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	<title>Le Minarchiste Québécois &#187; Coupures de Presse</title>
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	<description>&#34;L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.&#34; - Frédéric Bastiat</description>
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		<title>Lecture du dimanche</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jun 2011 12:31:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<description><![CDATA[Nombre de Français attribuent les difficultés économiques existantes au marché et font confiance à l’État pour les réduire ou les supprimer. Ils croient sincèrement qu’une économie de marché véritable conduirait à l’oppression des masses par les plus riches. Le suivi prolongé de politiques inspirées de cette perception des choses conduirait inévitablement à placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle direct de l’État.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pour ceux qui ne l&#8217;auraient pas lu sur mon mur Facebook, je vous offre ce matin un texte que j&#8217;ai prélevé sue le site <a href="http://www.contrepoints.org/">Contrepoints</a>. Il arrive de temps en temps de tomber sur un texte qui est juste trop bon pour ne pas le partager. Celui-là met le dernier clou dans le cercueil du marxisme comme courant politique légitime. Sans plus tarder, je vous offre ce texte écrit par un auteur anonyme qui publie sous le sobriquet de &laquo;&nbsp;Domi&nbsp;&raquo;: &laquo;&nbsp;Pourquoi Marx est responsable des crimes du marxisme&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; background-color: #e0dfe1; border: thin double #000000;"><p><em><br />
</em></p>
<h1><a href="http://www.contrepoints.org/"><img class="alignnone size-full wp-image-3291" title="Logo-Contrepoints" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/Logo-Contrepoints.jpg" alt="" width="427" height="105" /></a></h1>
<p>&nbsp;</p>
<h1><a href="http://www.contrepoints.org/2011/06/22/31612-pourquoi-marx-est-responsable-des-crimes-du-marxisme" target="_blank">Pourquoi Marx est responsable des crimes du marxisme</a></h1>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3292" style="margin: 10px; float: left; border: 3px solid black;" title="karl-marx" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/karl-marx.jpg" alt="" width="250" height="294" />Nombre de Français attribuent les difficultés économiques existantes  au marché et font confiance à l’État pour les réduire ou les supprimer.  Ils croient sincèrement qu’une économie de marché véritable conduirait à  l’oppression des masses par les plus riches. Le suivi prolongé de  politiques inspirées de cette perception des choses conduirait  inévitablement à placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle direct  de l’État.</p>
<p>Pourtant si cette possibilité était proposée directement à ces mêmes  Français, ils protesteraient que ce n’est pas leur intention. C’est que  les expériences d’économies administrées ont laissé un souvenir  détestable dans les esprits, plus encore par la répression de masse  auxquelles elles ont été associées, que par les pénuries voire les  nombreuses famines qu’elles ont provoquées. Pour une majorité de  Français, même parmi ceux qui sont hostiles à la libre entreprise et à  la mondialisation, reliées à la pauvreté et au chômage, le communisme  reste synonyme de goulag.</p>
<p>En jouant à pile ou face avec une pièce de monnaie, au bout d’un  grand nombre de lancers, nous en déduirions que celle-ci a une chance  sur deux de tomber sur pile. Évaluant ainsi une probabilité à partir  d’une fréquence, les gens constatent alors simplement que tous les  régimes communistes, sans exception, ont eu recours à la violence de  masse et ils en concluent que c’est tout ce que l’on peut attendre d’un  pouvoir communiste.</p>
<p>Placés devant ces évidences, les Marxistes ont conçu une parade  habile, même si elle a eu peu d’efficacité auprès du plus grand nombre :  ils ont prétendu que les crimes politiques des États socialistes  n’avaient aucun lien avec les écrits de Marx.</p>
<p>L’objet du présent texte est de démontrer la fausseté de cette thèse.</p>
<p>Pour l’appuyer, ses défenseurs ont tout d’abord tenté de fournir des preuves de cette dissociation.</p>
<p>Quelle que soit alors l’efficacité des arguments développés dans ce  but (d’ailleurs assez maladroits, nous les analyserons au terme de ce  texte), ils échoueront tant que la trahison des idéaux de Marx par ses  épigones ne sera pas expliquée.</p>
<p>Si l’on ne peut savoir a priori si les communistes au pouvoir ont mis  à exécution correctement le programme conçu par Marx, ils s’y sont  référés systématiquement et leur intention a toujours été de conformer  leur pratique à sa vision de l’évolution historique des sociétés. Il  serait a priori étonnant que tous ceux qui se sont réclamés de Marx se  soient trompés de la même manière. Comment une telle unanimité dans  l’erreur aurait-elle pu se produire ?</p>
<p>Le plus probable est que l’interprétation majoritairement donnée à un  texte par ceux qui s’en réclament correspond à la nature même de ce  texte à moins que cela provienne d’une rédaction maladroite et ambiguë.  Une telle solution de repli, peu glorieuse pour la rigueur de l’auteur  du capital, ne peut guère être mise en avant.</p>
<p>C’est pour toutes ces raisons que les Marxistes ont voulu expliquer  les causes de la divergence supposée entre les écrits de Marx et la  manière dont ils ont été compris.</p>
<p>Se reposant sur ce dernier, ils ont considéré que la mise en œuvre  des révolutions prolétariennes dans les pays non industrialisés était à  l’origine de leurs échecs.</p>
<p>Nous montrerons au contraire que ce n’est pas l’instauration du  communisme dans les pays pauvres (I) qui explique son échec mortifère  mais bien la pensée de Marx (II)</p>
<h3>I – Instauration du communisme dans les pays non industrialisés</h3>
<p>La violence des partis/états marxistes serait liée, selon la thèse  défendue aujourd’hui – non à l’époque – par les Marxistes aux  circonstances concrètes dans lesquelles ils ont été amenés à exercer le  pouvoir. Plus précisément, la révolution ouvrière prévue par Marx serait  adaptée aux sociétés industrialisées dans lesquelles la majorité  participe à l’activité économique en tant que salarié. En revanche, dans  les pays sous-développés où l’agriculture prédomine, le Marxisme  dégénérerait en un système violent et oppressif. C’est précisément dans  ces pays que les Marxistes eurent pour appliquer leurs idées l’appareil  d’État à leur disposition.</p>
<p>Et si l’URSS et l’Europe centrale étaient devenues à la fin, même à  la traîne de l’ouest, des sociétés industrialisées, la poursuite des  pratiques totalitaires pourrait dans ce cas être attribuée à la force de  l’habitude et au mauvais pli pris au moment où ces sociétés étaient  encore immatures.</p>
<p>Cette explication a l’immense mérite de se référer à la pensée de  Marx lui-même. Celui-ci avait situé la révolution prolétarienne dans les  sociétés industrialisées qu’il avait le loisir d’observer. Toutefois,  on pourrait objecter que Marx avait justement mal prévu les choses : il a  en effet explicitement considéré que les révolutions, visant à  renverser « l’ordre capitaliste », se produiraient uniquement dans les  pays industrialisés, et non les autres… Ce qui manifestement ne fut pas  le cas.</p>
<p>Néanmoins, à la fin de sa vie, il avait estimé que des révolutions  prolétariennes pouvaient se produire dans des sociétés agraires mais que  ces mouvements devaient s’appuyer sur le savoir-faire des prolétaires  de l’ouest pour réussir.</p>
<p>Nous voilà donc rassurés : c’est en lisant Marx que l’on peut  expliquer l’entreprise totalitaire la plus désastreuse du XXème siècle.  Le communisme peut continuer à incarner l’espoir d’un monde meilleur  pour les masses. Tout au plus, le bon communiste, instruit par  l’expérience évitera-t-il d’encourager sa mise en œuvre dans les pays  pauvres où il n’est pas adapté (comme en Bolivie ou en Equateur par  exemple)…</p>
<p>Face à cet argumentaire, posons ce principe : les réticences  exprimées par Marx à la perspective d’une révolution prolétarienne dans  certaines sociétés n’obligent pas à présenter d’emblée ce type de  circonstances comme explication principale de l’échec de ces  révolutions. A ce stade, il ne s’agit que d’une hypothèse qui doit être  confrontée aux faits.</p>
<p>Si on la retient, le désastre peut être attribué à l’immaturité de la  société confrontée à la révolution ou à celle des partisans  communistes. Ces tentatives d’exonération ne sont pas de même nature.</p>
<p>Dans le premier cas, les conseils de Marx auraient été respectés pour  l’essentiel, mais sans tenir compte du contexte dans lequel ils étaient  à même de produire les effets attendus (A). Dans le second cas, les  partisans de la révolution n’auraient tenu nul compte de ses directives  (B).</p>
<h3>A – Hypothèse du respect des consignes de Marx dans un contexte inadapté</h3>
<p>Au regard du raisonnement adopté spontanément par le grand public, il  s’agit d’une volonté de dissocier fréquence et probabilité. En effet,  il arrive qu’un facteur donné soit associé à un certain effet en des  circonstances données et à des effets inverses (ou atténués) dans  d’autres cas. La pluie et les nuages donnent lieu à de fortes baisses de  températures en été et non en hiver.</p>
<p>Cette première partie de l’hypothèse supposerait par exemple que face  aux difficultés liées aux résistances d’une société archaïque, les  dirigeants communistes seraient contraints de durcir leur politique,  engageant ainsi un cycle répressif infernal et destructeur.</p>
<p>Ce discours a l’inconvénient de reconnaître que les méthodes  employées par les dictatures communistes relèvent plus ou moins de Marx.  Elles auraient simplement pris une ampleur excessive. Défendre un usage  modéré de la torture et du conditionnement psychologique n’est pas  aisé. Néanmoins, la principale pierre d’achoppement rencontrée par cette  théorie est le fait que les mesures répressives de masse ont été  édictées par les communistes dès leur accès au pouvoir. Par exemple,  avant même de contrôler l’ensemble du pays et alors que son influence  était circonscrite à des zones isolées regroupant tout au plus une  dizaine de millions de personnes, le bilan du parti communiste chinois  se chiffrait déjà en centaine de milliers de morts.</p>
<p>Il serait donc plus juste, pour rester dans le cadre de la pensée de  Marx de parier sur l’hypothèse d’une violation pure et simple des  directives de Marx par ses partisans pour des raisons qui restent à  préciser.</p>
<h3>B – Hypothèse de la violation des directives de Marx</h3>
<p>L’immaturité du mouvement prolétaire lui-même (ou de ceux qui  prétendent le constituer) et non plus de la société réagissant à son  volontarisme révolutionnaire serait à l’origine du fiasco  révolutionnaire.</p>
<p>Ces communistes immatures du Sud ou de l’Est seraient à opposer aux  prolétaires plus expérimentés ou plus sages se trouvant à l’Ouest.</p>
<p>On ne manquera pas d’être surpris à première vue par une telle  explication. Que les communistes du Sud ou de l’Est soient moins avisés  que ceux de l’Ouest, cela peut se concevoir. Que des idées prétendument  généreuses transforment leurs adeptes, même mal avisés, en barbares  sanguinaires, c’est en revanche un mystère dont on aimerait avoir les  clés. On s’attendrait plutôt à ce que, toutes choses étant égales par  ailleurs, en tenant compte des limites propres à l’arriération  culturelle dans laquelle ils sont placés, ces idées amènent ceux qui y  adhérent à mieux se conduire que leurs compatriotes qui ne les ont pas  comprises.</p>
<p>L’archaïsme des sociétés du tiers-monde explique d’une manière  d’autant moins convaincante la violence Marxiste que celle-ci y a été  presque toujours supérieure à celle exercée par d’autres gouvernements  dans les mêmes pays. Pour comparer des sociétés culturellement proches,  l’ampleur des atteintes aux droits des personnes perpétrées par les  dictatures sud-coréennes ou Taïwaïennes est sans commune mesure avec les  conséquences de la Révolution culturelle chinoise ou l’expérience nord  coréenne.</p>
<p>Il nous faut donc admettre, sans plus d’explication, que ce qui  serait une amélioration dans les pays industrialisés, est une régression  dans les pays n’ayant pas atteint ce stade de l’évolution historique et  économique.</p>
<p>Le problème est que toute cette construction repose sur la  supposition d’un mouvement Marxiste occidental plus sage que son  homologue oriental.</p>
<p>Pourtant, les Marxistes de l’Ouest se sont empressés, la révolution  Bolchévique à peine entérinée, de créer un parti assurant leur  assujettissement aux Marxistes immatures de l’Est, ce qui n’est pas une  preuve de la sûreté de leur jugement… Si la révolution Bolchévique a eu  une influence indéniable sur l’évolution du Marxisme, les Marxistes des  autres pays, avaient tout à fait la possibilité de rejeter les choix  faits à Moscou.</p>
<p>Ce qu’ils n’ont fait pour la plupart, que lorsque Moscou n’a plus été  en mesure de donner des directives à l’ensemble des partis communistes,  après l’effondrement du pouvoir soviétique. Placés devant les  évidences, la dénégation étant devenue impossible, ils ont consenti du  bout des lèvres, à exprimer quelques regrets concernant les erreurs du  passé, ou les excès de certains camarades. Mais, ont-ils aussitôt  ajouté, au-delà de ces débordements regrettables, ne faut-il pas  dénoncer aussi les crimes sociaux et économiques du capitalisme contre  lequel, promettaient-ils, ils continueraient de lutter ? Ils ne  remettaient rien en cause du projet de société qui avait été à la source  des erreurs qu’ils reconnaissaient par ailleurs. Ils acceptaient  simplement de revenir sur les méthodes les plus choquantes d’exercice du  pouvoir, promettant le socialisme sans le goulag.</p>
<p>Avant ces timides regrets, un principe immuable avait été fixé :  soutien inconditionnel à tout ce que faisait Moscou, dénonciation  systématique des « visées impérialistes » du camp occidental et des  États-unis. Pourtant, pendant soixante-dix ans, que d’avertissements !  Si l’indulgence oblige à admettre que les Marxistes français ont pu être  trompés en 1920 sur la réalité soviétique, ils eurent ensuite  d’innombrables occasions d’ouvrir les yeux. Le pacte germano-soviétique,  alliance avec l’incarnation la plus extrême du fascisme, contre lequel  le PCF fondait encore quelques jours auparavant, l’essentiel de sa  propagande, ne fut pas la dernière. La défaite de l’Allemagne et la  découverte de l’horreur concentrationnaire nazie n’ont pas suffit à  souligner l’ignominie d’une telle alliance. C’est que, entretemps,  l’URSS vainqueur s’était abusivement attribuée le titre de premier  rempart contre le fascisme. La Déstalinisation qui montrait que ce qui  avait été donné pour vrai par le parti était maintenant devenu faux de  l’aveu même de Moscou, dont les partis communistes occidentaux n’étaient  que les marionnettes ou encore l’entrée des chars soviétiques à  Budapest ou à Prague ne provoqueront que des défections isolées sans  conséquences majeures sur l’influence des partis communistes  occidentaux.</p>
<p>Au cours des années 60 et 70, cependant, le parti communiste  n’exerçait plus un monopole sur la pensée Marxiste, mais ceux qui alors  sont devenus Trotskistes, Maoïstes ou autres n’ont pas fait preuve de  moins d’aveuglement dans le choix de leurs références.</p>
<p>Des mouvements tels que le sentier lumineux au Pérou, la guérilla  maoïste népalaise, les Farcs en Colombie, et même les Khmer rouges ont  quant à eux spontanément adopté des pratiques terroristes pour faire  prévaloir leurs conceptions Marxistes de la société, sans liens  structurés (hiérarchiques et contraignants comme dans le cas du parti  communiste français inféodé à Moscou) avec les autorités d’un pays  Marxiste contemporain. Tout au plus ont-ils bénéficié de certains  soutiens (Hugo Chavez a régulièrement été accusé de soutenir les Farcs,  les Khmers rouges étaient soutenus par le parti communiste chinois mais  s’opposaient aux communistes vietnamiens). Si ces mouvements ont vu le  jour et ont exercé leur entreprise de terreur au sein de populations  déshéritées, l’occident, de la bande à Bader aux brigades rouges en  passant par Action Directe n’a pas été en reste dans l’exercice d’une  terreur d’inspiration Marxiste indépendante des directives moscovites.</p>
<p><img title="Crimes communistes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/06/crimes-coco.jpg" alt="Crimes communistes" width="500" height="447" /></p>
<p>Confronté à la diversité de l’expérience de la violence communiste,  l’argument de l’inadaptation des sociétés ne résiste pas devant cette  double évidence : les Marxistes des sociétés prétendues mûres ont  soutenu (quand ils ne l’ont pas dissimulée) voire pratiqué cette  violence ; les sociétés « archaïques » ou « féodales » non communistes  ont au contraire le plus souvent évité d’y avoir recours à un degré  équivalent ou comparable.</p>
<p>Une explication centrée sur la pensée de Marx est donc la seule à  même de rendre compte de la terreur exercée par ceux qui se sont référés  à lui.</p>
<h3>II – Les germes de la terreur dans la pensée de Marx</h3>
<p>Pour contester que les meurtres du socialisme trouvent leur source  dans la pensée de Marx, il a pu être rappelé que Marx n’avait pas  indiqué qu’il fallait organiser des camps de travail obligatoires pour  les déviants ni mettre en place une police politique. La liberté dont  jouirait chaque homme dans le cadre d’une relation harmonieuse avec  toute la société était au contraire mise en avant.</p>
<p>Cette stratégie de défense qui s’appuie sur la distance entre les  prévisions de Marx sur les conséquences de la révolution et ses  résultats concrets (A) cache mal le fait que Marx avait justifié la  violation des libertés individuelles dans le cadre de la révolution (B).</p>
<h3>A – Arguments utilisés par les Marxistes pour dissocier Marx des crimes communistes</h3>
<p>La méthode utilisée pour disculper Marx est de dire qu’il n’a pas voulu ce qui s’est produit.</p>
<p>Pourtant, comme nous le montrerons, sans en décrire les procédés par  le menu, il a largement libéré les esprits devant l’usage de la terreur.  La différence principale existant entre ses écrits et l’expérience du  communisme réel est le résultat des méthodes employées, non les méthodes  elles-mêmes.</p>
<p>Les descriptions, mêmes succinctes, que lui et Engels ont laissé des  sociétés communistes étaient en effet bien différentes de ce qu’elles  furent. Les Marxistes tirent parti de ce fait pour soutenir que sa  pensée n’a pas été respectée. Ils font comme si le fait que le remède  qu’il préconise n’avait pas les effets souhaités était une excuse pour  un charlatan et non ce qui le condamne. Ils se comportent comme un  illuminé qui, pour permettre aux gens de trouver le bonheur, les  inviteraient à se jeter d’une falaise vers un « envol glorieux » et  répondrait devant l’échec de sa méthode que celle-ci « n’a pas été  respectée parce que les gens ne se sont pas envolés comme ils auraient  dû le faire, ce qui les empêche naturellement d’accéder au bonheur qui  leur était promis en cas de respect de la consigne ». La défense  proposée par les Marxistes finit par ressembler à ceci : « D’ailleurs,  quel rapport entre la pensée de Marx et ces horribles régimes se  réclamant abusivement de sa pensée ? Marx et Engels avaient dit : « à  chacun selon ses besoins » et au final : famine en Ukraine et au  Kazakhstan (sous la main de fer de Staline), Chine (sous la férule de  Mao), au Cambodge (sous la coupe de Pol pot), en Ethiopie (sous la  dictature de Mengistu), en Corée du Nord (sous le joug de Kim Jing Sun  et Kim Jong Il) ! Ces désastres ne sont-ils pas la preuve que les idéaux  de Marx ont été trahis ?… »</p>
<p>Selon Marx, l’intimidation de la bourgeoisie par la force devait  correspondre à un élan enthousiaste en faveur de la révolution jusqu’à  l’union complète de la société. Au final, la terreur devait être un mal  bien mince au regard du bien qui devait en résulter. Pourtant l’élan  populaire souhaité n’est jamais apparu. En effet la contrainte ne fait  pas naître des convictions (ou seulement dans le sens opposé à celui  dans lequel elle s’exerce). En outre, l’économie socialiste crée la  pénurie et empêche chacun d’affirmer ses qualités propres, selon la voie  qu’il a choisie.</p>
<p>C’est pourquoi, la terreur devait automatiquement être prolongée indéfiniment, sans donner les résultats espérés.</p>
<h3>B – Justification de la violation des libertés dans le cadre de la révolution</h3>
<p>Si Marx n’a pas exactement précisé les entorses aux libertés  individuelles que justifiaient le projet révolutionnaire, il en a  justifié le principe. Cet élément isolé n’était pas il est vrai  suffisant pour donner au projet Marxiste une coloration totalitaire.  L’intensité des atteintes au droit des personnes auraient pu y être  limitées à celles qui ont cours dans une dictature classique. C’est en  fait la conception d’une société constituée de classes antagonistes qui  est la cause du caractère totalitaire du Marxisme.</p>
<p>Une distinction est donc ici nécessaire. Marx a expressément souhaité  que des méthodes dictatoriales soient employées durant la phase  révolutionnaire. Il n’a pas précisé qu’elles devaient atteindre le degré  de terreur qu’elles ont connu mais il l’a rendu probable par la  description de la société qu’il proposait aux adeptes futurs de la  révolution.</p>
<p><strong>1 – Ce que Marx a voulu : l’emploi de méthodes dictatoriales</strong></p>
<p>Elles reposent sur les deux inventions Marxistes que sont le rejet  des libertés formelles au profit des libertés réelles et la dictature du  prolétariat.</p>
<p><strong>Le rejet des libertés « formelles » au profit des « libertés réelles »</strong></p>
<p>Dans la conception classique, la liberté consiste dans l’absence  d’intrusion d’un tiers dans le champ d’action d’une personne. Dans la  conception de Marx, elle correspond à l’étendue des possibilités  d’action de chacun.</p>
<p>Dès lors qu’il défend cette seconde conception, il est donc permis de  priver une personne ou un groupe de certaines libertés, si à l’échelle  de la société, la liberté s’en trouve accrue. Selon cette logique, il  est légitime d’interdire l’expression de toute opinion dissidente si  cela favorise l’avènement de la société sans classes.</p>
<p><strong>La dictature du prolétariat</strong></p>
<p>Marx utilise l’expression de dictature du prolétariat. Comment une  dictature pourrait-elle être respectueuse des libertés d’opinion et  d’expression ? L’utilisation de ce mot ne peut prêter à confusion. Un  auteur, s’il veut être compris, utilise un mot en fonction du sens qui  lui est donné par le public. S’il en retient une acception différente,  il aura à cœur de le préciser. Ce qui interroge dans cette expression  est le mot « prolétariat ». Comment une entité aussi vague que le  prolétariat pourrait exercer une dictature ? Cependant l’emploi de  méthodes violentes durant cette phase ne laisse pas de doute.</p>
<p>Ces deux principes conduisent le Marxiste à avoir une conception  radicale du principe selon lequel la fin justifie les moyens. Si le  Marxiste nourrit une haine particulière pour l’ennemi de classe, le  capitaliste ou le petit-bourgeois, il n’en est pas moins capable de  justifier la destruction de vies innocentes, dès lors qu’elle sera  nécessaire au déroulement de la révolution et contribuera selon lui à la  création du monde nouveau qu’il appelle de ses veux.</p>
<p><strong>2 – Ce qu’il a rendu possible : le totalitarisme</strong></p>
<p>La manière dont Marx a présenté l’opposition des classes sociales  comme fondement de la société a nourri la violence des partisans de la  révolution. Les principes de la description des classes par Marx sont  l’opposition radicale des classes et le déterminisme de classe. Du fait  de l’opposition radicale des classes, chaque individu est à un moment  donné totalement attaché aux intérêts de l’une ou l’autre des classes  sociales. Le Marxisme admet peu de nuances ou de stades intermédiaires.  Le déterminisme de classe conduit à l’impossibilité de changer de classe  sociale au cours de son existence. Ces principes ont des conséquences  sur la manière dont les Marxistes jugeront ceux qu’ils définissent comme  capitalistes et prolétaires.</p>
<p><strong>Le capitaliste dans les classes sociales Marxistes</strong></p>
<p>Marx ne se soucie pas de réfuter les thèses des défenseurs de ce  qu’avant lui on n’appelait pas encore le capitalisme, il préfère les  présenter comme des personnes motivées exclusivement par leurs intérêts  de classe.</p>
<p>L’absence d’échange argumenté qui résulte d’une telle approche  empêche les contacts permettant aux opposants de mieux se connaître, de  modérer leurs opinions et favorise au contraire la suspicion et  l’agressivité.</p>
<p>De plus, l’aspect mécaniste du déterminisme de classe dans lequel  Marx inscrit les capitalistes les déshumanise et leur interdit d’espérer  bénéficier de l’indulgence ou la compréhension que l’on pourrait avoir  pour des fautes humaines.</p>
<p>Pourtant, on ne peut avoir de haine pour un automate, pas plus que  pour les lois de la gravité ou les puissances de la nature, qui ne sont  pas responsables des forces qui les régissent, même lorsqu’elles sont  néfastes. Ce sont les humains, responsables de leurs actes, qui  suscitent de tels sentiments.</p>
<p>Cette idée a pourtant eu la faculté de préserver la haine que l’on ne  peut avoir que pour des hommes tout en supprimant tout processus  d’empathie susceptible de modérer celle-ci.</p>
<p><strong>Le prolétaire dans les classes sociales Marxistes</strong></p>
<p>En raison du déterminisme de classe, les individus doivent appartenir  à la classe des prolétaires ou des capitalistes. De plus, la révolution  prolétarienne est envisagée comme un mouvement enthousiaste,  unanimiste. Les prolétaires sont tous unis dans le combat  révolutionnaire. La divergence concernant les moyens et les objectifs ou  même l’indifférence ne sont pas envisagées.</p>
<p>Par conséquent, l’opposition au sein du Marxisme pose des problèmes  insolubles. Elle implique que l’un des opposants doive être exclu de la  classe des prolétaires et être inclus dans le camp des capitalistes. Le  communiste confronté à un opposant Marxiste devra choisir qui des deux  appartient à la vermine capitaliste. Il aura spontanément tendance à  dénoncer un traitre en son opposant. Dans le cadre d’une organisation  hiérarchisée, cela conduit la tête à réprimer toute opposition.</p>
<p>L’indifférence à la cause, le simple égoïsme, excluent également de  la classe des prolétaires, supposés acteurs enthousiastes de la  révolution à venir, celui qui a ces vices supposés et le rejettent dans  le camp de la « vermine capitaliste et assimilés ». En l’absence  d’espace intermédiaire entre le fanatisme révolutionnaire et la  traitrise favorable aux capitalistes, les preuves d’un dévouement absolu  à la cause seront recherchées avec acharnement au moyen de purges  systématiques.</p>
<p><strong>3 – Un exemple révélateur de l’influence de la pensée de Marx</strong></p>
<p>Les deux aspects décrits ici, indifférence au sort des innocents dans  le cadre de la marche révolutionnaire, haine inextinguible à l’encontre  des ennemis de la révolution, se retrouvent dans cette correspondance  de Lénine, datant de la guerre civile russe et de la famine qu’elle a  provoquée :</p>
<p>« <em>Avec tous ces gens affamés qui se nourrissent de  chair humaine, avec les routes jonchées de centaines, de milliers de  cadavres, c’est maintenant et seulement maintenant que nous pouvons (et  par conséquent devons) confisquer les biens des églises avec une énergie  farouche, impitoyable, et réduire toute résistance. C’est précisément  maintenant et seulement maintenant que l’immense majorité des masses  paysannes peut nous soutenir ou, plus exactement, peut ne pas être en  mesure de soutenir cette poignée de cléricaux Cent-Noirs et de  petits-bourgeois réactionnaires [...]. Aussi j’en arrive à la conclusion  catégorique que c’est le moment d’écraser le clergé Cent-Noirs de la  manière la plus décisive et la plus impitoyable, avec une telle  brutalité qu’il s’en souvienne pour des décennies. Plus le nombre de  représentants du clergé réactionnaire et de la bourgeoisie réactionnaire  passés par les armes sera important, et mieux cela sera pour nous. Nous  devons donner une leçon à tous ces gens de telle sorte qu’ils ne  songeront même plus à quelque résistance que ce soit des décennies  durant.</em> »</p>
<p>Au cours de la première moitié de 1922, et alors que la guerre civile  est terminée, environ 8 000 prêtres, moines et moniales sont tués ou  exécutés tandis que le nombre de morts de la famine est d’au moins un  million et demi. Si les conditions climatiques et la guerre civile ont  eu rôle important dans cette famine, les réquisitions menées par les  bolchéviques pour favoriser l’effort de guerre ont largement aggravé les  choses.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Suite à l’ouverture du rideau de fer, un certain désarroi idéologique  a gagné les rangs de l’extrême-gauche. Il a été résolu en présentant  une nouvelle critique du capitalisme expurgée des réflexes rhétoriques  acquis par le Marxisme institutionnel et en présentant comme « pensée  unique » les enseignements empiriques favorables à l’économie de marché.  Ce nouvel anticapitalisme représenté par le mouvement antimondialiste,  et Attac ou le monde diplomatique en France nous rappelle qu’il a existé  une tradition communiste extérieure au Marxisme avec le mouvement  anarchiste.</p>
<p>Le mouvement antimondialiste, massivement soutenu par les médias (qui  ont eu tôt fait d’accepter l’appellation d’altermondialiste, que ce  mouvement a voulu se donner quand les libéraux restent caricaturés en  « ultralibéraux ») a suscité quelque espoir auprès d’une population  déçue par l’échec du communisme mais effrayée par le « capitalisme  sauvage ». Il n’y a pourtant rien à attendre d’un tel mouvement, pas  plus que de tous ceux qui défendent le principe de l’égalité matérielle  des biens. S’il n’a jamais eu le pouvoir, l’anarchisme n’a cessé de  susciter le terrorisme et a donné aux pires criminels (la bande à  Bonnot) les moyens d’expliquer leurs méfaits.</p>
<p>Ces doctrines partent toutes de prémisses fausses concernant le  fonctionnement de la société et la marche de l’économie. Or, plus une  description de la réalité en est éloignée, parfois jusqu’au délire, plus  celui qui y croit aura recours à la violence pour conformer la société à  sa vision déformée.</p>
<p>La preuve la plus évidente de l’incapacité des différents mouvements  communistes à simplement décrire la réalité est l’adoption de la thèse  selon laquelle les capitalistes, propriétaires des biens de production,  auraient la possibilité d’absorber à leur profit l’ensemble des gains de  productivité de l’économie et de maintenir ainsi le niveau de vie des  ouvriers à la limite de ce qui est nécessaire à leur survie.</p>
<p>Dès le XIXème siècle, les libéraux avaient prévu que l’aisance  matérielle du plus grand nombre progresserait avec les gains de  productivité. A l’époque, le pronostic communiste pouvait encore  paraitre vraisemblable. Les évidences issues du développement des  sociétés modernes, l’augmentation très rapide du salaire réel (le niveau  de vie) dans de nombreux pays asiatiques ont montré que ce n’était pas  le cas.</p>
<p>Pourtant, ces phénomènes correspondant à un effet naturel du  développement du capitalisme, parfaitement indépendants de toute « loi  sociale » ou politique de « redistribution des richesses » ne les ont  pas conduits à renoncer à des croyances économiques dépassées.</p></blockquote>
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		<title>Idéologie en faillite&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 11:26:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour tous les Michael Moore, Oliver Stone et Sylvain Guillemette. Ce n&#8217;est pas moi qui le dit mais le Lider Maximo lui-même&#8230; &#8216;The Cuban model doesn’t even work for us anymore&#8217;: Castro Jeff Franks, Reuters, with files from National Post · Wednesday, Sept. 8, 2010 Havana — Fifty years after the Cuban Revolution, Fidel Castro [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour tous les Michael Moore, Oliver Stone et Sylvain Guillemette. Ce n&#8217;est pas moi qui le dit mais le Lider Maximo lui-même&#8230;</p>
<blockquote style="background-color: #e7e8af; border: medium double #000000;"><p><img class="size-full wp-image-2463 alignleft" title="national-post-logo" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/national-post-logo.png" alt="" width="331" height="56" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><img class="size-full wp-image-2464  alignnone" style="float: left;" title="Castro" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/Castro.jpg" alt="" width="266" height="319" /></p>
<h2 style="text-align: center;">&#8216;The Cuban model doesn’t even work for us anymore&#8217;: Castro</h2>
<p><br class="spacer_" /></p>
<div>
<p>Jeff Franks, Reuters, with files from National Post · Wednesday, Sept. 8, 2010</p>
<div>
<div id="npStoryContent">
<p>Havana — Fifty years after the Cuban Revolution, Fidel Castro has admitted the country’s economic model no longer works.</p>
<p>The  former Cuban president also said he was wrong to urge the Soviet Union  to launch nuclear weapons against the United States during the 1962  Cuban Missile Crisis.</p>
<p>“After I’ve seen what I’ve seen, and knowing  what I know now, it wasn’t worth it all,” he told Jeffrey Goldberg, a  writer for the <em>Atlantic Monthly</em> magazine during a wide-ranging interview.</p>
<p>On his blog for the <em>Atlantic,</em> Mr. Goldberg reveals how he was phoned while on vacation a few weeks  ago by the head of the Cuban Interest Section in Washington who said Mr.  Castro wanted to discuss with him a recent article he had written on  Iran and Israel. After flying to Cuba he was met by a “frail and aged  Fidel &#8230; wearing a red shirt, sweatpants and black New Balance  sneakers.”</p>
<p>During the course of their first five-hour discussion,  Mr. Castro warned the United States and Iran that they were heading for  nuclear confrontation and urged Israel to give up nuclear weapons.</p>
<p>“The  Iranian capacity to inflict damage is not appreciated,” he said. “Men  think they can control themselves, but [U.S. President Barack] Obama  could overreact and a gradual escalation could become a nuclear war.”</p>
<p>He  also criticized Mahmoud Ahmadinejad for denying the Holocaust and said  the Iranian leader’s anti-Semitism did not help the cause for peace.</p>
<p>“I  don’t think anyone has been slandered more than the Jews. I would say  much more than the Muslims. They have been slandered much more than the  Muslims because they are blamed and slandered for everything. No one  blames the Muslims for anything,” he said.</p>
<p>“The Jews have lived an existence that is much harder than ours. There is nothing that compares to the Holocaust.”</p>
<p>Mr.  Castro, who formerly declared Cuba a socialist state in 1961 and  himself a Marxist Leninist, was asked if Cuba’s model — Soviet-style  communism — was still worth exporting to other countries and he replied,  “The Cuban model doesn’t even work for us anymore.”</p>
<p>The comment  appeared to reflect Mr. Castro’s agreement with his younger brother,  President Raul Castro, who has initiated modest reforms to stimulate  Cuba’s troubled economy.</p>
<p>Mr. Goldberg said Julia Sweig, a Cuba  expert at the Council on Foreign Relations think-tank in Washington who  accompanied him to Havana, believed Mr. Castro’s words reflected an  acknowledgment that “the state has too big a role in the economic life  of the country.”</p>
<p>Such sentiment would help President Castro, who  took over from his brother in 2008, against those members of the ruling  Communist Party who oppose his attempts to loosen the state’s hand, Ms.  Sweig told Mr. Goldberg.</p>
<p>Mr. Castro, since emerging in July from  four years of seclusion following intestinal surgery, has become an  anti-nuclear weapons crusader expressing concern about the future of the  world.</p>
<p>Ms. Sweig said the 84-year-old Mr. Castro was at an early stage of reinventing himself as a senior statesman on the world stage.</p>
<p>During  their visit, Mr. Goldberg and Ms. Sweig also went with Mr. Castro, at  his invitation, to see a dolphin show at Cuba’s National Aquarium in  Havana.</p>
<p>They were accompanied by local Jewish leader Adela Dworin,  who Mr. Castro kissed in front of the cameras in a possible message to  Iranian leaders, Mr. Goldberg said in his blog on Wednesday.</p>
<p>And  asked if his illness had caused him to change his mind about the  existence of God, Mr. Castro replied, “Sorry, I’m still a dialectical  materialist.”</p>
<p><em>Reuters, with files from National Post</em></p>
</div>
</div>
<p>Read more:  <a href="http://www.nationalpost.com/news/Cuban+model+doesn+even+work+anymore+Castro/3497270/story.html#ixzz0z1vD8orr">http://www.nationalpost.com/news/Cuban+model+doesn+even+work+anymore+Castro/3497270/story.html#ixzz0z1vD8orr</a></p>
</div>
</blockquote>
<p>Et tout juste après la publication de <a href="http://www.minarchisteqc.com/2010/09/dossier-sante-3ieme-partie-cuba-lapartheid-medical/" target="_blank">ma critique du système de santé de Cuba</a>&#8230; Du bonbon <img src='http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>La futilité de l&#8217;interventionnisme étatique</title>
		<link>http://www.minarchisteqc.com/2010/08/la-futilite-de-linterventionnisme-etatique/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 04:01:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hier, j&#8217;ai eu une plaisante discussion avec un collègue pour lequel j&#8217;ai une grande estime, même si nous ne partageons pas les mêmes opinions sur tout. Ce que je préfère des gens auxquels je m&#8217;associe, c&#8217;est qu&#8217;ils aient des convictions et qu&#8217;ils les assument, même si je ne ne partage pas ces convictions. Les débats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, j&#8217;ai eu une plaisante discussion avec un collègue pour lequel j&#8217;ai une grande estime, même si nous ne partageons pas les mêmes opinions sur tout. Ce que je préfère des gens auxquels je m&#8217;associe, c&#8217;est qu&#8217;ils aient des convictions et qu&#8217;ils les assument, même si je ne ne partage pas ces convictions. Les débats sont d&#8217;ailleurs beaucoup plus intéressants lorsque votre interlocuteur n&#8217;est pas 100% d&#8217;accord avec vous. Je ne le nommerai pas, mais je sais qu&#8217;il se reconnaitra instantanément. Toujours est-il que quelque part dans la conversation, nous avons touché le sujet de l&#8217;interventionnisme.</p>
<p>Ceux qui comprennent la <a href="http://www.minarchisteqc.com/tag/libertarianisme/">philosophie libertarienne</a> comprennent bien que les libertariens s&#8217;opposent farouchement aux interventions de l&#8217;état, mais peut-être ai-je négligé d&#8217;expliquer clairement pourquoi nous y sommes si opposés. Je pourrais probablement vous offrir une longue dissertation de mon propre crû, mais je suis en vacances, alors je me permet quelques petits raccourcis. Je cèderai donc la place à <a href="http://www.minarchisteqc.com/tag/ludwig-von-mises/" target="_blank">Ludwig von Mises</a> sous la forme d&#8217;un article paru dans la revue &laquo;&nbsp;Christian Economics&nbsp;&raquo; en 1964 mais qui, comme vous le constaterez sûrement, est encore plus d&#8217;actualité aujourd&#8217;hui.</p>
<blockquote style="background-color: #ebe9e9; border: thin solid #000000;"><p><img class="alignnone size-medium wp-image-324" title="mises1950ny" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/mises1950ny-220x300.jpg" alt="Ludwig Von Mises (1881-1973)" width="145" height="196" /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;">L&#8217;illusion de l&#8217;intervention gouvernementale</span></p>
<p style="text-align: center;"><em>Publié pour la première fois dans </em>Christian Economics,<em> 4 février 1964</em>.</p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p>Les facultés intellectuelles et morales de l&#8217;homme ne peuvent s&#8217;épanouir que là où les gens s&#8217;associent entre eux de manièrent pacifique. C&#8217;est la paix qui est à l&#8217;origine de toutes les choses humaines, et non — comme le disait le philosophe antique grec Héraclite — la guerre. Mais la nature humaine étant ce qu&#8217;elle est, la paix ne peut être établie et préservée que par un pouvoir capable d&#8217;écraser les briseurs de paix et disposé à la faire.</p>
<p>Le gouvernement, l&#8217;État, est l&#8217;appareil social de coercition et de contrainte. Son but est de rendre le monde sûr pour permettre la coopération humaine, et ce en protégeant la société face aux attaques des agresseurs étrangers et des bandits nationaux. La marque caractéristique du gouvernement est de disposer, dans une région donnée du globe, du pouvoir et du droit exclusifs d&#8217;avoir recours à la violence.</p>
<p>Dans l&#8217;orbite de la civilisation occidentale, le pouvoir et les fonctions du gouvernement sont limités. Plusieurs centaines, voire des milliers d&#8217;années de rudes conflits ont conduit à une situation garantissant aux citoyens individuels la liberté et de véritables droits, et non de simples libertés. Dans une économie de marché les individus sont à l&#8217;abri de toute intervention du gouvernement tant qu&#8217;ils ne violent pas les lois dûment promulguées du pays. Le gouvernement n&#8217;entre en jeu que pour protéger les gens honnêtes et respectueux de la loi contre des attaques violentes et frauduleuses.</p>
<p>Il y a des gens qui disent que le gouvernement est un mal, mais qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un mal nécessaire. Cependant, ce qui est nécessaire en vue de parvenir à une fin donnée ne doit pas être qualifié de mal au sens moral du terme. C&#8217;est un <em>moyen</em>, mais ce n&#8217;est pas un <em>mal</em>. On peut même dire que le gouvernement est la plus bénéfique de toutes les institutions terrestres car sans lui il ne pourrait y avoir ni coopération pacifique entre les hommes, ni civilisation, ni vie morale. C&#8217;est dans ce sens que l&#8217;apôtre a dit qu&#8217; « il n&#8217;y a point d&#8217;autorité qui ne vienne de Dieu » <a href="#notea"><sup><span class="sdfootnoteanc">a</span></sup></a>.</p>
<p><strong>Mais l&#8217;existence même d&#8217;un appareil gouvernemental de coercition et de contrainte fait surgir un nouveau problème. Les hommes détenant cet appareil cèdent trop facilement à la tentation de mésuser de leur pouvoir. </strong>Ils tournent leurs armes vers ceux qu&#8217;ils devaient servir et protéger. Le principal problème politique de toutes les époques fut et est le suivant : comme éviter que les dirigeants ne se transforment en despotes et ne créent un État totalitaire. Défendre le liberté individuelle contre les empiètements des gouvernements tyranniques, contre les dangers d&#8217;un régime totalitaire, voilà quel était et quel est la question fondamentale de l&#8217;histoire de la civilisation occidentale.</p>
<p>Or à notre époque la cause du totalitarisme a trouvé une nouvelle vigueur par le biais d&#8217;une ruse. <strong>L&#8217;élimination radicale de toute liberté de l&#8217;individu à choisir sa propre voie, et ce au bénéfice de l&#8217;autorité politique suprême, est saluée sous les noms de socialisme, de communisme ou de planisme comme la victoire de la véritable liberté. Ceux qui visent à un état de fait où tout le monde sera réduit au statut de simple rouage dans les plans des « ingénieurs sociaux » paradent et s&#8217;affichent comme les successeurs des grands champions de la liberté. L&#8217;assujettissement d&#8217;une nation libre par les forces du régime le plus tyrannique qu&#8217;ait connu l&#8217;Histoire est appelé « libération ».</strong></p>
<h4>La politique de la voie médiane</h4>
<p>Face au formidable défi du totalitarisme, les partis au pouvoir en Occident ne cherchent pas à préserver le système de la libre entreprise qui a offert à leurs nations le plus haut niveau de vie jamais atteint dans l&#8217;Histoire. Ils ignorent que la situation de tous les citoyens de États-Unis et des autres nations qui n&#8217;ont pas placé trop d&#8217;obstacles sur la route de la libre entreprise est bien plus favorable que la situation des habitants des pays totalitaires. Ils pensent qu&#8217;il est nécessaire d&#8217;abandonner l&#8217;économie de marché et d&#8217;adopter une politique de la voie médiane, supposée éviter les prétendus défauts de l&#8217;économie capitaliste. Ils cherchent un système qui, comme ils le disent, serait aussi éloigné du socialisme que du capitalisme et qui serait supérieur aux deux. Ils veulent éliminer, au moyen de l&#8217;intervention directe du gouvernement, ce qu&#8217;ils considèrent être insatisfaisant dans l&#8217;économie de marché.</p>
<p>Une telle politique d&#8217;immixtion du gouvernement dans les phénomènes du marché avait déjà été recommandée par Marx et Engels dans le <em>Manifeste communiste</em>. Mais les auteurs du <em>Manifeste communiste</em> considéraient les dix groupes de mesures interventionnistes qu&#8217;ils suggéraient comme devant conduire petit à petit au socialisme intégral. Tandis que de nos jours les porte-parole du gouvernement et les politiciens de gauche préconisent ces mêmes mesures comme étant une méthode, voire l&#8217;<em>unique</em> méthode, pour sauver le capitalisme.</p>
<p>Les avocats de l&#8217;interventionnisme ou de l&#8217;immixtion du gouvernement sur le marché se défendent de vouloir le socialisme et disent vouloir conserver au contraire la propriété privée des facteurs de production matériels, la libre entreprise et l&#8217;échange marchand. Mais ils prétendent que ces institutions de l&#8217;économie de marché pourraient facilement être utilisées de travers, et qu&#8217;elles le sont d&#8217;ailleurs souvent, par les classes possédantes afin d&#8217;exploiter de manière injuste les couches pauvres de la population. Pour éviter un tel résultat ils souhaitent restreindre la liberté d&#8217;action des individus par des ordres et des interdictions édictés par le gouvernement. Le gouvernement devrait s&#8217;immiscer dans toutes les actions des hommes d&#8217;affaires qu&#8217;il considère comme nuisant à l&#8217;intérêt public ; sur les autres aspects, toutefois, il devrait laisser fonctionner le marché et lui seul.</p>
<p>Selon cette doctrine interventionniste seul le gouvernement est qualifié pour décider dans chaque cas si « l&#8217;intérêt public » réclame ou non l&#8217;intervention du gouvernement. La véritable signification du principe interventionniste revient par conséquent à déclarer : Le monde des affaires est libre d&#8217;agir tant qu&#8217;il suit exactement les plans et les intentions du gouvernement. Il ne reste ainsi rien d&#8217;autre au marché que le droit d&#8217;exécuter humblement ce que le gouvernement veut qu&#8217;il fasse. Il ne reste à l&#8217;économie de marché que quelques mots, bien que leur signification ait radicalement changé.</p>
<p><strong>La doctrine interventionniste n&#8217;arrive pas à comprendre que les deux systèmes — l&#8217;économie de marché et sa suprématie des consommateurs d&#8217;une part, l&#8217;économie dirigée par le gouvernement d&#8217;autre part — ne peuvent pas être combinés au sein d&#8217;un composé viable. </strong>Dans l&#8217;économie de marché les entrepreneurs sont soumis sans restriction à la suprématie des consommateurs. Ils sont obligés d&#8217;agir de façon à ce que leurs opérations soient approuvées par les achats des consommateurs et deviennent de ce fait rentables. S&#8217;ils échouent dans leurs tentatives, ils subissent des pertes et doivent, s&#8217;ils n&#8217;arrivent pas à modifier leurs méthodes, changer de métier.</p>
<p><strong>Toutefois, même si le gouvernement empêche les entrepreneurs de choisir les projets que les consommateurs veulent que ces derniers exécutent, il ne parvient pas aux fins qu&#8217;il voulait atteindre par ses ordres et ses prohibitions. Producteurs et consommateurs sont tous deux forcés d&#8217;adapter leur comportement au nouvel état de choses consécutif à l&#8217;intervention du gouvernement. Mais il se peut que la façon dont eux, producteurs et consommateurs, réagissent, apparaisse encore moins souhaitable aux yeux du gouvernement et des avocats de l&#8217;intervention que la situation précédente du marché libre de toute entrave et que le gouvernement voulait modifier. Dès lors, si le gouvernement ne veut pas s&#8217;abstenir de toute intervention et revenir sur sa première mesure, il est obligé d&#8217;ajouter une nouvelle intervention à la première. La même histoire se répète alors à un autre niveau. Et à nouveau le résultat de l&#8217;intervention du gouvernement lui apparaît encore moins satisfaisant que la situation précédente à laquelle il désirait remédier.</strong></p>
<p><strong>De cette façon le gouvernement est forcé d&#8217;ajouter à sa première intervention de plus en plus de décrets d&#8217;ingérence, jusqu&#8217;à éliminer de fait toute influence des facteurs du marché — entrepreneurs, capitalistes, ainsi qu&#8217;employés et consommateurs — de la détermination de la production et de la consommation.</strong></p>
<h5><strong>Note</strong></h5>
<p><a name="notea"></a><a class="sdfootnotesym" name="sdfootnoteasym" href="http://herve.dequengo.free.fr/Mises/LEI/LEI_11.htm#sdfootnoteaanc">a.</a> <em>Épître de Paul aux Romains</em> (13:1). NdT.</p>
</blockquote>
<p>Ça fait déjà plusieurs décennies que nous subissons la politique de la voie médiane telle que von Mises l&#8217;a décrite ci-haut. Le résultat est peu édifiant: Crise après crise nous maintient dans un état de terreur constant et les banquiers et la classe dirigeante s&#8217;enrichissent aux frais des contribuables. Profits privés et pertes socialisées et un endettement à ce point astronomiques que nous ne pourrons jamais le rembourser. Tout ça grâce à l&#8217;interventionnisme de politiciens qui ne reconnaissent plus aucune limite à leur pouvoir. Ils profitent de la naïveté des gens pour exercer ce pouvoir impunément. Une seule chose peut les arrêter: <strong>Vous</strong>!</p>
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		<title>Éloge au travail à bon marché</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 02:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un vieil adage dit que si vous donnez un poisson à un homme, vous le nourrirez pour un jour. Donnez-lui un filet et apprenez-lui à pêcher et il pourra se nourrir pour la vie. Si la plupart d&#8217;entre nous n&#8217;ont aucun problème à donner un poisson, ceux qui veulent fournir le filet essuient souvent l&#8217;ire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2324" class="wp-caption alignnone" style="width: 503px"><img class="size-full wp-image-2324" title="Vuilnisbelt" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/Vuilnisbelt.jpg" alt="" width="493" height="352" /><p class="wp-caption-text">Smokey Mountain. L&#39;alternative aux sweat shops pour les pauvres.</p></div>
<p>Un vieil adage dit que si vous donnez un poisson à un homme, vous le nourrirez pour un jour. Donnez-lui un filet et apprenez-lui à pêcher et il pourra se nourrir pour la vie. Si la plupart d&#8217;entre nous n&#8217;ont aucun problème à donner un poisson, ceux qui veulent fournir le filet essuient souvent l&#8217;ire des bien pensants qui considèrent ça comme de l&#8217;esclavage et de l&#8217;asservissement.  Comment pouvons nous oser exploiter ces pauvres gens en les payant une pitance pour satisfaire nos besoins de consommation? Je ne tenterai pas de vous expliquer moi-même, méchant droitiste exploiteur que je suis; je vais plutôt laisser une icône de la gauche le faire pour moi. Il n&#8217;arrive pas souvent que je sois d&#8217;accord avec Paul Krugman, l&#8217;économiste/chroniqueur du New York Times, titulaire du Nobel d&#8217;économie de 2008 pour ses travaux sur le commerce international et la globalisation, mais pour une fois je suis complètement en accord avec son <a href="http://www.slate.com/id/1918" target="_blank">article</a> sur le site Slate. Je me permets de le traduire et de le reproduire ici pour votre bénéfice.</p>
<blockquote style="font-family: Times New Roman,Times,serif; background-color: #cfd2d3; border: medium double #000000;"><p><br class="spacer_" /></p>
<div id="attachment_408" class="wp-caption alignleft" style="width: 201px"><strong><a href="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/krugmannytimes.jpg"><img class="size-full wp-image-408" style="float: left;" title="Paul Krugman" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/krugmannytimes.jpg" alt="" width="191" height="248" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Paul Krugman</p></div>
<h2><strong>Éloge au travail à bon marché</strong></h2>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>De mauvais emplois mal payés sont mieux que pas d&#8217;emploi du tout</strong></span>.</p>
<p><span style="font-size: x-small;">Par Paul Krugman</span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Publié sur Slate le 21 mars 1997.</span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Traduit de l&#8217;anglais par Philippe David</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><br />
 </span></p>
<p>Pendant plusieurs années, un énorme dépotoir connu sous le nom de Smokey Mountain était le symbole préféré des médias de la pauvreté du tiers-monde. Plusieurs milliers d&#8217;hommes, femmes et enfants vivaient dans ce dépotoir &#8211; supportant la puanteur, les mouches, et les déchets toxiques afin de gagner sa vie en fouillant les ordures pour de la ferraille et autres matières recyclables. Et ils vivaient là volontairement, parce que les 10 $ qu&#8217;une famille de squatteurs pouvait gagner dans une journée était meilleurs que les alternatives.</p>
<p>Les squatteurs sont partis maintenant, enlevé de force par la police philippine l&#8217;année dernière comme un geste cosmétique à l&#8217;avance d&#8217;un sommet du Pacifique. Mais je me suis trouvé à penser à Smokey Mountain récemment, après avoir lu mon dernier lot de courrier haineux.</p>
<p>L&#8217;occasion était un éditorial que j&#8217;avais écrit pour le New York Times, dans lequel j&#8217;avais fait remarquer que si les salaires et les conditions de travail dans les nouvelles industries d&#8217;exportation du Tiers-Monde sont effroyables, ils sont une grande amélioration sur  «la pauvreté moins visible en milieu rural qu&#8217;il y avait précédemment. » Je suppose que j&#8217;aurais dû m&#8217;attendre à ce que ce commentaire génère des lettres du genre: «Eh bien, si vous perdez votre position confortable comme un professeur américain, vous pouvez toujours trouver un autre emploi &#8211; aussi longtemps que vous avez 12 ans et êtes désireux de travailler pour 40 cents l&#8217;heure. »</p>
<p>Cette indignation morale est commune parmi les adversaires de la mondialisation &#8211; du transfert de technologie et de capital de hauts salaires vers les pays à bas salaires et la croissance résultant du labeur intensif du secteur des exportations du tiers monde. Ces critiques considèrent comme acquis que n&#8217;importe qui fait l&#8217;apologie de ce processus est naïf ou corrompu, et, dans les deux cas, un agent de facto des capitaux mondiaux dans son oppression des travailleurs à l&#8217;étranger.</p>
<p>Mais les choses ne sont pas si simples, et les lignes morales ne sont pas si claires. En fait, permettez-moi de faire une contre-accusation: Le ton moral élevé des adversaires de la mondialisation n&#8217;est possible que parce qu&#8217;ils ont choisi de ne pas pousser leur réflexion jusqu&#8217;au bout. Alors que les gros bonnets capitalistes peuvent bénéficier de la mondialisation, les plus grands bénéficiaires sont, eh oui, les travailleurs Tiers Monde.</p>
<p>Après tout, la pauvreté mondiale n&#8217;est pas quelque chose récemment inventée pour le bénéfice des sociétés multinationales. Revenons en arrière au tiers monde d&#8217;il y a deux décennies (et tel qu&#8217;il est encore, dans de nombreux pays). En ces jours, même si la croissance économique rapide d&#8217;une poignée de petits pays asiatiques a commencé à attirer l&#8217;attention, les pays en voie de développement comme l&#8217;Indonésie ou le Bangladesh étaient encore essentiellement ce qu&#8217;ils avaient toujours été: des exportateurs de matières premières, importateurs de produits manufacturés. Des secteurs manufacturiers inefficaces desservant leurs marchés intérieurs, à l&#8217;abri derrière les quotas d&#8217;importation, mais qui généraient peu d&#8217;emplois. Pendant ce temps, la pression démographique poussaient les paysans désespérés dans la culture de terres de plus en plus marginales ou à chercher un moyen de subsistance de toutes les façons possibles &#8211; comme quadriller une montagne d&#8217;ordures.</p>
<p>Compte tenu de cette absence d&#8217;autres possibilités, vous pouviez embaucher des travailleurs à Jakarta ou Manille pour une bouchée de pain. Mais dans le milieu des années 70, la main d&#8217;œuvre bon marché ne suffisait pas à permettre à un pays en voie de développement de  concurrencer sur les marchés mondiaux pour les produits manufacturés. Les avantages retranchés des nations avancées &#8211; leur infrastructure et leurs savoir-faire technique, la taille beaucoup plus grande de leurs marchés et leur proximité avec les fournisseurs de composants clés, leur stabilité politique et les adaptations sociales subtiles, mais essentielles qui sont nécessaires à l&#8217;exploitation d&#8217;une économie efficace &#8211; semblait l&#8217;emporter sur une multiplication par dix ou vingt fois de la disparité des taux de salaire.</p>
<p>Et puis quelque chose a changé. Une combinaison de facteurs que nous ne comprenons toujours pas &#8211; les barrières tarifaires plus faibles, l&#8217;amélioration des télécommunications, des transports aériens moins chers &#8211; ont réduit les inconvénients de la production dans les pays en voie de développement. (Toutes autres choses étant égales, c&#8217;est toujours mieux de produire dans le Premier Monde &#8211; des histoires d&#8217;entreprises qui ont déplacé leur production au Mexique ou en Asie, puis sont retournées après avoir connu les inconvénients de l&#8217;environnement du Tiers Monde, sont communes.) Dans un nombre important d&#8217;industries, les bas salaires ont permis aux pays en voie de développement de pénétrer les marchés mondiaux. Et donc les pays qui avaient autrefois survécu en vendant des articles en jute ou du café ont commencé à produire des chemises et chaussures de sport à la place.</p>
<p>Les travailleurs de ces usines de chemises et espadrilles sont, inévitablement, très peu payés et doivent endurer de terribles conditions de travail. Je dis «inévitablement» parce que leurs employeurs ne sont pas en affaires pour leur santé (ou celle de leurs travailleurs), Ils vont  payer aussi peu que possible, et ce minimum est déterminé par les autres possibilités offertes aux travailleurs. Et ce sont des pays encore extrêmement pauvres, où la vie sur un tas d&#8217;ordures est attrayante par rapport aux alternatives.</p>
<p>Et pourtant, partout  où les industries d&#8217;exportation se sont implantées, il y a eu des améliorations mesurables dans la vie des gens ordinaires. C&#8217;est dû en partie au fait qu&#8217;une industrie en croissance doit offrir un salaire un peu plus élevés que ce que les travailleurs pourraient obtenir ailleurs afin de les inciter à se déplacer. Plus important encore, cependant, la croissance du secteur manufacturier &#8211; et la pénombre d&#8217;autres emplois que le nouveau secteur de l&#8217;exportation crée &#8211; a un effet d&#8217;entraînement dans l&#8217;économie. La pression sur la terre devient moins intense, donc les salaires ruraux augmentent; le bassin de chômeurs citadins toujours soucieux de se trouver du travail rétrécit, forçant les usines à se concurrencer les unes avec les autres pour les travailleurs et les salaires urbains commencent également à augmenter. Lorsque le processus a duré suffisamment longtemps &#8211; comme en Corée du Sud ou Taïwan &#8211; le salaire moyen de commencer à approcher ce que l&#8217;adolescent Américain peut gagner chez McDonald&#8217;s. Et finalement, les gens ne sont plus désireux de vivre dans les dépotoirs. (Smokey Mountain persiste parce que les Philippines, jusqu&#8217;à récemment, ne prennenr pas part à la croissance alimentée par les exportations dont jouissent ses voisins. Les emplois qui paient mieux que le tri d&#8217;ordures sont encore rares.)</p>
<p>Les avantages de la croissance économique alimentée par les exportations pour la masse des gens des pays nouvellement industrialisés ne sont pas une question de conjecture. Un pays comme l&#8217;Indonésie est encore si pauvre que des progrès peuvent être mesurés en termes de combien la personne moyenne reçoit à manger, depuis 1970, par l&#8217;apport par habitant est passée de moins de 2 100 à plus de 2 800 calories par jour. Un choquant un tiers des jeunes enfants souffrent encore de malnutrition &#8211; mais en 1975, la proportion était plus de la moitié. Des améliorations similaires peuvent être vus tout le long de la côte du Pacifique, et même dans des endroits comme le Bangladesh. Ces améliorations n&#8217;ont pas eu lieu parce que les gens bien intentionnés dans l&#8217;Ouest ont fait quoi que ce soit pour aider &#8211; l&#8217;aide étrangère, jamais grande, a récemment été réduite à presque rien. Il n&#8217;est pas le résultat des politiques bénignes des gouvernements nationaux, qui sont aussi impitoyables et corrompus que jamais. <strong>Il est le résultat indirect et involontaire de l&#8217;action des multinationales sans âme et rapace des entrepreneurs locaux, dont la seule préoccupation était de tirer parti des possibilités offertes par les bénéfices du travail à bon marché. Ce n&#8217;est pas un spectacle édifiant, mais peu importe la bassesse des motifs des personnes concernées, le résultat a été d&#8217;amener des centaines de millions de personnes de la misère à quelque chose de terrible, mais néanmoins encore nettement mieux.</strong></p>
<p>Pourquoi, alors, l&#8217;indignation de mes correspondants? Pourquoi l&#8217;image d&#8217;un  indonésienn cousant des espadrilles pour 60 cents de l&#8217;heure évoquent sentiment plus violent que l&#8217;image d&#8217;un autre indonésien gagnant l&#8217;équivalent de 30 cents l&#8217;heure à essayer de nourrir sa famille sur une petite parcelle de terre &#8211; ou d&#8217;un philippin faisant le tri sur un tas d&#8217;ordures?</p>
<p>Le principal élément de  réponse, je crois, est une sorte de délicatesse. Contrairement à  l&#8217;agriculture de subsistance famélique, les femmes et les enfants dans  l&#8217;usine d&#8217;espadrilles travaillent à des salaires d&#8217;esclaves pour notre  bénéfice &#8211; et cela nous fait sentir souillé. Et alors il y a des demandes  bien-pensantes des normes internationales du travail: Nous ne devrions  pas, les adversaires de la mondialisation insistent, être disposés à  acheter ces chaussures et ces chemises à moins que les gens qui font les  reçoivent des salaires décents et travaillent dans des conditions  décentes.</p>
<p>Cela semble juste &#8211;  mais l&#8217;est-ce? Pensons aux conséquences en profondeur.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, même si nous pouvions assurer les ouvriers dans les industries d&#8217;exportation du Tiers-Monde de salaires plus hauts et de meilleures conditions de travail, cela ne ferait rien pour les paysans, les journaliers, les éboueurs, et cetera qui composent la plus grande partie des populations de ces pays. Au mieux, forcer les pays en voie de développement d&#8217;adhérer à nos normes de travail créerait une aristocratie privilégiée de travail, laissant la pauvre majorité pour compte.</p>
<p>Et il ne pourrait même pas faire ça. Les avantages des industries établies du Premier Monde sont toujours formidables. La seule raison que les pays en voie de développement ont pu rivaliser avec ces industries, est leur capacité d&#8217;offrir de la main-d&#8217;œuvre bon marché aux employeurs. Refusez-leur cette possibilité et vous pourriez aussi bien leur refuser la perspective de continuer la croissance industrielle, et même renverser la croissance qui a été réalisée. Et puisque la croissance à vocation exportatrice, pour toute son injustice, a été un avantage énorme pour les ouvriers dans ces nations, quoi que ce soit qui ralentit cette croissance est certainement contre leurs intérêts. Une politique de bons emplois en principe, mais aucuns emplois en pratique, pourrait apaiser nos consciences, mais ce n&#8217;est pas favorable à ses bénéficiaires présumés.</p>
<p>Vous  pouvez dire que les damnés de la terre ne doit pas être forcés à servir  comme coupeurs de bois, porteurs d&#8217;eau et couseurs des  chaussures de sport pour les riches. Mais quelle est  l&#8217;alternative? Doivent-ils être aidés par  l&#8217;aide étrangère? Peut-être &#8211; même si les données historiques des régions  comme le sud de l&#8217;Italie suggère que cette aide a tendance à favoriser  la dépendance perpétuelle. Quoi qu&#8217;il en soit, il n&#8217;y a pas la  moindre perspective d&#8217;une aide importante qui se matérialise. Leur propre gouvernement devrait-il fournir plus de justice  sociale? Bien sûr &#8211; mais ils ne seront pas, ou du moins pas parce  que nous leur disons de le faire. <strong>Et tant que vous  n&#8217;avez pas d&#8217;alternative réaliste à l&#8217;industrialisation basée sur les  bas salaires, de s&#8217;y opposer signifie que vous êtes prêt à refuser aux  gens désespérément pauvres la meilleure chance qu&#8217;ils ont de progresser  pour ce qui revient à un un standard esthétique &#8211; c&#8217;est à dire, le fait que vous n&#8217;aimez pas l&#8217;idée des travailleurs  soient payés un salaire de misère de fournir des Occidentaux riche en  articles de mode.</strong></p>
<p>En bref, mes correspondants n&#8217;ont pas  droit à leur indignation. Ils n&#8217;ont pas  réfléchi à la question. Et quand les  espoirs de centaines de millions sont en jeu, porter notre réflexion jusqu&#8217;au bout n&#8217;est pas seulement une bonne pratique intellectuelle. C&#8217;est un devoir moral.</p>
</blockquote>
<p>Une petite chose amusante est que dans le premier passage que j&#8217;ai mis en caractères gras, Paul Krugman décrit précisément la main invisible d&#8217;Adam Smith. Quant au deuxième passage, il décrit très bien les conséquences de la bien-pensance et pourquoi elle est déplacée.</p>
<p>On ne peut pas accuser M. Krugman d&#8217;être à droite et pourtant même lui reconnaît que le travail bon marché est ce qui permet à des millions de gens de se sortir de la misère. L&#8217;aide internationale c&#8217;est le poisson qui ne nourrit son homme qu&#8217;un seul jour et qui le garde dans la dépendance perpétuelle. Les usines, aussi exploitatives soient-elles, sont le filet qui permet à ces gens de sortir de la dépendance et leur permettre de pourvoir pour eux-même.</p>
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		<title>Les pillards</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 15:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce matin je partage avec vous la dernière chronique de Nathalie Elgrably-Lévy qui porte sur la récente entente entre le gouvernement et le front commun des employés publics. Cette entente prouve encore plus que  jamais qu&#8217;on prend les contribuables pour &#171;&#160;la banque à pitons&#160;&#187; qu&#8217;on peut piller à volonté. Au fait, puisque la richesse est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin je partage avec vous la dernière chronique de Nathalie Elgrably-Lévy qui porte sur la récente entente entre le gouvernement et le front commun des employés publics. Cette entente prouve encore plus que  jamais qu&#8217;on prend les contribuables pour &laquo;&nbsp;la banque à pitons&nbsp;&raquo; qu&#8217;on peut piller à volonté. Au fait, puisque la richesse est produite par le secteur privé, qu&#8217;est ce qui donne le droit aux employés publics à une prime pour la croissance économique en premier lieu? La seule façon qu&#8217;ils peuvent aider à la croissance économique est de laisser leur emploi public et trouver une emploi productif. Ce qui est encore plus incompréhensible, c&#8217;est que nous sommes de loin la province la plus endettée du Canada et que nous sommes aussi la seule qui, semble-t-il, a les moyens d&#8217;offrir des augmentations à ses employés. Les autres ont toutes crû bon de geler les salaires. Bonne lecture!</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<blockquote style="border: medium solid #000000; background-color: #fffff4;"><p><img class="alignnone size-medium wp-image-262" title="Nathalie Elgrably" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/elgably.jpg" alt="" width="248" height="187" /><br />
 <img class="alignleft size-thumbnail wp-image-281" style="float: left;" title="Logo Journal de Montréal" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/06/logo_journalmontreal_small.gif" alt="" width="85" height="51" /></p>
<p><span style="font-size: large;"><strong>Nomenklatura québécoise</strong></span></p>
<h2><span style="font-size: xx-small;"> Nathalie Elgrably-Lévy</span></h2>
<p>Une entente a été récemment conclue entre Québec et le Front commun  syndical. Elle prévoit essentiellement (1) des hausses salariales de 7%  sur cinq ans dont 1% lié à l’inflation, et (2) une clause «croissance  économique» qui octroie jusqu’à 3,5% de plus aux syndiqués si la  croissance économique dépasse le taux de croissance nominale prévu par  le ministère des Finances.</p>
<p>M. Charest a qualifié cette entente d’historique. Il a tout à  fait raison. Jamais les Québécois n’ont-ils été l’objet d’une pareille  tromperie! Jamais les contribuables n’ont-ils été ainsi trahis par leur  gouvernement!</p>
<p>Que les syndicats réclament un ajustement pour l’inflation, cela se  conçoit parfaitement. En revanche, la clause «croissance économique» est  économiquement indéfendable, moralement inacceptable, et socialement  injuste. Voici pourquoi.</p>
<p>Tout d’abord, par définition, le calcul de la croissance nominale  inclut l’inflation. Ainsi, en accordant une clause inflation et une  clause «croissance économique», notre premier ministre s’engage à  compenser les fonctionnaires deux fois pour la même chose.</p>
<p>Ensuite, on nous dit que la clause «croissance économique» vise à  faire bénéficier les employés de l’État de l’enrichissement collectif.  Si tel est l’objectif, c’est la croissance réelle qui devrait servir de  paramètre, et non la croissance nominale: en effet, comme le taux  d’inflation exerce une influence sur la valeur de cette variable,  celle-ci ne peut refléter ni la performance de l’économie ni la création  de richesse. C’est la quantité de biens et services qu’une économie  produit (le PIB réel) qui indique l’enrichissement, et non la valeur  monétaire de cette production (le PIB nominal). On pourrait même  imaginer une situation où le Québec n’enregistrerait aucune hausse de la  production, et donc aucun enrichissement collectif, en dépit d’une  croissance nominale de 5%. Il suffirait pour cela que le taux  d’inflation soit de 5%.</p>
<p>Ainsi, M. Charest prétend vouloir lier la rémunération des  fonctionnaires à la performance de l’économie alors qu’il retient une  variable qui donne un avantage aux syndiqués,  même en l’absence totale  d’enrichissement collectif.   Il affirme aussi vouloir éviter de dépenser de l’argent dont l’État ne  dispose pas. Or, c’est justement ce à quoi il s’expose.</p>
<p>Il déclare régulièrement vouloir réduire la taille de l&#8217;État.  Toutefois, il propose une clause qui rend la chose mathématiquement  impossible.</p>
<p>Finalement, outre les absurdités techniques énoncées ci-dessus, les  implications sociales et morales de la clause «croissance économique»  sont scandaleuses. Rappelons que, lors du dernier budget, l’État est  venu chercher 4,3 milliards dans nos poches pour rétablir l’équilibre  budgétaire. Maintenant, il octroie à ses employés des hausses salariales  dès que la croissance nominale dépasse les prévisions. En termes  clairs, ceci signifie que les 475,000 employés de l’État seront les  premiers servis si l’économie performe bien. Pourtant, au total, 3,8  millions de travailleurs contribuent à la prospérité de la province. Ne  serait-il donc pas juste et équitable que tous bénéficient des bons  résultats économiques via, par exemple, des réductions d’impôts ou le  remboursement de la dette? Est-il acceptable que 12,5% des travailleurs  de la province bénéficient en priorité des efforts et de la productivité  de tous leurs confrères? Est-il acceptable que les intérêts des  fonctionnaires passent avant ceux des générations futures? Vive la  solidarité!</p>
<p>Avec cette entente, le premier ministre crée une classe de  privilégiés qui a préséance sur le reste des travailleurs. En achetant  la paix syndicale, il crée une nomenklatura québécoise. En visant la  stabilité, il incite à la révolte. Ce n’est pas de cette façon que se  construit une société forte!</p>
<p><strong>Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l&#8217;Institut  économique de Montréal.</strong></p>
<p><strong>* Cette chronique a aussi été publiée dans <em>Le Journal de Québec</em>.</strong></p>
</blockquote>
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		<title>L&#8217;homme de la rue, descend dans la rue!</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 18:57:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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</p>
<blockquote style="background-color: #ccffff; border: medium solid #000000;"><p>(Québec,  le 7 avril 2010) Alors que les manifestations populaires  ont longtemps été le  monopole des groupes organisés, un groupe de  citoyens ordinaires, la fameuse  majorité silencieuse, décide, pour la  toute première fois, de descendre dans la  rue pour manifester son  opposition au dernier budget et au gaspillage du  gouvernement.</p>
<p>Devant  la grogne populaire, du jamais vu selon plusieurs  observateurs médias,  plusieurs citoyens ont proposé de manifester.   N&#8217;étant pas une espèce animale menacée, une minorité religieuse  pourchassée ou  un syndicat organisé, le défi s&#8217;annonce grand pour des  gens qui n&#8217;ont pas  toujours accès au débat public.</p>
<p>Mais  le dimanche 11 avril, dès 11 heures, c&#8217;est une chance  inespérée pour la  population de passer son message en misant sur la  force du nombre. Et ce  message est clair: les citoyens sont exaspérés  de payer encore plus pour un  gouvernement qui n&#8217;en finit plus  d&#8217;accumuler les exemples de gaspillage de  fonds publics.  Un  gouvernement qui a les  deux mains dans nos poches et les deux mains  dans le plat à bonbons, c&#8217;est assez.</p>
<p>Le  rendez-vous est donné ce dimanche 11 avril, à 11 heures  sur les plaines  d&#8217;Abraham en face du Musée national des Beaux-arts  pour un rassemblement  populaire et pacifique, où plusieurs citoyens ont  l&#8217;intention d&#8217;amener leur  lunch, un sandwich au « baloney », symbole  par excellence d&#8217;austérité.  Dès 13 heures, la marche se mettra en  branle en direction de l&#8217;Assemblée nationale  où la foule encerclera  symboliquement le Parlement.  Les traditionnelles pancartes seront   remplacées par des balais ou des vadrouilles, symboles du ménage que les   citoyens souhaitent voir au gouvernement. Plusieurs personnes ont  aussi  manifesté l&#8217;intention de déposer leur chemise devant l&#8217;Assemblée  nationale.</p>
<p>Nous  vous invitons à vous joindre à nous dès 11h, ce  dimanche 11 avril, sur les  plaines d’Abraham devant le Musée national  des Beaux-arts.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>(Informations complètes <a href="http://www.colsrouges.ca/index.html" target="_blank">ici</a>.)</p>
</blockquote>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>J&#8217;<span style="font-size: large;">y serai! Et vous?</span></strong></span></p>
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		<title>Pourquoi on devrait avoir un «tea party» au Québec</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 16:56:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Parce que, comme l&#8217;explique le journaliste Pierre Duhamel, les structures de l&#8217;état québécois sont ridicules&#8230;</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<blockquote style="border: medium double #000000; background-color: #d3d3d3;"><p><br class="spacer_" /></p>
<h2><img style="float: left;" src="http://static.blogues.canoe.ca/img/skins/duhamel/pduhamel.jpg" alt="" width="132" height="97" />Pourquoi l’État coûte cher</h2>
<div><a title="Lien permanent vers l'article complet" href="http://duhamel.argent.canoe.ca/2009/11/17/pourquoi_l_etat_coute_cher"><img src="http://static.blogues.canoe.ca/img/skins/duhamel/icon_minipost.gif" alt="Permalink" /></a> 17/11/09 11:59, <a href="http://duhamel.argent.canoe.ca/?author=436"><strong>Pierre Duhamel</strong></a> / <strong><a title="Afficher cette catégorie" href="http://duhamel.argent.canoe.ca/?cat=1107">Général</a></strong>, 453 mots</div>
<p>Si le Québec croule sous les dettes, c’est en partie parce qu’il croule sous les structures. Nous sommes les champions du monde de la structure bureaucratique. Voici une radiographie du monstre que nous ne finissons pas d’alimenter.</p>
<p>Le Québec est divisé en 17 régions administratives, 18 agences de santé et des services sociaux, 22 régions touristiques (dont Laval !) et 61 commissions scolaires. Chacune de ses entités a délimité son propre territoire et on peut se retrouver dans la région touristique des Cantons de l’Est, mais dans la région administrative de la Montérégie. Vous voulez vacciner la population de Montréal, Longueuil, Laval et Repentigny, toutes des villes limitrophes de la métropole, et vous avez quatre agences de santé à pied d’œuvre, définissant leurs propres priorités et émettant leurs directives potentiellement contradictoires dans le même marché de consommateurs.</p>
<p>Montréal est prisonnière d’une structure abracadabrante. Déjà ce n’est pas simple avec les 19 arrondissements et les 103 élus, sans doute un record mondial pour une ville de cette taille. Il faut évidemment ajouter l’agglomération de Montréal qui regroupe Montréal et les 15 villes de banlieue de l’île. C’est sans compter sur la Communauté métropolitaine de Montréal qui compte, tenez-vous bien, 82 municipalités, 14 municipalités régionales de comté, deux agglomérations et cinq régions administratives. Et comme si cela ne suffisait pas, il y a un organisme au gouvernement qui s’appelle la Table métropolitaine de Montréal.</p>
<p>J’ai recensé 189 commissions, sociétés, régies et autres organismes relevant du gouvernement du Québec. On trouve un Bureau de la Capitale nationale et une Commission de la capitale nationale. On pourrait philosopher longtemps sur la pertinence d’une Société des bingos du Québec. D’autres organismes ont des noms évocateurs. Que pensez-vous de la Commission des appellations réservées et des termes valorisants ?</p>
<p>Pourquoi un Office Québec-Wallonie-Bruxelles pour la jeunesse, un Office Québec-Amérique pour la jeunesse, un Office franco-québécois pour la jeunesse, quand il existe une Office Québec-Monde pour la jeunesse et un Secrétariat à la jeunesse ?</p>
<p>Le ministère de la Santé et des services sociaux est en soi un bel exemple de complexité administrative avec ses 10 organismes, ses 18 agences régionales et ses 88 directions administratives. Ce sont ces gens-là qui devraient simplifier le fonctionnement des hôpitaux ?</p>
<p>Mais mon organisme préféré est l’extraordinaire Secrétariat du comité ministériel de la prospérité économique et du développement durable en matière d’allégement réglementaire et administratif. 18 mots… pour alléger !</p>
</blockquote>
<p>Venez nous faire accroire qu&#8217;il n&#8217;y a pas moyen de couper dans le gras&#8230; Si ce n&#8217;est pas assez pour vous convaincre, comparez le Québec avec le reste du Canada:</p>
<p><img src="http://www.antagoniste.net/WP-Uploads/2010/01/Fonctionnaires270110.gif" alt="" width="600" height="458" /></p>
<p>H/T <a href="http://www.antagoniste.net/2010/01/27/a-nos-frais/">Antagoniste.net</a></p>
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		<title>Meilleur le système de santé public?</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 18:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;argument qui vient le plus souvent de la bouche des opposants du privé en santé est que les méchants capitalistes dégraderaient la qualité des soins en coupant les coûts pour maximiser leur profits. Comment alors peuvent-ils expliquer l&#8217;annulation de plus de 6000 chirurgies nécessaires (neurochirurgies, chirurgies vasculaires, etc.) à cause de compressions budgétaires? N&#8217;est-ce-pas pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/08/surgeries-266x300.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1406" title="surgeries" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/08/surgeries.jpg" alt="surgeries" width="480" height="541" /></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;argument qui vient le plus souvent de la bouche des opposants du privé en santé est que les méchants capitalistes dégraderaient la qualité des soins en coupant les coûts pour maximiser leur profits. Comment alors peuvent-ils expliquer <a href="http://www.vancouversun.com/story_print.html?id=1878506&amp;sponsor" target="_blank">l&#8217;annulation de plus de 6000 chirurgies nécessaires</a> (neurochirurgies, chirurgies vasculaires, etc.) à cause de compressions budgétaires?</p>
<p style="text-align: left;">N&#8217;est-ce-pas pour éviter ce genre de chose que nous avons un système public? Vous croyez vraiment que ce serait pire au privé?</p>
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		<title>L&#8217;épargne et le système monétaire</title>
		<link>http://www.minarchisteqc.com/2009/06/lepargne-et-le-systeme-monetaire/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 02:58:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cet article de Marc Tison dans La Presse a attiré mon attention ce matin, en particulier son introduction: L&#8217;épargne des Canadiens s&#8217;est rarement aussi mal portée: un Canadien sur trois n&#8217;économise pas le moindre sou, selon une enquête publié fin mai par CGA-Canada. L&#8217;endettement des ménages est une véritable épidémie: il a atteint un sommet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/finances-personnelles/bons-comptes/200906/07/01-863783-recouvrez-votre-sante-financiere.php"><img class="alignnone size-full wp-image-1155" title="epargne" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/epargne.jpg" alt="epargne" width="372" height="482" /></a></p>
<p>Cet article de Marc Tison dans La Presse a attiré mon attention ce matin, en particulier son introduction:</p>
<blockquote><p><strong>L&#8217;épargne des Canadiens s&#8217;est rarement aussi mal portée: un Canadien sur trois n&#8217;économise pas le moindre sou, selon une enquête publié fin mai par CGA-Canada. L&#8217;endettement des ménages est une véritable épidémie: il a atteint un sommet de 1300 milliards de dollars à la fin de 2008, soit 40 000$ par habitant &#8211; le double de ce qu&#8217;il était en 2000.</strong></p></blockquote>
<p>Si l&#8217;article suit  en donnant des conseils judicieux pour aider ces pauvres canadiens croulant sous le poids de l&#8217;endettement, il n&#8217;offre aucune explication réelle pourquoi tant de canadiens et de québécois se retrouvent dans cette situation. Ce sujet semble plutôt tabou dans nos médias. Laissez-moi donc éclairer votre lanterne et vous dire pourquoi.</p>
<p>On a souvent dit de la crise économique actuelle que c&#8217;est une crise du crédit. Ce n&#8217;est pas tout à fait vrai. C&#8217;est plutôt une crise de l&#8217;endettement. Aux États-Unis, épicentre de cette secousse séismique, comme ici, nous consommons, consommons, consommons et nous ne mettons pratiquement rien de côté pour les mauvais jours et les imprévus, de façon que beaucoup d&#8217;entre-nous se retrouvent pris à la gorge. Les saisies de propriété et les faillites se multiplient.  Mais pourquoi? Avons-nous perdu tout bon sens? Ou sommes-nous subtilement &#8211; ou pas si subtilement, en fait &#8211; manipulés?</p>
<p>Il est intéressant de noter que les solutions proposées dans l&#8217;article ci-haut tournent toutes autour des même principes: remboursement  de ses dettes et se bâtir un coussin d&#8217;épargne. Pourtant si on doit écouter nos politiciens et nos médias, le message est tout le contraire. Selon eux, dans ces temps de crise, c&#8217;est notre devoir patriotique de dépenser plus et de s&#8217;endetter plus. C&#8217;est pourquoi il faut &laquo;&nbsp;dégeler le crédit&nbsp;&raquo; et baisser les taux d&#8217;intérêts à des taux dérisoires. Et si vous ne le faites pas, c&#8217;est le rôle du gouvernement de le faire pour vous en augmentant ses dépenses. Bref, le message est clair: nous sommes supposés nous enrichir collectivement en nous endettant. Pourtant, si cette logique ne tient pas la route pour un individu, pourquoi serait-ce logique de le faire à l&#8217;échelle nationale? Ou pour paraphraser Adam Smith: &laquo;&nbsp;Ce qui est sage et sensé pour tout chef de famille ne saurait être folie pour un grand royaume.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Cette situation repose sur plusieurs sophismes populaires qui sont autant de couleuvres que nous font avaler les politiciens pour justifier toujours plus de dépenses, qu&#8217;ils font pour mieux se faire réélire, bien-sûr. La première est ce concept absurde que c&#8217;est la consommation qui est le moteur de l&#8217;économie. C&#8217;est faux. La consommation n&#8217;est possible que s&#8217;il y a eu production au préalable. Sinon, il n&#8217;y aurait rien à consommer et les consommateurs eux-même n&#8217;auraient aucun pouvoir d&#8217;achat. Avant de pouvoir acheter quelque chose, vous devez d&#8217;abord travailler et gagner un salaire (sauf pour les assistés sociaux qui dépensent le fruit du travail des autres). Le point ici est que même si nous ne consommons pas directement ce qu&#8217;on produit, cette production nous donne le pouvoir d&#8217;achat de consommer ce que nous avons besoin. Ce n&#8217;est ici qu&#8217;une question de gros bon sens.</p>
<p>Un autre sophisme est cette croyance que l&#8217;inflation est nécessaire, voire préférable à la déflation. Soyons clairs. L&#8217;inflation n&#8217;est pas une situation normale de l&#8217;économie. L&#8217;effet inverse devrait plutôt être la norme. Au fur et à mesure qu&#8217;on produit un bien quelconque, nous réduisons ses coûts de production, permettant la baisse des prix avec le temps. La tendance naturelle du marché est donc une baisse générale des prix et non une hausse, à moins qu&#8217;une force ne vienne agir pour maintenir ces prix à la hausse. Cette force, c&#8217;est la création monétaire que font les banques centrales avec l&#8217;encouragement du gouvernement. Pourquoi? Parce que si l&#8217;argent était lié à une commodité comme l&#8217;or ou l&#8217;argent, plutôt que d&#8217;être fiduciaire comme c&#8217;est le cas présentement, le gouvernement ne pourrait pas se financer en créant de l&#8217;argent à partir de rien. Il dépendrait strictement de la taxation et de l&#8217;emprunt, ce qui l&#8217;empêcherait de vivre au-dessus de ses moyens. Entretemps, cette création monétaire réduit les taux d&#8217;intérêts et diminue le pouvoir d&#8217;achat de la monnaie, ce qui décourage l&#8217;épargne ou force les épargnants à investir dans des placements plus risqués pour contrer cette érosion. C&#8217;est une sorte de vol ou de fraude. Les gouvernements (tous, sans exception) volent leurs citoyens en créant à chaque année des milliards de dollars à partir de rien, les privant de l&#8217;augmentation du niveau de vie à laquelle ils auraient droit si la masse monétaire demeurait à peu près constante. Cet argent créé à partir de rien a servi le plus souvent à graisser la patte de tous les amis des politiciens et à financer des guerres (comment croyez-vous que nous payons pour notre petite aventure en Afghanistan?). <strong>Tout ça ne se produirait pas si nous mettions nos culottes et que nous tenions nos gouvernements en laisse.</strong></p>
<p>En résumé, nous sommes surendettés et nous regardons nos épargnes fondre à chaque année afin que nos politiciens graissent la patte de leurs amis. Mais rien de tout ça n&#8217;est nécessaire à la richesse collective et est au contraire nocive. Si vous êtes un de ceux qui ont toujours argumenté que les riches s&#8217;enrichissent sur le dos des pauvres, c&#8217;est la façon dont ils s&#8217;y prennent. Mais ce ne sont pas tous les riches, seulement les copains des politiciens. Si vous voulez vraiment qu&#8217;un jour ça change, cessez de blâmer ceux qui cherchent à faire leur argent honnêtement en satisfaisant les besoins de leurs clients et blâmez plutôt le système monétaire qui rend possible cette arnaque. </p>
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		<title>Santé soviétique</title>
		<link>http://www.minarchisteqc.com/2009/05/sante-sovietique/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 May 2009 19:22:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coupures de Presse]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Richard Martineau]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Une journée à l&#8217;hôpital Richard Martineau, Journal de Montréal, 04/05/2009 06h25   Vendredi, j&#8217;étais censé souper chez un ami, mais dans la matinée, il m&#8217;a téléphoné pour annuler la soirée. «Je me suis cassé la main en faisant de la rénovation, m&#8217;a-t-il dit. Je ne pourrai pas cuisiner&#8230;» Des excuses pour annuler des soupers, j&#8217;en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote style="border: thin solid #000000; background-color: #ffffcc;"><p style="text-align: left;"><img src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/martineau.jpg" alt="martineau.jpg" /></p>
<p style="text-align: left;"><img style="float: left;" src="http://www.minarchisteqc.com/wordpress/wp-content/uploads/2008/06/logo_journalmontreal_small.gif" alt="Logo Journal de Montréal" /></p>
<h1>Une journée à l&#8217;hôpital</h1>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 8pt">Richard Martineau, Journal de Montréal, </span><span class="datetc">04/05/2009 06h25 <br />
 </span></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: left;"><span class="txtnoir1">Vendredi, j&#8217;étais censé souper chez un ami, mais dans la matinée, il m&#8217;a téléphoné pour annuler la soirée.</span></p>
<p style="text-align: left;">«Je me suis cassé la main en faisant de la rénovation, m&#8217;a-t-il dit. Je ne pourrai pas cuisiner&#8230;»</p>
<p style="text-align: left;">Des excuses pour annuler des soupers, j&#8217;en ai entendu plusieurs dans ma vie. Ma grand-mère est morte, mon fils a la gastro, j&#8217;ai une réunion d&#8217;urgence.</p>
<p style="text-align: left;">Mais «Je me suis cassé la main en faisant de la rénovation», c&#8217;est la première fois qu&#8217;on me la sortait.</p>
<p style="text-align: left;">Ça devait donc être vrai.</p>
<p style="text-align: left;"><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>ON VA À L&#8217;URGENCE OU PAS? </strong></p>
<p style="text-align: left;">Quelques minutes après son appel, mon ami m&#8217;envoie ce courriel:</p>
<p style="text-align: left;">«Veux-tu entendre une histoire ridicule?</p>
<p style="text-align: left;">On ne cesse de nous répéter d&#8217;aller en clinique pour ne pas engorger les urgences. On se rend donc dans une clinique.</p>
<p style="text-align: left;">«On attend une heure. On voit un médecin. On prend des radiographies. On retourne voir le médecin de la clinique. Il nous donne une référence pour voir un orthopédiste afin qu&#8217;il me pose un plâtre. Puis on va à l&#8217;hôpital avec la référence du spécialiste et le CD de la radiographie.</p>
<p style="text-align: left;">«On se dit qu&#8217;on a agi en bon citoyen, qu&#8217;on a utilisé le système de façon responsable et qu&#8217;à l&#8217;hôpital, ça va aller rondement&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">«Mais une fois rendu à l&#8217;hôpital, on apprend qu&#8217;il faut&#8230; PASSER PAR L&#8217;URGENCE! Qu&#8217;il faut attendre des heures et déranger des infirmières de l&#8217;urgence. Si ce n&#8217;est pas de l&#8217;incompétence crasse, je me demande c&#8217;est quoi!»</p>
<p style="text-align: left;"><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>UN SYSTÈME TOUT CROCHE</strong></p>
<p style="text-align: left;">Deux heures plus tard, un nouveau courriel :</p>
<p style="text-align: left;">«Ça fait deux heures qu&#8217;on est à l&#8217;hôpital et je n&#8217;ai même pas passé au triage! Et c&#8217;est plein de gens avec des masques, je me sens comme dans un film apocalyptique&#8230;»</p>
<p style="text-align: left;">«Je viens de jaser avec un gars dont le fils s&#8217;est cassé la jambe. Même histoire. Il a attendu trois heures à la clinique, il a vu un médecin, il a attendu une heure pour passer une radiographie, il vient d&#8217;arriver à l&#8217;hôpital et paf, il apprend qu&#8217;il devra attendre deux heures minimum pour voir une&#8230; INFIRMIÈRE au triage de l&#8217;urgence!</p>
<p style="text-align: left;">«C&#8217;est quoi, ce système de merde?»</p>
<p style="text-align: left;"><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>EN ATTENDANT L&#8217;ORTHO</strong></p>
<p style="text-align: left;">Trente minutes plus tard, nouveau courriel :</p>
<p style="text-align: left;">«Je suis enfin passé au triage. Je dois maintenant attendre pour présenter ma carte-soleil à l&#8217;admission. Et je devrai encore attendre pour voir l&#8217;ortho&#8230;»</p>
<p style="text-align: left;">Vingt minutes plus tard:</p>
<p style="text-align: left;">«L&#8217;infirmier au triage n&#8217;a pas regardé ma main, n&#8217;a pas regardé la radio. Il n&#8217;a RIEN fait. Il a pris mon papier de référence et a fait tchik-a-tchik avec ma carte-soleil.»</p>
<p style="text-align: left;">«L&#8217;infirmière à l&#8217;admission n&#8217;a pas regardé ma main, n&#8217;a pas regardé la radio. Elle n&#8217;a RIEN fait. Elle a fait tchik-a-tchik avec ma carte-soleil. Tout ça a pris deux heures et demie!»</p>
<p style="text-align: left;">«Après ça, ils se demandent pourquoi on sort des hôpitaux en sacrant et en cherchant une clinique privée&#8230;»</p>
<p style="text-align: left;">Quarante minutes plus tard. Dernier courriel :</p>
<p style="text-align: left;">«Je viens de voir l&#8217;ortho. Verdict : je devrai passer cinq semaines dans le plâtre. Il m&#8217;a dit d&#8217;aller luncher, qu&#8217;ils vont faire le plâtre seulement dans une heure ou deux&#8230;»</p>
<p style="text-align: left;"><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>MAISON DE FOUS </strong></p>
<p style="text-align: left;">Vous avez vu Les 12 Travaux d&#8217;Astérix? Vous vous souvenez de la Maison Qui Rend Fou?</p>
<p style="text-align: left;">Eh bien, c&#8217;est EXACTEMENT notre système de santé. Et ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on va investir des milliards de dollars dans la construction de deux mégas-hôpitaux que ça va changer&#8230;</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
</blockquote>
<p>Qui a déjà eu une expérience semblable? Et on se demande pourquoi les urgences sont engorgées. Un peu de gros bon sens, c&#8217;est trop demander de la part du Ministère de la santé?</p>
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