmes sociaux découragent le travail et la création de richesse. À quoi bon travailler plus si la moitié du surplus qu&rsquo;on fait nous est retiré en taxes de toutes sortes. Puisque nous travaillons moins que nous ne le ferions autrement, nous produisons moins de biens et services et la société entière est appauvrie.</li>
<li>Les transferts de richesse découragent les bénéficiaires à se trouver du travail ou se perfectionner pour améliorer leur sort. Si vous diminuez le coût de ne pas travailler, vous réduisez l&rsquo;incitatif au travail et aussi à la quête de perfectionnement qui est la clef de la mobilité sociale.</li>
<li>Les bénéficiaires des transferts deviennent également plus dépendants de l&rsquo;aide gouvernementale et moins aptes à s&rsquo;aider eux-mêmes.</li>
<li>Les bénéficiaires de l&rsquo;aide, quand celle-ci persiste trop longtemps, donnent le mauvais exemple aux autres membres de leur famille, en particulier leurs enfants, qui voient qu&rsquo;il est possible de subsister sans travailler, créant une culture de dépendance.</li>
<li>Puisque les paiements sont inégaux pour divers groupes de bénéficiaires, il se crée du ressentiment et une compétition malsaine entre ces groupes. Ainsi, les jeunes reçoivent beaucoup moins que les plus vieux, par exemple.</li>
<li>S&rsquo;il existe des tensions entre divers groupes de bénéficiaires des largesses de l&rsquo;État, il en existe de même entre les différents groupes de contribuables. Ainsi, les contribuables plus jeunes seront révoltés d&rsquo;apprendre que tout ce qu&rsquo;ils paient au régime des rentes va presque directement dans les poches des plus vieux et qu&rsquo;ils auront à payer beaucoup plus leur vie durant pour avoir droit aux mêmes prestations que leurs parents ou leurs grand-parents, qui sont pourtant plus riches qu&rsquo;eux.</li>
<li>Le résultat des deux derniers points est une fracture de plus prononcée des liens communautaires pour être replacée par un affrontement de groupes d&rsquo;intérêts.</li>
<li>Anciennement, il existait de nombreux groupes communautaires dont le but était d&rsquo;aider les moins fortunés à réacquérir leur indépendance. Maintenant que le gouvernement s&rsquo;en charge, ces groupes ont graduellement disparu pour être remplacés par une enveloppe et un chèque, mais aucune aide morale.</li>
<li>Il en est de même pour les organisme de charité privés qui reçoivent de moins en moins de dons, plus le gouvernement s&rsquo;ingère.</li>
<li>Plus les gens abandonnent les organismes de charité et de bienfaisance communautaires et se fient au gouvernement et plus ils deviennent aptes à accepter des ingérences futures, augmentant d&rsquo;autant plus la dépendance.</li>
<li>Le haut niveau et la complexité de la taxation engendrent des coûts astronomiques juste pour se conformer aux lois de l&rsquo;impôt, par exemple. Les gens doivent engager des comptables et des fiscalistes pour s&rsquo;y retrouver. Toutes ces ressources ne sont pas utilisées à produire des biens et services qui ont une valeur pour les consommateurs et par conséquent, la société en est encore appauvrie.</li>
<li>Autant les contribuables doivent mobiliser des ressources pour s&rsquo;éviter de payer trop de taxes et se conformer aux lois trop complexes, autant les bénéficiaires doivent également mobiliser des ressources, organiser des groupes de pression, etc. afin de maintenir ou augmenter ce qu&rsquo;ils reçoivent. Ces ressources ne sont pas engagées à la production et par conséquent, cette richesse est également perdue par la société.</li>
</ol>
<p>Je pourrais certainement continuer à vous réciter d&rsquo;autres coûts sociaux d&rsquo;une distribution de la richesse excessive, mais je préfère vous épargner une longue litanie. Suffise de dire que ces coûts excèdent largement leurs bénéfices. Au final, les seuls qui y gagnent au change sont les politiciens et bureaucrates.</p>
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		<title>Mcleans avait raison!</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 03:18:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Amir Khadir]]></category>
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		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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		<description><![CDATA[Grande nouvelle! Un rapport que le Ministère des transports du Québec voulait laisser croupir sur les tablettes, se retrouve par miracle chez Radio-Canada.  Comme par hasard, ce rapport confirme ce que nous avons toujours su: l'industrie de la corruption, pardon, de la construction est corrompue à l'os. Depuis des décennies, c'est un secret de polichinelle. Quoi? Vous croyiez peut-être que notre stade olympique valait vraiment le milliard et des poussières qu'il nous a coûté? Vous croyiez qu'ailleurs qu'au Québec, des projets comme l'extension du métro à Laval ont aussi des dépassements de coûts de 350%? Nous avons toujours su que cette industrie était toute croche, mais maintenant nous en avons la preuve.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3512" title="macleans-quebec-corruption" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/09/macleans-quebec-corruption.jpg" alt="" width="480" height="409" /></p>
<p>Grande nouvelle! Un rapport que le Ministère des transports du Québec voulait laisser croupir sur les tablettes, se retrouve par miracle chez Radio-Canada.  Comme par hasard, ce rapport confirme ce que nous avons toujours su: l&rsquo;industrie de la corruption, pardon, de la construction est corrompue à l&rsquo;os. Depuis des décennies, c&rsquo;est un secret de polichinelle. Quoi? Vous croyiez peut-être que notre stade olympique valait vraiment le milliard et des poussières qu&rsquo;il nous a coûté? Vous croyiez qu&rsquo;ailleurs qu&rsquo;au Québec, des projets comme <a href="http://www.courrierlaval.com/Transport-en-commun/2007-04-28/article-1123004/La-folle-escalade-des-couts-du-metro/1" target="_blank">l&rsquo;extension du métro à Laval ont aussi des dépassements de coûts de 350%</a>? Nous avons toujours su que cette industrie était toute croche, mais maintenant nous en avons la preuve.</p>
<p>Devrait-on être surpris? Pas le moins du monde, puisque la corruption va toujours main dans la main avec des gouvernement interventionnistes, et celui du Québec est de loin le plus interventionniste au Canada.  Il y a toujours eu un lien entre la liberté économique d&rsquo;un territoire et la corruption pour de très simples raisons:</p>
<ol>
<li>Plus une industrie est règlementée, plus l&rsquo;entrée de nouveaux joueurs est restreinte, limitant la concurrence et plus il est facile pour les joueurs existants de se cartéliser sans craindre qu&rsquo;un nouveau concurrent vienne briser le cartel.</li>
<li>Plus une industrie est règlementée et plus le pouvoir sur cette industrie est concentrée dans les mains de fonctionnaires et politiciens et plus il devient nécessaire de graisser des pattes pour accomplir quoique ce soit. Il ne peut y avoir de corruption que dans le secteur public car ce sont eux qui détiennent le pouvoir et qui peuvent le vendre au plus offrant.</li>
<li>Les foctionnaires et politiciens n&rsquo;ont aucun incitatif à s&rsquo;assurer que les deniers publics soient bien dépensés. Ce n&rsquo;est pas leur argent, c&rsquo;est celui du contribuable, alors qu&rsquo;est-ce que quelques millions par ici, ou par là si ça leur permet d&rsquo;acheter des votes ou d&rsquo;accroitre leur pouvoir?</li>
</ol>
<p>Pourquoi croyez-vous que ça dure depuis si longtemps, sans que personne ne dise un mot? Je vous dirais que c&rsquo;est parce que les acteurs sont tous au-dessus des lois et qu&rsquo;ils on tout intérêt à ce que vous ne sachiez pas ce qui se passe. Encore une autre fois, ils ont d&rsquo;ailleurs cherché à vous cacher la vérité. N&rsquo;eut été du fait que quelqu&rsquo;un a pris sur lui-même d&rsquo;envoyer une copie de ce rapport à R-C, nous n&rsquo;en aurions probablement jamais vu la couleur de source officielle. Maintenant qu&rsquo;ils ont été pris les culottes baissées, le gouvernement Charest va-t-il finalement  former la commission d&rsquo;enquête réclamée depuis si longtemps par la grande majorité de la population?</p>
<p>Marquez votre calendrier, car vous ne reverrez pas l&rsquo;occasion de si tôt ou je me retrouve en accord avec Amir Khadir, mais Jean Charest n&rsquo;a plus que deux choix honorables: faire une commission d&rsquo;enquête ou démissionner. Cependant, je n&rsquo;ai aucune illusion sur le résultat d&rsquo;une telle commission. Nous allons certainement voir des têtes rouler, mais le problème ne sera pas résolu pour autant,  tant que nous ne revoyons pas le rôle de notre gouvernement dans l&rsquo;économie.</p>
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		<title>La fin de l&#8217;État Providence</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Aug 2011 21:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette semaine, nous avons assité à une sérieuse correction boursière suite à une décote par Standard &#038; Poor's des États-Unis de AAA à AA+. Barack Obama aura donc l'honneur de passer à l'histoire comme étant le premier président ayant vu une décote pendant son terme. Et bien entendu, on blâme  tout le monde sauf lui. On blâme S &#038; P et pourtant ils ne sont que les messagers. Il ne font que signaler ce qui est évident: que l'empereur est nu ou qu'il y a un éléphant assis dans le salon. On blâme les membres du congrès élus par le Tea Party. Ces méchants radicaux qui osent exiger que l'État américain cesse de dépense comme un matelot en permission et ramène son budget en équilibre d'ici 7 ans! C'est drôle comment c'est devenu radical de nos jours de faire preuve de responsabilité et cesser d'endetter les contribuables au profit des banquiers de Wall Street.  Pis encore, Ô sacrilège! Si on voulait renverser la vapeur et commencer à rembourser cette dette. On serait probablement portés au bûcher et brûlés pour notre impertinence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3447" title="USbroke" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/USbroke.jpg" alt="" width="499" height="435" /></p>
<p>Cette semaine, nous avons assité à une sérieuse correction boursière suite à une décote par Standard &amp; Poor&rsquo;s des États-Unis de AAA à AA+. Barack Obama aura donc l&rsquo;honneur de passer à l&rsquo;histoire comme étant le premier président ayant vu une décote pendant son terme. Et bien entendu, on blâme  tout le monde sauf lui. On blâme S &amp; P et pourtant ils ne sont que les messagers. Il ne font que signaler ce qui est évident: que l&rsquo;empereur est nu ou qu&rsquo;il y a un éléphant assis dans le salon. On blâme les membres du congrès élus par le Tea Party. Ces méchants radicaux qui osent exiger que l&rsquo;État américain cesse de dépense comme un matelot en permission et ramène son budget en équilibre d&rsquo;ici 7 ans! C&rsquo;est drôle comment c&rsquo;est devenu radical de nos jours de faire preuve de responsabilité et cesser d&rsquo;endetter les contribuables au profit des banquiers de Wall Street.  Pis encore, Ô sacrilège! Si on voulait renverser la vapeur et commencer à rembourser cette dette. On serait probablement portés au bûcher et brûlés pour notre impertinence.</p>
<p>Il serait injuste, toutefois, de blâmer uniquement Obama pour la situation actuelle, car les États-Unis n&rsquo;y sont pas arrivés du jour au lendemain. C&rsquo;est une situation qui se développe depuis des décennies. Depuis qu&rsquo;on a décidé que l&rsquo;État devrait fournir tout pour tout le monde. Depuis qu&rsquo;on a décidé aussi que les États-Unis devraient être les policiers du monde, et pourquoi donc? Pendant ce temps ses alliés se payaient programme social par dessus programmes social avec l&rsquo;argent qu&rsquo;ils auraient dépensé pour leur défense sit les États-Unis n&rsquo;avaient pas été là avec leurs missiles et leurs porte-avions.  Ni les États-Unis, ni les autres États industrialisés n&rsquo;ont eu d&rsquo;égard envers les générations futures quand ils ont résolu de s&rsquo;endetter pour s&rsquo;offrir tous ces programmes de l&rsquo;État-Providence, plutôt que de produire la richesse dont ils avaient besoin pour se les payer. Nous avons fait comme des parents qui achètent une maison, ne payant que les intérêts sur l&rsquo;hypothèque, et même en contractant des prêts supplémentaires  dans l&rsquo;intention de laisser le remboursement du capital à leurs enfants. Un jour on se réveille avec la gueule de bois sans avoir aucune idée comment on va payer pour le party.</p>
<p>Mais voilà, on veut continuer le party, même s&rsquo;il n&rsquo;y a plus rien dans le compte de banque et que nos cartes de crédits sont à la limite. On essaie désespérément d&rsquo;obtenir du crédit supplémentaire comme un toxicomane qui cherche frénétiquement sa prochaine dose et on ne veut surtout pas se faire dire &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;. Nous ne vivons pas une crise à cause de la cupidité des banquiers et des financiers, nous sommes en crise parce que nos Etats-Providence sont devenus des dépensiers compulsifs qui ne savent plus comment s&rsquo;arrêter et il est beaucoup plus facile aux politiciens de promettre mers et mondes à crédit que de faire face à la réalité et prendre des décisions difficiles et impopulaires qui s&rsquo;imposent. Pourtant, le gros bon sens dit que lorsqu&rsquo;on est sur le bord de la faillite, on doit revoir notre budget et éliminer toutes les dépenses non-essentielles et mêmes les dépenses essentielles doivent être réduites au minimum. Quant aux cartes de crédit, on les passe aux ciseaux. C&rsquo;est ça qu&rsquo;il faut faire quand on est dans le trou et ce n&rsquo;est pas différent pour un gouvernement ou un particulier. Est-ce que ça va faire mal? Absolument! Mais on a pas le choix.</p>
<p>Il ne faut pas se leurrer. Proportionnellement, la dette du Québec (et aussi la France), n&rsquo;est guère reluisante. La décote n&rsquo;est pas loin ici non plus. La seule chose qui permet au Québec de conserver sa cote actuelle, c&rsquo;est la situation fiscale du fédéral qui fait l&rsquo;effet d&rsquo;un endosseur. Ce n&rsquo;est pas parce que d&rsquo;autres ont de pires problèmes d&rsquo;endettement que nous devons rester assis sur nos mains.</p>
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		<title>La haine de l&#8217;entrepreneuriat</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 04:10:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3332" title="atlas_02" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/atlas_02.jpg" alt="" width="605" height="344" /></p>
<p>Il existe un certain malaise au Québec et il nous a mis sur une trajectoire d&rsquo;autodestruction. Si certains entretiennent encore l&rsquo;espoir qu&rsquo;un jour cette province puisse devenir un pays, il faudra un jour guérir cette maladie.  Alors que l&rsquo;entrepreneuriat, la prise de risque et l&rsquo;innovation que ça entraine ont toujours été le moteur de toute économie, le Québec est anti-entrepreneurial. Doit-on être surpris que le Québec tire de la patte du point de vue économique.</p>
<p>Malgré plus d&rsquo;un demi-milliard en aide à l&rsquo;entrepreneuriat, le nombre d&rsquo;entrepreneurs parmi la population de 15 ans et plus est passé de 3,4% en 1987 à 2,9% en 2008. La part des nouvelles entreprises dans le nombre total des entreprises a chuté de 14,6% en 1991 a 11,2% en 2006, pendant ce temps en Ontario elle passait de 13,9% à 11,2%.  Moins des deux tiers des entreprises québécoises  survivent plus de deux ans et seulement un tiers sont encore ne opération après cinq ans. En guise de comparaison, la moyenne de survie après cinq ans des pays de l&rsquo;OCDE est de 50%.</p>
<p>Pire encore,il y a a deux fois plus d&rsquo;entrepreneurs dans le reste du Canada qu&rsquo;au Québec, et au Québec, il y a deux fois plus d&rsquo;immigrants et d&rsquo;anglophones qui choisissent de devenir entrepreneurs que de francophones et on surprend de constater une anglicisation des commerces à Montréal. Si tous les propriétaires d&rsquo;entreprises sont anglophones, guess what? C&rsquo;est l&rsquo;anglais qui l&rsquo;emporte!</p>
<p>C&rsquo;est certain que la fiscalité plus progressive du Québec (taux d&rsquo;imposition fédéral/provincial combiné jusqu&rsquo;à 48%) et le fardeau règlementaire (473 lois et 2345 règlements pour donner respectivement 15 000 et 21 000 pages),  sont des facteurs qui sont non-négligeables et qui expliquent pourquoi nous somme la caboose du train économique canadien, ça n&rsquo;explique pas pourquoi si peu de francophones semblent vouloir se lancer en affaire.  Je crois qu&rsquo;il y a là une grosse question d&rsquo;attitude d&rsquo;ordre culturel. Peut-être est-ce nos racines catholiques qui nous donnent un certain dédain pour l&rsquo;argent que les anglophones, majoritairement protestants et les immigrants n&rsquo;ont pas? Pourtant, il y a eu de nombreuses entreprises dans notre histoire qui ont été démarrées par les religieux. Toujours est-il que selon certaines études,  19,2% des québécois reconnaissent l&rsquo;ambition comme une qualité entrepreneuriale (32% dans le ROC) et le succès financier est perçu négativement par 40,2% des québécois contre 28% au ROC. Désolé, mais on ne pourra certainement pas devenir riches, si on croit que le succès financier est une tare!</p>
<p>Je crois certainement que notre système d&rsquo;éducation y est pour quelque chose. Un système où l&rsquo;enseignement de l&rsquo;économie est étonnamment négligée, où on nivelle fréquemment vers le bas. Où on enveloppe les enfants de papier à bulle et on évite de trop les faire forcer de peur d&rsquo;abimer leur estime de soi. Un système où le mot excellence est banni du vocabulaire. Ceux qui en sortent n&rsquo;ont jamais été mis au défi, mais croient à tort qu&rsquo;ils ont vraiment accompli quelque chose. On les a tellement couvé, qu&rsquo;ils sont allergiques au risque. Comment voulez-vous qu&rsquo;ils développent l&rsquo;instinct pour démarrer une entreprise. Ils sont bien plus enclins à rester dans leur zone de confort sans vouloir en sortir.</p>
<p>Une culture, pour être préservée doit savoir produire et entreprendre. Il est triste de constater qu&rsquo;au Québec, la culture entrepreneuriale est en train de mourir et que les québécois se contentent seulement de poinçonner leurs cartes de temps et faire leur petit 35-40 heures par semaine, plutôt que de devenir maitres de leur propre destinées. Il faudrait peut-être commencer à enseigner à nos enfants qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien de mal à faire de l&rsquo;argent.</p>
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		<title>Les temps sont durs pour les défenseurs du modèle québécois&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2011 00:00:11 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quelque chose d'amusant que je viens de trouver parmis les capsules économiques de l'IEDM:

    En 2009, 78% des familles gagnant un revenu allant de 120 000 $ à 140 000 $ utilisaient des places en garderies à 7 $, soit le groupe qui utilise le plus ce service. (Source: Institut de la statistique du Québec)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3324" title="crechesovietique" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/crechesovietique.jpg" alt="" width="350" height="263" /></p>
<p>Quelque chose d&rsquo;amusant que je viens de trouver parmis les <a href="http://www.iedm.org/fr/node/32364" target="_blank">capsules économiques</a> de l&rsquo;IEDM:</p>
<blockquote><p>En 2009, 78% des familles gagnant un revenu allant de 120 000 $ à 140  000 $ utilisaient des places en garderies à 7 $, soit le groupe qui  utilise le plus ce service. (Source: Institut de la statistique du  Québec)</p></blockquote>
<p>Corrigez-moi si je me trompe, mais est-ce que les garderies subvionnées n&rsquo;étaient pas supposer exister pour aider les familles à faible revenu? Juste une question comme ça&#8230; Ainsi on ne devrait pas non plus être surpris de la capsule suivante:</p>
<blockquote><p>En 2009, 69% des Centres de la petite enfance ayant une liste d&rsquo;attente  avaient plus de 200 enfants figurant sur leur liste. (Source: Ministère  de la Famille et des Aînés)</p></blockquote>
<p>Récapitulons: un programme conçu pour aider les familles à faible revenus subventionne surtout les riches et cause une pénurie qui fait en sorte que les familles que ce programme est supposé aider ont très peu de chance d&rsquo;avoir une place.  C&rsquo;est <span style="font-size: x-large;">ça</span> le modèle québécois!</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Legault le socialiste nationaliste.</title>
		<link>http://www.minarchisteqc.com/2011/06/legault-le-socialiste-nationaliste/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 19:34:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[En Primeur]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse de dépôt et placement du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[CAQ]]></category>
		<category><![CDATA[François Legault]]></category>
		<category><![CDATA[nationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Protectionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[Socialisme]]></category>

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		<description><![CDATA[J'aimerais partager cet article avec vous dans lequel François Legault déplore la décision du gouvernement d'autoriser la vente d'Alcan à Rio Tinto. J'avoue que certains passages sont très révélateurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3319" title="344970-francois-legault-avance-toutes-decisions" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/344970-francois-legault-avance-toutes-decisions.jpg" alt="" width="569" height="378" /></p>
<p>J&rsquo;aimerais partager cet <a href="http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/actualites/201106/29/01-4413492-vente-dalcan-une-erreur-irreparable-affirme-legault.php" target="_blank">article</a> avec vous dans lequel François Legault déplore la décision du gouvernement d&rsquo;autoriser la vente d&rsquo;Alcan à Rio Tinto. J&rsquo;avoue que certains passages sont très révélateurs.</p>
<blockquote><p>«On avait cinq entreprises importantes au Québec: Abitibi-Consolidated,  Domtar, Cascades, Kruger et Tembec. La plus importante,  Abitibi-Consolidated, on l&rsquo;a laissée aller sans lever le petit doigt. La  plus rentable, Domtar, on l&rsquo;a aussi laissée aller sans lever le petit  doigt. Et dorénavant, les fermetures d&rsquo;usines se décident aux États-Unis  ou ailleurs», met-il en relief.</p></blockquote>
<p>Si une usine n&rsquo;est pas rentable, que la décision de la fermer vienne de Montréal, Londres, New York  ou Melbourne ne change pas grand&rsquo;chose. Que le siège social soit à Montréal ne rendra pas l&rsquo;usine plus rentable.</p>
<blockquote><p>«Si la Caisse de dépôt s&rsquo;était davantage impliquée, on aurait peut-être  pu sauver Domtar, Abitibi-Consolidated et Alcan, avance-t-il. On doit  dire aux entreprises étrangères que nous acceptons qu&rsquo;elles viennent  ici, mais à condition que nous soyons partenaires à 30, 40 ou 49% de  leur projet d&rsquo;exploitation. Il faut le faire assez rapidement, car nous  avons un écart de richesses à combler.»</p></blockquote>
<p>En d&rsquo;autres mots, François Legault propose de risquer le bas de laine des québécois à acquerir jusqu&rsquo;à 49% des actifs de tous les projets miniers au Québec. Ces projets étant passablement risqués, ça équivaut à dire qu&rsquo;on prend l&rsquo;argent des retraites des gens pour jouer au casino, dans le but de faire une semi-nationalisation du secteur minier. Entre ça et la proposition dans le cahier de perspectives de Québec Solidaire de nationaliser tout le secteur minier, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une question de degré. M. Legault montre en fait ses vraies couleurs. Benito Mussolini approuverait certainement de son plan.</p>
<p>Dans la réalité, ce que  M. Legault propose de faire est de mettre des barrières à l&rsquo;investissement étranger, risquer des pertes énormes dans le bas de laine des québécois et limiter les prospects d&rsquo;expansion à l&rsquo;étranger de compagnies québécoise, car ni nous leur mettons des barrières, il vont éventuellement nous faire la même chose.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Santé: Québec vs Pays Bas en 5 minutes.</title>
		<link>http://www.minarchisteqc.com/2011/06/sante-quebec-vs-pays-bas-en-5-minutes/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2011 12:23:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[En Primeur]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Assurance-Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Privatisation]]></category>
		<category><![CDATA[Privé]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour ceux qui auraient manqué cette excellente page dans le Journal de Montréal la semaine dernière, voici une bonne comparaison des deux systèmes de santé mis côte à côte.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux qui auraient manqué cette excellente page dans le Journal de Montréal la semaine dernière, voici une bonne comparaison des deux systèmes de santé mis côte à côte.</p>
<div id="attachment_3305" class="wp-caption aligncenter" style="width: 347px"><a href="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/QC-vs-Hollande.jpg"><img class="size-full wp-image-3305 " title="QC vs Hollande" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/QC-vs-Hollande.jpg" alt="" width="337" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquez pour agrandir</p></div>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p>Malheureusement, Je ne pouvais pas faire une capture de la page qui soit 100% lisible, alors je retranscris ci-bas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote style="border: medium double #0c07f7;"><p><span style="font-size: x-large;"><strong>Québec</strong></span><br />
<strong><span style="font-size: x-large;"><br />
</span></strong><br />
<strong><span style="font-size: medium;">A- Structure Administrative</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Gestion</strong></span></p>
<p>- <strong>Les pouvoirs publics régissent tout</strong><br />
- Très forte centralisation du processus de décision<br />
- Gestion complexe et hiérarchisée</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Pratique</strong></span></p>
<p>- Les médecins de première ligne québécois <strong>travaillent beaucoup en hôpital</strong>, où les soins spécialisés sont concentrés.<br />
- <strong><span style="font-size: large;">26.5%</span> de la population n&rsquo;a pas accès à un médecin de famille.</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: large;">B- Financement</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Selon la méthode historique</strong></span></p>
<p>- <strong>L&rsquo;État assure un financement simple et prévisible.</strong><br />
- Simple à administrer<br />
- Aucune mesure d&rsquo;incitation et de concurrence pour accroître la productivité des établissements<br />
- <strong>Dépenses de santé par habitant: <span style="font-size: large; color: #ff0000;">5 096$</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Assurances</strong></span></p>
<p>- <strong>Monopole d&rsquo;État.</strong><br />
- Se caractérise par une uniformité de la protection.<br />
- <strong>Approche qui n&rsquo;incite pas à une &laquo;&nbsp;consommation&nbsp;&raquo; plus responsable des soins.</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: large;">C- Services</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Informatisation des cabinets</strong></span></p>
<p>- <strong><span style="font-size: large;">81 %</span></strong> des médecins ont encore uniquement des <strong>dossiers médicaux en version papier</strong>.</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Qualité des soins</strong></span></p>
<p>- Bien que dans la moyenne canadienne, <strong>délais considérables</strong> pour des chirurgies spécialisées.<br />
- <strong>La performance n&rsquo;est pas encouragée.</strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote style="border: medium solid #f30b2b;"><p><strong><span style="font-size: x-large;">Pays-Bas</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: x-large;"><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: large;">A- Structure Administrative</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Gestion</strong></span></p>
<p>-<strong> Intervention de l&rsquo;État réduite au minimum et très ciblée.</strong><br />
- <strong>Coexistence des secteurs public et privé</strong> (copaiements, fournisseurs privés payés par le public, assurance privée).</p>
<p><strong><span style="font-size: small;">Pratique</span></strong></p>
<p>- Les médecins néerlandais de première ligne <strong>travaillent beaucoup en clinique</strong>.<br />
- Le médecin de famille est au centre du système.</p>
<p><strong><span style="font-size: large;">B- Financement</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Selon l&rsquo;activité</strong></span></p>
<p>- Assuré par les individus eux-mêmes ou bien par des assureurs privés choisis.<br />
- Plus de liberté et de responsabilité aux établissements.<br />
- Incitation à optimise l&rsquo;utilisation de leurs ressources.<br />
- <strong>Dépenses de santé par habitant: <span style="font-size: large; color: #ff0000;">4 063$</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Assurances</strong></span></p>
<p>- <strong>Approche hybride:</strong> assurance-maladie privée pour tous régie par la loi (principe d&rsquo;accès universel).<br />
- <strong>Les assureurs se livrent concurrence au profit de l&rsquo;assuré pour garantir des prix abordables. Ils veillent aussi à ce que leurs assurés reçoivent à temps des soins de qualité.</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: large;">C- Services</span></strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Informatisation des cabinets</strong></span></p>
<p>- <span style="font-size: large;"><strong>98%</strong></span> des médecins sont dotés d&rsquo;un <strong>dossier médical électronique</strong>.</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Qualité des soins</strong></span></p>
<p>- <strong>Réduction importante des délais d&rsquo;attente.</strong><br />
- Utilisation de<strong> mesures d&rsquo;incitation</strong> et de concurrence pour accroître la productivité, telles qu&rsquo;un programme national d&rsquo;amélioration de la qualité professionnelle.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lecture du dimanche</title>
		<link>http://www.minarchisteqc.com/2011/06/lecture-du-dimanche/</link>
		<comments>http://www.minarchisteqc.com/2011/06/lecture-du-dimanche/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Jun 2011 12:31:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Coupures de Presse]]></category>
		<category><![CDATA[En Primeur]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivisme]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Crimes]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Marx]]></category>
		<category><![CDATA[Marxisme]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Socialisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Nombre de Français attribuent les difficultés économiques existantes au marché et font confiance à l’État pour les réduire ou les supprimer. Ils croient sincèrement qu’une économie de marché véritable conduirait à l’oppression des masses par les plus riches. Le suivi prolongé de politiques inspirées de cette perception des choses conduirait inévitablement à placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle direct de l’État.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pour ceux qui ne l&rsquo;auraient pas lu sur mon mur Facebook, je vous offre ce matin un texte que j&rsquo;ai prélevé sue le site <a href="http://www.contrepoints.org/">Contrepoints</a>. Il arrive de temps en temps de tomber sur un texte qui est juste trop bon pour ne pas le partager. Celui-là met le dernier clou dans le cercueil du marxisme comme courant politique légitime. Sans plus tarder, je vous offre ce texte écrit par un auteur anonyme qui publie sous le sobriquet de &laquo;&nbsp;Domi&nbsp;&raquo;: &laquo;&nbsp;Pourquoi Marx est responsable des crimes du marxisme&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; background-color: #e0dfe1; border: thin double #000000;"><p><em><br />
</em></p>
<h1><a href="http://www.contrepoints.org/"><img class="alignnone size-full wp-image-3291" title="Logo-Contrepoints" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/Logo-Contrepoints.jpg" alt="" width="427" height="105" /></a></h1>
<p>&nbsp;</p>
<h1><a href="http://www.contrepoints.org/2011/06/22/31612-pourquoi-marx-est-responsable-des-crimes-du-marxisme" target="_blank">Pourquoi Marx est responsable des crimes du marxisme</a></h1>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3292" style="margin: 10px; float: left; border: 3px solid black;" title="karl-marx" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/karl-marx.jpg" alt="" width="250" height="294" />Nombre de Français attribuent les difficultés économiques existantes  au marché et font confiance à l’État pour les réduire ou les supprimer.  Ils croient sincèrement qu’une économie de marché véritable conduirait à  l’oppression des masses par les plus riches. Le suivi prolongé de  politiques inspirées de cette perception des choses conduirait  inévitablement à placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle direct  de l’État.</p>
<p>Pourtant si cette possibilité était proposée directement à ces mêmes  Français, ils protesteraient que ce n’est pas leur intention. C’est que  les expériences d’économies administrées ont laissé un souvenir  détestable dans les esprits, plus encore par la répression de masse  auxquelles elles ont été associées, que par les pénuries voire les  nombreuses famines qu’elles ont provoquées. Pour une majorité de  Français, même parmi ceux qui sont hostiles à la libre entreprise et à  la mondialisation, reliées à la pauvreté et au chômage, le communisme  reste synonyme de goulag.</p>
<p>En jouant à pile ou face avec une pièce de monnaie, au bout d’un  grand nombre de lancers, nous en déduirions que celle-ci a une chance  sur deux de tomber sur pile. Évaluant ainsi une probabilité à partir  d’une fréquence, les gens constatent alors simplement que tous les  régimes communistes, sans exception, ont eu recours à la violence de  masse et ils en concluent que c’est tout ce que l’on peut attendre d’un  pouvoir communiste.</p>
<p>Placés devant ces évidences, les Marxistes ont conçu une parade  habile, même si elle a eu peu d’efficacité auprès du plus grand nombre :  ils ont prétendu que les crimes politiques des États socialistes  n’avaient aucun lien avec les écrits de Marx.</p>
<p>L’objet du présent texte est de démontrer la fausseté de cette thèse.</p>
<p>Pour l’appuyer, ses défenseurs ont tout d’abord tenté de fournir des preuves de cette dissociation.</p>
<p>Quelle que soit alors l’efficacité des arguments développés dans ce  but (d’ailleurs assez maladroits, nous les analyserons au terme de ce  texte), ils échoueront tant que la trahison des idéaux de Marx par ses  épigones ne sera pas expliquée.</p>
<p>Si l’on ne peut savoir a priori si les communistes au pouvoir ont mis  à exécution correctement le programme conçu par Marx, ils s’y sont  référés systématiquement et leur intention a toujours été de conformer  leur pratique à sa vision de l’évolution historique des sociétés. Il  serait a priori étonnant que tous ceux qui se sont réclamés de Marx se  soient trompés de la même manière. Comment une telle unanimité dans  l’erreur aurait-elle pu se produire ?</p>
<p>Le plus probable est que l’interprétation majoritairement donnée à un  texte par ceux qui s’en réclament correspond à la nature même de ce  texte à moins que cela provienne d’une rédaction maladroite et ambiguë.  Une telle solution de repli, peu glorieuse pour la rigueur de l’auteur  du capital, ne peut guère être mise en avant.</p>
<p>C’est pour toutes ces raisons que les Marxistes ont voulu expliquer  les causes de la divergence supposée entre les écrits de Marx et la  manière dont ils ont été compris.</p>
<p>Se reposant sur ce dernier, ils ont considéré que la mise en œuvre  des révolutions prolétariennes dans les pays non industrialisés était à  l’origine de leurs échecs.</p>
<p>Nous montrerons au contraire que ce n’est pas l’instauration du  communisme dans les pays pauvres (I) qui explique son échec mortifère  mais bien la pensée de Marx (II)</p>
<h3>I – Instauration du communisme dans les pays non industrialisés</h3>
<p>La violence des partis/états marxistes serait liée, selon la thèse  défendue aujourd’hui – non à l’époque – par les Marxistes aux  circonstances concrètes dans lesquelles ils ont été amenés à exercer le  pouvoir. Plus précisément, la révolution ouvrière prévue par Marx serait  adaptée aux sociétés industrialisées dans lesquelles la majorité  participe à l’activité économique en tant que salarié. En revanche, dans  les pays sous-développés où l’agriculture prédomine, le Marxisme  dégénérerait en un système violent et oppressif. C’est précisément dans  ces pays que les Marxistes eurent pour appliquer leurs idées l’appareil  d’État à leur disposition.</p>
<p>Et si l’URSS et l’Europe centrale étaient devenues à la fin, même à  la traîne de l’ouest, des sociétés industrialisées, la poursuite des  pratiques totalitaires pourrait dans ce cas être attribuée à la force de  l’habitude et au mauvais pli pris au moment où ces sociétés étaient  encore immatures.</p>
<p>Cette explication a l’immense mérite de se référer à la pensée de  Marx lui-même. Celui-ci avait situé la révolution prolétarienne dans les  sociétés industrialisées qu’il avait le loisir d’observer. Toutefois,  on pourrait objecter que Marx avait justement mal prévu les choses : il a  en effet explicitement considéré que les révolutions, visant à  renverser « l’ordre capitaliste », se produiraient uniquement dans les  pays industrialisés, et non les autres… Ce qui manifestement ne fut pas  le cas.</p>
<p>Néanmoins, à la fin de sa vie, il avait estimé que des révolutions  prolétariennes pouvaient se produire dans des sociétés agraires mais que  ces mouvements devaient s’appuyer sur le savoir-faire des prolétaires  de l’ouest pour réussir.</p>
<p>Nous voilà donc rassurés : c’est en lisant Marx que l’on peut  expliquer l’entreprise totalitaire la plus désastreuse du XXème siècle.  Le communisme peut continuer à incarner l’espoir d’un monde meilleur  pour les masses. Tout au plus, le bon communiste, instruit par  l’expérience évitera-t-il d’encourager sa mise en œuvre dans les pays  pauvres où il n’est pas adapté (comme en Bolivie ou en Equateur par  exemple)…</p>
<p>Face à cet argumentaire, posons ce principe : les réticences  exprimées par Marx à la perspective d’une révolution prolétarienne dans  certaines sociétés n’obligent pas à présenter d’emblée ce type de  circonstances comme explication principale de l’échec de ces  révolutions. A ce stade, il ne s’agit que d’une hypothèse qui doit être  confrontée aux faits.</p>
<p>Si on la retient, le désastre peut être attribué à l’immaturité de la  société confrontée à la révolution ou à celle des partisans  communistes. Ces tentatives d’exonération ne sont pas de même nature.</p>
<p>Dans le premier cas, les conseils de Marx auraient été respectés pour  l’essentiel, mais sans tenir compte du contexte dans lequel ils étaient  à même de produire les effets attendus (A). Dans le second cas, les  partisans de la révolution n’auraient tenu nul compte de ses directives  (B).</p>
<h3>A – Hypothèse du respect des consignes de Marx dans un contexte inadapté</h3>
<p>Au regard du raisonnement adopté spontanément par le grand public, il  s’agit d’une volonté de dissocier fréquence et probabilité. En effet,  il arrive qu’un facteur donné soit associé à un certain effet en des  circonstances données et à des effets inverses (ou atténués) dans  d’autres cas. La pluie et les nuages donnent lieu à de fortes baisses de  températures en été et non en hiver.</p>
<p>Cette première partie de l’hypothèse supposerait par exemple que face  aux difficultés liées aux résistances d’une société archaïque, les  dirigeants communistes seraient contraints de durcir leur politique,  engageant ainsi un cycle répressif infernal et destructeur.</p>
<p>Ce discours a l’inconvénient de reconnaître que les méthodes  employées par les dictatures communistes relèvent plus ou moins de Marx.  Elles auraient simplement pris une ampleur excessive. Défendre un usage  modéré de la torture et du conditionnement psychologique n’est pas  aisé. Néanmoins, la principale pierre d’achoppement rencontrée par cette  théorie est le fait que les mesures répressives de masse ont été  édictées par les communistes dès leur accès au pouvoir. Par exemple,  avant même de contrôler l’ensemble du pays et alors que son influence  était circonscrite à des zones isolées regroupant tout au plus une  dizaine de millions de personnes, le bilan du parti communiste chinois  se chiffrait déjà en centaine de milliers de morts.</p>
<p>Il serait donc plus juste, pour rester dans le cadre de la pensée de  Marx de parier sur l’hypothèse d’une violation pure et simple des  directives de Marx par ses partisans pour des raisons qui restent à  préciser.</p>
<h3>B – Hypothèse de la violation des directives de Marx</h3>
<p>L’immaturité du mouvement prolétaire lui-même (ou de ceux qui  prétendent le constituer) et non plus de la société réagissant à son  volontarisme révolutionnaire serait à l’origine du fiasco  révolutionnaire.</p>
<p>Ces communistes immatures du Sud ou de l’Est seraient à opposer aux  prolétaires plus expérimentés ou plus sages se trouvant à l’Ouest.</p>
<p>On ne manquera pas d’être surpris à première vue par une telle  explication. Que les communistes du Sud ou de l’Est soient moins avisés  que ceux de l’Ouest, cela peut se concevoir. Que des idées prétendument  généreuses transforment leurs adeptes, même mal avisés, en barbares  sanguinaires, c’est en revanche un mystère dont on aimerait avoir les  clés. On s’attendrait plutôt à ce que, toutes choses étant égales par  ailleurs, en tenant compte des limites propres à l’arriération  culturelle dans laquelle ils sont placés, ces idées amènent ceux qui y  adhérent à mieux se conduire que leurs compatriotes qui ne les ont pas  comprises.</p>
<p>L’archaïsme des sociétés du tiers-monde explique d’une manière  d’autant moins convaincante la violence Marxiste que celle-ci y a été  presque toujours supérieure à celle exercée par d’autres gouvernements  dans les mêmes pays. Pour comparer des sociétés culturellement proches,  l’ampleur des atteintes aux droits des personnes perpétrées par les  dictatures sud-coréennes ou Taïwaïennes est sans commune mesure avec les  conséquences de la Révolution culturelle chinoise ou l’expérience nord  coréenne.</p>
<p>Il nous faut donc admettre, sans plus d’explication, que ce qui  serait une amélioration dans les pays industrialisés, est une régression  dans les pays n’ayant pas atteint ce stade de l’évolution historique et  économique.</p>
<p>Le problème est que toute cette construction repose sur la  supposition d’un mouvement Marxiste occidental plus sage que son  homologue oriental.</p>
<p>Pourtant, les Marxistes de l’Ouest se sont empressés, la révolution  Bolchévique à peine entérinée, de créer un parti assurant leur  assujettissement aux Marxistes immatures de l’Est, ce qui n’est pas une  preuve de la sûreté de leur jugement… Si la révolution Bolchévique a eu  une influence indéniable sur l’évolution du Marxisme, les Marxistes des  autres pays, avaient tout à fait la possibilité de rejeter les choix  faits à Moscou.</p>
<p>Ce qu’ils n’ont fait pour la plupart, que lorsque Moscou n’a plus été  en mesure de donner des directives à l’ensemble des partis communistes,  après l’effondrement du pouvoir soviétique. Placés devant les  évidences, la dénégation étant devenue impossible, ils ont consenti du  bout des lèvres, à exprimer quelques regrets concernant les erreurs du  passé, ou les excès de certains camarades. Mais, ont-ils aussitôt  ajouté, au-delà de ces débordements regrettables, ne faut-il pas  dénoncer aussi les crimes sociaux et économiques du capitalisme contre  lequel, promettaient-ils, ils continueraient de lutter ? Ils ne  remettaient rien en cause du projet de société qui avait été à la source  des erreurs qu’ils reconnaissaient par ailleurs. Ils acceptaient  simplement de revenir sur les méthodes les plus choquantes d’exercice du  pouvoir, promettant le socialisme sans le goulag.</p>
<p>Avant ces timides regrets, un principe immuable avait été fixé :  soutien inconditionnel à tout ce que faisait Moscou, dénonciation  systématique des « visées impérialistes » du camp occidental et des  États-unis. Pourtant, pendant soixante-dix ans, que d’avertissements !  Si l’indulgence oblige à admettre que les Marxistes français ont pu être  trompés en 1920 sur la réalité soviétique, ils eurent ensuite  d’innombrables occasions d’ouvrir les yeux. Le pacte germano-soviétique,  alliance avec l’incarnation la plus extrême du fascisme, contre lequel  le PCF fondait encore quelques jours auparavant, l’essentiel de sa  propagande, ne fut pas la dernière. La défaite de l’Allemagne et la  découverte de l’horreur concentrationnaire nazie n’ont pas suffit à  souligner l’ignominie d’une telle alliance. C’est que, entretemps,  l’URSS vainqueur s’était abusivement attribuée le titre de premier  rempart contre le fascisme. La Déstalinisation qui montrait que ce qui  avait été donné pour vrai par le parti était maintenant devenu faux de  l’aveu même de Moscou, dont les partis communistes occidentaux n’étaient  que les marionnettes ou encore l’entrée des chars soviétiques à  Budapest ou à Prague ne provoqueront que des défections isolées sans  conséquences majeures sur l’influence des partis communistes  occidentaux.</p>
<p>Au cours des années 60 et 70, cependant, le parti communiste  n’exerçait plus un monopole sur la pensée Marxiste, mais ceux qui alors  sont devenus Trotskistes, Maoïstes ou autres n’ont pas fait preuve de  moins d’aveuglement dans le choix de leurs références.</p>
<p>Des mouvements tels que le sentier lumineux au Pérou, la guérilla  maoïste népalaise, les Farcs en Colombie, et même les Khmer rouges ont  quant à eux spontanément adopté des pratiques terroristes pour faire  prévaloir leurs conceptions Marxistes de la société, sans liens  structurés (hiérarchiques et contraignants comme dans le cas du parti  communiste français inféodé à Moscou) avec les autorités d’un pays  Marxiste contemporain. Tout au plus ont-ils bénéficié de certains  soutiens (Hugo Chavez a régulièrement été accusé de soutenir les Farcs,  les Khmers rouges étaient soutenus par le parti communiste chinois mais  s’opposaient aux communistes vietnamiens). Si ces mouvements ont vu le  jour et ont exercé leur entreprise de terreur au sein de populations  déshéritées, l’occident, de la bande à Bader aux brigades rouges en  passant par Action Directe n’a pas été en reste dans l’exercice d’une  terreur d’inspiration Marxiste indépendante des directives moscovites.</p>
<p><img title="Crimes communistes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/06/crimes-coco.jpg" alt="Crimes communistes" width="500" height="447" /></p>
<p>Confronté à la diversité de l’expérience de la violence communiste,  l’argument de l’inadaptation des sociétés ne résiste pas devant cette  double évidence : les Marxistes des sociétés prétendues mûres ont  soutenu (quand ils ne l’ont pas dissimulée) voire pratiqué cette  violence ; les sociétés « archaïques » ou « féodales » non communistes  ont au contraire le plus souvent évité d’y avoir recours à un degré  équivalent ou comparable.</p>
<p>Une explication centrée sur la pensée de Marx est donc la seule à  même de rendre compte de la terreur exercée par ceux qui se sont référés  à lui.</p>
<h3>II – Les germes de la terreur dans la pensée de Marx</h3>
<p>Pour contester que les meurtres du socialisme trouvent leur source  dans la pensée de Marx, il a pu être rappelé que Marx n’avait pas  indiqué qu’il fallait organiser des camps de travail obligatoires pour  les déviants ni mettre en place une police politique. La liberté dont  jouirait chaque homme dans le cadre d’une relation harmonieuse avec  toute la société était au contraire mise en avant.</p>
<p>Cette stratégie de défense qui s’appuie sur la distance entre les  prévisions de Marx sur les conséquences de la révolution et ses  résultats concrets (A) cache mal le fait que Marx avait justifié la  violation des libertés individuelles dans le cadre de la révolution (B).</p>
<h3>A – Arguments utilisés par les Marxistes pour dissocier Marx des crimes communistes</h3>
<p>La méthode utilisée pour disculper Marx est de dire qu’il n’a pas voulu ce qui s’est produit.</p>
<p>Pourtant, comme nous le montrerons, sans en décrire les procédés par  le menu, il a largement libéré les esprits devant l’usage de la terreur.  La différence principale existant entre ses écrits et l’expérience du  communisme réel est le résultat des méthodes employées, non les méthodes  elles-mêmes.</p>
<p>Les descriptions, mêmes succinctes, que lui et Engels ont laissé des  sociétés communistes étaient en effet bien différentes de ce qu’elles  furent. Les Marxistes tirent parti de ce fait pour soutenir que sa  pensée n’a pas été respectée. Ils font comme si le fait que le remède  qu’il préconise n’avait pas les effets souhaités était une excuse pour  un charlatan et non ce qui le condamne. Ils se comportent comme un  illuminé qui, pour permettre aux gens de trouver le bonheur, les  inviteraient à se jeter d’une falaise vers un « envol glorieux » et  répondrait devant l’échec de sa méthode que celle-ci « n’a pas été  respectée parce que les gens ne se sont pas envolés comme ils auraient  dû le faire, ce qui les empêche naturellement d’accéder au bonheur qui  leur était promis en cas de respect de la consigne ». La défense  proposée par les Marxistes finit par ressembler à ceci : « D’ailleurs,  quel rapport entre la pensée de Marx et ces horribles régimes se  réclamant abusivement de sa pensée ? Marx et Engels avaient dit : « à  chacun selon ses besoins » et au final : famine en Ukraine et au  Kazakhstan (sous la main de fer de Staline), Chine (sous la férule de  Mao), au Cambodge (sous la coupe de Pol pot), en Ethiopie (sous la  dictature de Mengistu), en Corée du Nord (sous le joug de Kim Jing Sun  et Kim Jong Il) ! Ces désastres ne sont-ils pas la preuve que les idéaux  de Marx ont été trahis ?… »</p>
<p>Selon Marx, l’intimidation de la bourgeoisie par la force devait  correspondre à un élan enthousiaste en faveur de la révolution jusqu’à  l’union complète de la société. Au final, la terreur devait être un mal  bien mince au regard du bien qui devait en résulter. Pourtant l’élan  populaire souhaité n’est jamais apparu. En effet la contrainte ne fait  pas naître des convictions (ou seulement dans le sens opposé à celui  dans lequel elle s’exerce). En outre, l’économie socialiste crée la  pénurie et empêche chacun d’affirmer ses qualités propres, selon la voie  qu’il a choisie.</p>
<p>C’est pourquoi, la terreur devait automatiquement être prolongée indéfiniment, sans donner les résultats espérés.</p>
<h3>B – Justification de la violation des libertés dans le cadre de la révolution</h3>
<p>Si Marx n’a pas exactement précisé les entorses aux libertés  individuelles que justifiaient le projet révolutionnaire, il en a  justifié le principe. Cet élément isolé n’était pas il est vrai  suffisant pour donner au projet Marxiste une coloration totalitaire.  L’intensité des atteintes au droit des personnes auraient pu y être  limitées à celles qui ont cours dans une dictature classique. C’est en  fait la conception d’une société constituée de classes antagonistes qui  est la cause du caractère totalitaire du Marxisme.</p>
<p>Une distinction est donc ici nécessaire. Marx a expressément souhaité  que des méthodes dictatoriales soient employées durant la phase  révolutionnaire. Il n’a pas précisé qu’elles devaient atteindre le degré  de terreur qu’elles ont connu mais il l’a rendu probable par la  description de la société qu’il proposait aux adeptes futurs de la  révolution.</p>
<p><strong>1 – Ce que Marx a voulu : l’emploi de méthodes dictatoriales</strong></p>
<p>Elles reposent sur les deux inventions Marxistes que sont le rejet  des libertés formelles au profit des libertés réelles et la dictature du  prolétariat.</p>
<p><strong>Le rejet des libertés « formelles » au profit des « libertés réelles »</strong></p>
<p>Dans la conception classique, la liberté consiste dans l’absence  d’intrusion d’un tiers dans le champ d’action d’une personne. Dans la  conception de Marx, elle correspond à l’étendue des possibilités  d’action de chacun.</p>
<p>Dès lors qu’il défend cette seconde conception, il est donc permis de  priver une personne ou un groupe de certaines libertés, si à l’échelle  de la société, la liberté s’en trouve accrue. Selon cette logique, il  est légitime d’interdire l’expression de toute opinion dissidente si  cela favorise l’avènement de la société sans classes.</p>
<p><strong>La dictature du prolétariat</strong></p>
<p>Marx utilise l’expression de dictature du prolétariat. Comment une  dictature pourrait-elle être respectueuse des libertés d’opinion et  d’expression ? L’utilisation de ce mot ne peut prêter à confusion. Un  auteur, s’il veut être compris, utilise un mot en fonction du sens qui  lui est donné par le public. S’il en retient une acception différente,  il aura à cœur de le préciser. Ce qui interroge dans cette expression  est le mot « prolétariat ». Comment une entité aussi vague que le  prolétariat pourrait exercer une dictature ? Cependant l’emploi de  méthodes violentes durant cette phase ne laisse pas de doute.</p>
<p>Ces deux principes conduisent le Marxiste à avoir une conception  radicale du principe selon lequel la fin justifie les moyens. Si le  Marxiste nourrit une haine particulière pour l’ennemi de classe, le  capitaliste ou le petit-bourgeois, il n’en est pas moins capable de  justifier la destruction de vies innocentes, dès lors qu’elle sera  nécessaire au déroulement de la révolution et contribuera selon lui à la  création du monde nouveau qu’il appelle de ses veux.</p>
<p><strong>2 – Ce qu’il a rendu possible : le totalitarisme</strong></p>
<p>La manière dont Marx a présenté l’opposition des classes sociales  comme fondement de la société a nourri la violence des partisans de la  révolution. Les principes de la description des classes par Marx sont  l’opposition radicale des classes et le déterminisme de classe. Du fait  de l’opposition radicale des classes, chaque individu est à un moment  donné totalement attaché aux intérêts de l’une ou l’autre des classes  sociales. Le Marxisme admet peu de nuances ou de stades intermédiaires.  Le déterminisme de classe conduit à l’impossibilité de changer de classe  sociale au cours de son existence. Ces principes ont des conséquences  sur la manière dont les Marxistes jugeront ceux qu’ils définissent comme  capitalistes et prolétaires.</p>
<p><strong>Le capitaliste dans les classes sociales Marxistes</strong></p>
<p>Marx ne se soucie pas de réfuter les thèses des défenseurs de ce  qu’avant lui on n’appelait pas encore le capitalisme, il préfère les  présenter comme des personnes motivées exclusivement par leurs intérêts  de classe.</p>
<p>L’absence d’échange argumenté qui résulte d’une telle approche  empêche les contacts permettant aux opposants de mieux se connaître, de  modérer leurs opinions et favorise au contraire la suspicion et  l’agressivité.</p>
<p>De plus, l’aspect mécaniste du déterminisme de classe dans lequel  Marx inscrit les capitalistes les déshumanise et leur interdit d’espérer  bénéficier de l’indulgence ou la compréhension que l’on pourrait avoir  pour des fautes humaines.</p>
<p>Pourtant, on ne peut avoir de haine pour un automate, pas plus que  pour les lois de la gravité ou les puissances de la nature, qui ne sont  pas responsables des forces qui les régissent, même lorsqu’elles sont  néfastes. Ce sont les humains, responsables de leurs actes, qui  suscitent de tels sentiments.</p>
<p>Cette idée a pourtant eu la faculté de préserver la haine que l’on ne  peut avoir que pour des hommes tout en supprimant tout processus  d’empathie susceptible de modérer celle-ci.</p>
<p><strong>Le prolétaire dans les classes sociales Marxistes</strong></p>
<p>En raison du déterminisme de classe, les individus doivent appartenir  à la classe des prolétaires ou des capitalistes. De plus, la révolution  prolétarienne est envisagée comme un mouvement enthousiaste,  unanimiste. Les prolétaires sont tous unis dans le combat  révolutionnaire. La divergence concernant les moyens et les objectifs ou  même l’indifférence ne sont pas envisagées.</p>
<p>Par conséquent, l’opposition au sein du Marxisme pose des problèmes  insolubles. Elle implique que l’un des opposants doive être exclu de la  classe des prolétaires et être inclus dans le camp des capitalistes. Le  communiste confronté à un opposant Marxiste devra choisir qui des deux  appartient à la vermine capitaliste. Il aura spontanément tendance à  dénoncer un traitre en son opposant. Dans le cadre d’une organisation  hiérarchisée, cela conduit la tête à réprimer toute opposition.</p>
<p>L’indifférence à la cause, le simple égoïsme, excluent également de  la classe des prolétaires, supposés acteurs enthousiastes de la  révolution à venir, celui qui a ces vices supposés et le rejettent dans  le camp de la « vermine capitaliste et assimilés ». En l’absence  d’espace intermédiaire entre le fanatisme révolutionnaire et la  traitrise favorable aux capitalistes, les preuves d’un dévouement absolu  à la cause seront recherchées avec acharnement au moyen de purges  systématiques.</p>
<p><strong>3 – Un exemple révélateur de l’influence de la pensée de Marx</strong></p>
<p>Les deux aspects décrits ici, indifférence au sort des innocents dans  le cadre de la marche révolutionnaire, haine inextinguible à l’encontre  des ennemis de la révolution, se retrouvent dans cette correspondance  de Lénine, datant de la guerre civile russe et de la famine qu’elle a  provoquée :</p>
<p>« <em>Avec tous ces gens affamés qui se nourrissent de  chair humaine, avec les routes jonchées de centaines, de milliers de  cadavres, c’est maintenant et seulement maintenant que nous pouvons (et  par conséquent devons) confisquer les biens des églises avec une énergie  farouche, impitoyable, et réduire toute résistance. C’est précisément  maintenant et seulement maintenant que l’immense majorité des masses  paysannes peut nous soutenir ou, plus exactement, peut ne pas être en  mesure de soutenir cette poignée de cléricaux Cent-Noirs et de  petits-bourgeois réactionnaires [...]. Aussi j’en arrive à la conclusion  catégorique que c’est le moment d’écraser le clergé Cent-Noirs de la  manière la plus décisive et la plus impitoyable, avec une telle  brutalité qu’il s’en souvienne pour des décennies. Plus le nombre de  représentants du clergé réactionnaire et de la bourgeoisie réactionnaire  passés par les armes sera important, et mieux cela sera pour nous. Nous  devons donner une leçon à tous ces gens de telle sorte qu’ils ne  songeront même plus à quelque résistance que ce soit des décennies  durant.</em> »</p>
<p>Au cours de la première moitié de 1922, et alors que la guerre civile  est terminée, environ 8 000 prêtres, moines et moniales sont tués ou  exécutés tandis que le nombre de morts de la famine est d’au moins un  million et demi. Si les conditions climatiques et la guerre civile ont  eu rôle important dans cette famine, les réquisitions menées par les  bolchéviques pour favoriser l’effort de guerre ont largement aggravé les  choses.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Suite à l’ouverture du rideau de fer, un certain désarroi idéologique  a gagné les rangs de l’extrême-gauche. Il a été résolu en présentant  une nouvelle critique du capitalisme expurgée des réflexes rhétoriques  acquis par le Marxisme institutionnel et en présentant comme « pensée  unique » les enseignements empiriques favorables à l’économie de marché.  Ce nouvel anticapitalisme représenté par le mouvement antimondialiste,  et Attac ou le monde diplomatique en France nous rappelle qu’il a existé  une tradition communiste extérieure au Marxisme avec le mouvement  anarchiste.</p>
<p>Le mouvement antimondialiste, massivement soutenu par les médias (qui  ont eu tôt fait d’accepter l’appellation d’altermondialiste, que ce  mouvement a voulu se donner quand les libéraux restent caricaturés en  « ultralibéraux ») a suscité quelque espoir auprès d’une population  déçue par l’échec du communisme mais effrayée par le « capitalisme  sauvage ». Il n’y a pourtant rien à attendre d’un tel mouvement, pas  plus que de tous ceux qui défendent le principe de l’égalité matérielle  des biens. S’il n’a jamais eu le pouvoir, l’anarchisme n’a cessé de  susciter le terrorisme et a donné aux pires criminels (la bande à  Bonnot) les moyens d’expliquer leurs méfaits.</p>
<p>Ces doctrines partent toutes de prémisses fausses concernant le  fonctionnement de la société et la marche de l’économie. Or, plus une  description de la réalité en est éloignée, parfois jusqu’au délire, plus  celui qui y croit aura recours à la violence pour conformer la société à  sa vision déformée.</p>
<p>La preuve la plus évidente de l’incapacité des différents mouvements  communistes à simplement décrire la réalité est l’adoption de la thèse  selon laquelle les capitalistes, propriétaires des biens de production,  auraient la possibilité d’absorber à leur profit l’ensemble des gains de  productivité de l’économie et de maintenir ainsi le niveau de vie des  ouvriers à la limite de ce qui est nécessaire à leur survie.</p>
<p>Dès le XIXème siècle, les libéraux avaient prévu que l’aisance  matérielle du plus grand nombre progresserait avec les gains de  productivité. A l’époque, le pronostic communiste pouvait encore  paraitre vraisemblable. Les évidences issues du développement des  sociétés modernes, l’augmentation très rapide du salaire réel (le niveau  de vie) dans de nombreux pays asiatiques ont montré que ce n’était pas  le cas.</p>
<p>Pourtant, ces phénomènes correspondant à un effet naturel du  développement du capitalisme, parfaitement indépendants de toute « loi  sociale » ou politique de « redistribution des richesses » ne les ont  pas conduits à renoncer à des croyances économiques dépassées.</p></blockquote>
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		<title>Le Krugman québecois</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jun 2011 20:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3258" title="j.f. lisee" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/j.f.-lisee.jpg" alt="" width="435" height="290" /></p>
<p>Depuis le début de la semaine, je rumine une réponse à ce <a href="http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/petite-lecon-deconomie/9844/#more-9844" target="_blank">billet</a> de Jean-François Lisée, qui est en quelque sorte notre Paul Krugman québécois avec le doctorat de Princeton et le prix Nobel en moins. Sa similarité à Krugman provient surtout de son utilisation de sensiblement les mêmes sophismes que l’éminent chroniqueur du New York Times. Cette semaine, il devait y avoir un spécial sur les sophismes, car M. Lisée nous en a servi plusieurs.  Dans son texte, M. Lisée nous montre plusieurs beaux graphiques démontrant, selon lui, la thèse que les grandes corporations font de faramineux profits, que les salariés n’obtiennent pas leur juste part, que la richesse se concentre dans les poches du 1% le plus riche et que les pauvres salariés ne font que s’appauvrir. Argument provenant venant tout droit de la théorie marxiste. Tout cela dans le but évident de susciter un sentiment d’injustice outrageux chez ses lecteurs, qui sont pour la plupart, économiquement illettrés. (Je blâme notre système d’éducation monopolistique étatique pour ce triste état de fait. L’éducation économique n’est pas dans l’intérêt de l’état, les bonnes gens pourraient découvrir qui sont les véritables <a href="http://www.minarchisteqc.com/2011/04/une-histoire-de-deux-theories-de-l%e2%80%99exploitation-2e-partie/" target="_blank">exploiteurs</a>.) Le succès de la gauche a toujours été de susciter l’émotion, plutôt que la raison. L’inconvénient est que l’émotion est souvent mauvaise conseillère. Pour ce qui est de ses chiffres, je n’ai pas vraiment l’intention de faire autre chose que de remettre certains d’entre eux en perspective. À ce chapitre, je vous recommande plutôt de lire cet excellent <a href="http://www.antagoniste.net/2011/06/22/arguing-with-idiots-jean-francois-lisee-9/" target="_blank">billet</a> de l’Antagoniste David Gagnon. En fait de démolition systématique de statistiques, je ne saurais faire mieux que lui dans ce domaine. Je propose plutôt de m’attaquer aux bases intellectuelles des arguments de Jean-François Lisée pour vous montrer que son raisonnement, typiquement gauchiste,  est faux et que par conséquent, il prône les mauvaises solutions.</p>
<p><strong>Ces faramineux profits.</strong></p>
<p>Jean-François Lisée, dans un premier temps nous montre un beau graphique qui démontre comment les profits des corporations croissent plus rapidement que le PIB. Toute chose étant égale, c’est une bonne nouvelle. Cependant, il convient de mettre les choses en perspective. En terme nominaux, les profits des grosses corporations sont très impressionnants quand on les regarde sans point de référence, mais ce n’est en réalité qu’une question d’échelle.  Si nous les ramenons à leur proportion par rapport aux recettes, nous voyons que ceux-ci ne sont pas si faramineux.</p>
<div id="attachment_3280" class="wp-caption alignnone" style="width: 480px"><a href="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grph-profits-fortune500.jpg"><img class="size-large wp-image-3280" title="grph-profits-fortune500" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grph-profits-fortune500-1024x671.jpg" alt="" width="470" height="307" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquez pour agrandir</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>En fait, la marge de profit moyenne des 500 plus grosses compagnies américaines est un maigre 3.99%. Pas si énorme, même si ça ce traduit par des milliards. Et si ces profits semblent augmenter de façon si vertigineuse, c’est peut-être parce que la Réserve Fédérale américaine est en train d’inonder les marchés mondiaux de billets verts.</p>
<p><strong>Les travailleurs salariés ne reçoivent pas leur juste part des profits.</strong></p>
<p>C’est un concept marxiste qui amène les gens à  croire que les profits d’une compagnie sont un prélèvement sur les revenus générés par les employés et que par conséquent les employés ont droit à leur part de ces profits. Dans la réalité, il n’y a aucune connexion entre le travail des employés et le profit (ou la perte) dégagé par la compagnie sur le produit final. Ce profit, on le doit à un grand nombre de facteurs. Si le salaire des salariés avait un quelconque rapport avec les profits, les employés des compagnies aériennes recevraient des chèques avec des montants négatifs parce que leurs employeurs font des pertes de l’ordre de 13%. Le montant des salaires est fixé selon des règles bien différentes qui ont plus à voir avec l’offre et la demande. Les salariés louent simplement leur temps et leur labeur à l’employeur, ils n’ont aucun droit de propriété sur le produit final et donc aucun droit aux profits de la vente de ce produit.  Si vous voulez une par des profits, il faut être actionnaire.</p>
<p><strong>Les riches deviennent plus riches et les pauvres deviennent plus pauvres</strong></p>
<p>La théorie selon laquelle la richesse se concentre dans les mains d’une minorité d’élites sous un système capitaliste provient également de Karl Marx. Pour faire sa démonstration, M. Lisée nous montre plusieurs graphiques qui démontrent la part grandissante accaparée par les plus riches. Or il y a plusieurs problèmes avec cette présentation.</p>
<p>1-      Dans le premier graphique, Jean-François Lisée pointe la courbe de croissance des revenus beaucoup plus prononcée du premier 1% les plus riches pour qu’on s’en indigne et qu’on crie à l’injustice. Le seul problème avec cette façon de présenter les choses est qu’elle ne tient pas compte de la mobilité économique et considère tous les quintiles sont des groupes statiques, comme si le quintile le plus pauvre représentait toujours les mêmes gens piégés perpétuellement dans un état de pauvreté chronique. Or, <a href="http://www.urban.org/publications/406722.html" target="_blank">selon de nombreuses études</a>, la plupart des gens qui ont commencé dans le plus bas quintile ont amélioré leur condition et sont passés dans un des quatre autres quintiles dix ans plus tard. Ils sont habituellement remplacés par d’autres qui font leur entrée sur le marché du travail au bas de l’échelle. Il existe très certainement des cas de gens qui sont dans un état de pauvreté chronique, mais certainement pas autant que des graphiques comme celui-là suggèrent.</p>
<p>2-      Le second graphique est une représentation en forme de tarte de la répartition de la richesse. Encore une fois on donne l’impression que les riches accaparent une part de la tarte toujours plus grande. Il y a deux problèmes avec cette représentation :</p>
<ol>
<li>Il donne l’impression que la création de la richesse est un jeu à somme nulle et que tout  gain par un groupe se fait automatiquement aux dépends des autres. C’est complètement faux. En réalité, la richesse totale augmente constamment au fur et à mesure que des nouveaux produits et services sont créés et vendus, alors même si on se ramasse avec une part plus petite d’une plus grosse tarte, on est quand même gagnant.</li>
<li>La façon qu’on utilise cette représentation suggère que la richesse est un bien collectif à répartir plutôt que la propriété de personnes qui ont produit cette richesse. Cette vision est erronée. La richesse n’appartient pas à la collectivité. Si Robinson Crusoë sur son île se fatigue de pêcher le poisson à la main et décide de tailler une branche et multiplie le fruit de sa pêche par 10, est-ce que ça donne droit à Vendredi de s’approprier une partie de sa pêche? La richesse est créée primairement par ceux qui créent des entreprises qui innovent et offrent les produits et services dont les consommateurs ont besoin. La richesse ainsi créée leur appartient. Steve Jobs et Steve Wozniak ont commencé en construisant leurs kits Apple I à la main dans un garage. Leur invention d’un ordinateur qu’on peut utiliser à la maison a révolutionné le monde en l’espace de quelques décennies et ils continuent de le faire avec les iPhone, iPods et iPads. Ce faisant, ils ont amélioré le sort de milliers de gens en créant des foules d’emplois mieux rémunérés que ce qui existait auparavant. Sans eux et d’autre comme eux, nous aurions tous été moins riches.</li>
</ol>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Je me suis demandé pourquoi, lors de la rédaction de son billet, Jean-François Lisée se servait des États-Unis comme exemple et non le Québec. Jusqu’à ce que je vois ce graphique sur Antagoniste.net :</p>
<p><img class="alignnone" title="Répartition de la richesse US vs Qc" src="http://www.antagoniste.net/WP-Uploads/2011/06/Richesse220611.gif" alt="Répartition de la richesse US vs Qc" width="600" height="452" /></p>
<p>David Gagnon a eu l’idée d’utiliser les mêmes donnés américaines sur la répartition de la richesse entre le quintile le plus pauvre et le top 1% et d’y superposer des données du Québec. Le résultat démontre que même la richesse des québécois les plus riches  croît  moins rapidement que celle des américains les plus pauvres (+10% vs +16%). La conclusion inévitable est que l’augmentation de richesse des plus riches tire les autres groupes vers le haut et qu’une plus grande redistribution de la richesse et un plus haut taux de syndicalisation, tels que pratiqués dans notre sacro-saint modèle québécois, mènent  à un appauvrissement général.  Bien entendu, en bon socialiste, J-F Lisée préfère que les pauvres soient plsu pauvres, pourvu que les riches soient moins riches. Les temps sont durs pour les défenseurs du modèle québécois.</p>
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		<title>Les temps sont durs pour Jean-François Lisée</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 14:21:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[En Primeur]]></category>
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		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
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		<category><![CDATA[Gauche efficace]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Lisée]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Godbout]]></category>
		<category><![CDATA[Modèle Québécois]]></category>
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		<description><![CDATA[Chaque vendredi sur son blogue, Jean-François Lisée publie une chronique qu'il appelle "Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois", dans laquelle il tente de revaloriser ce modèle frauduleux. Un autre exemple pertinent du manque d'honnêteté intellectuelle des ténors de la gauche québécoise. Cette semaine, il s'applique à essayer de nous convaincre que le Québec n'est pas un enfer fiscal. Mon impression en un mot: #FAIL!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3258" title="j.f. lisee" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/j.f.-lisee.jpg" alt="" width="435" height="290" /></p>
<p>Chaque vendredi sur son blogue, Jean-François Lisée publie une chronique qu&rsquo;il appelle &laquo;&nbsp;Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois&nbsp;&raquo;, dans laquelle il tente de revaloriser ce modèle frauduleux. Un autre exemple pertinent du manque d&rsquo;honnêteté intellectuelle des ténors de la gauche québécoise. Cette semaine, <a href="http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/quand-lenfer-fiscal-quebecois-prend-une-douche" target="_blank">il s&rsquo;applique à essayer de nous convaincre que le Québec n&rsquo;est pas un enfer fiscal</a>. Mon impression en un mot: <strong>#FAIL!</strong></p>
<p>Les prétentions de M. Lisée se basent sur une <a href="http://www.usherbrooke.ca/chaire-fiscalite/fileadmin/sites/chaire-fiscalite/documents/Cahiers-de-recherche/La-charge-fiscale-nette-2009.pdf" target="_blank">étude</a> publiée par Luc Godbout de l&rsquo;Université de Sherbrooke, qui selon lui, prouve que le Québec est le paradis fiscal pour les familles. L&rsquo;étude aurait été intéressante si la méthodologie n&rsquo;avait pas été malhonnête, et fidèle à lui-même, Jean-François Lisée fait du cherry-picking additionnel dans les résultats de l&rsquo;étude. Voici donc les résultats des calculs de M. Godbout et ses congénères:</p>
<div id="attachment_3259" class="wp-caption alignnone" style="width: 466px"><a href="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/Tab-charge-fisc-nette.jpg"><img class="size-full wp-image-3259" title="Tab charge fisc nette" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/Tab-charge-fisc-nette.jpg" alt="" width="456" height="311" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquez pour agrandir</p></div>
<p>La méthodologie de M. Godbout consiste à calculer la charge fiscale en additionnant les impôts fédéraux et provinciaux avec les cotisations sociales obligatoires et en soustraire les prestations versées par les gouvernements et diviser le tout par le revenu brut pour obtenir un pourcentage. Jusqu&rsquo;ici, pas de problème pour la base de calcul, là où ça se dégrade est le choix des données incluses dans le calcul. Les grands absents? La TPS, la TVQ, les taxes municipales, les taxes scolaires, les taxes de ventes sur l&rsquo;alcool, l&rsquo;essence et le tabac, les redevances diverses, les tarifs douaniers, la cotisation à la RAMQ, les tarifs de la SAAQ et divers autres services gouvernementaux, enfin, vous voyez où je veux en venir? Pire encore, on néglige la TPS et la TVQ dans la colonne des taxes, mais on inclue les crédits de TPS et de TVQ dans la colonne des prestations. <strong>HELLLLLLOOOOO! </strong>Non seulement ça, mais dans son billet, Jean-François Lisée ne vous montre que les résultats touchant les familles de deux adultes et deux enfants, les résultats des autres catégories sont presque tous supérieurs à la moyenne des pays du G7, du cherry-picking à son meilleur.</p>
<p>Et voilà une autre facteur que MM. Lisée et Godbout se garderont bien de mentionner: (source: <a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/index.htm" target="_blank">ISQ</a>)</p>
<div id="attachment_3245" class="wp-caption alignnone" style="width: 499px"><a href="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/dette-par-hab-grph.jpg"><img class="size-full wp-image-3245" title="dette par hab grph" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/dette-par-hab-grph.jpg" alt="" width="489" height="334" /></a><p class="wp-caption-text">Dette nette par habitant - Cliquez pour agrandir</p></div>
<p>Parce que la dette, c&rsquo;est de l&rsquo;impôt que les politiciens n&rsquo;ont pas les couilles de vous faire payer maintenant, alors ils vous les feront payer plus tard.  Alors si M. Godbout arrive même à comparer favorablement la fiscalité québécoise avec les pays du G7, c&rsquo;est qu&rsquo;une partie de la charge fiscale des québécois a été reportée à plus tard. Mais ne faites pas d&rsquo;erreur, vous allez la payer plus tard.</p>
<p>Autre chose que M. Lisée se gardera bien de mentionner, mais qui est démontré dans le papier de Luc Godbout est que le Québec a l&rsquo;impôt le plus progressif de tout les pays comparés dans l&rsquo;étude, ce qui fait que les avantages dont profitent les familles avec deux enfants à plus faible revenus se font lourdement aux dépends de ceux ayant des revenus supérieurs, décourageant le travail. Ce n&rsquo;est pas pour rien que nous recevons un chèque de BS sous la forme d&rsquo;un transfert de 8 milliards en péréquation de la part des autres provinces. Il n&rsquo;y a pas à dire, les temps sont durs pour la rigueur et l&rsquo;honnêteté intellectuelle. Ça fait <a href="http://www.minarchisteqc.com/2011/06/les-cancres-reponse-a-claude-picher/" target="_blank">deux fois en moins d&rsquo;une semaine</a> que je corrige des textes malhonnêtes. Je le réitère: <a href="http://www.minarchisteqc.com/2011/05/le-mythe-de-la-gauche-bienveillante/" target="_blank">la vision gauchiste québécoise est basée sur la fraude et la malhonnêteté intellectuelle</a>.</p>
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