La véritable nature de l’État

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J’ai récemment lu un article tiré d’un livre écrit par Clarence Darrow (1857–1938) en 1903. Dans cet extrait il parle de ce qu’il croit être la véritable nature de l’état. Je me permet donc de vous exprimer la teneur de son discours comme suit:

Il semble que partout nous prenons pour acquis que la violence et la force sont nécessaires au bien-être de l’homme. Un nombre sans fin de volumes ont été écrits et un nombre sans fin de vies ont été sacrifiées afin de prouver quelle forme de gouvernement est la meilleure, mais peu ont vraiment considéré que tous les gouvernements reposent sur la violence et la force; qu’ils sont soutenus par des soldats, des policiers et des juges et sont contraires à l’idéal de paix et d’ordre nécessaires au bonheur et au progrès de la race humaine.

De temps à autre il est même admis que dans un âge plus ou moins distant dans le futur, l’homme évoluera vers l’angélique suffisamment pour que les gouvernements politiques n’aient plus leur raison d’être. Cette admission, comme le concept commun, présume que les gouvernements sont bons; que leur devoir consiste à réprimer le mal et les hors-la-loi et de protéger les faibles.

Si l’histoire de l’État prouvait que les gouvernements on été formés dans ce but et remplissaient cette fonction, il pourrait y avoir un fondement pour l’assomption que les gouvernements sont nécessaires pour préserver l’ordre et défendre le faible.  Mais l’origine et l’évolution de l’état politique démontre toute autre chose: ils démontrent que l’état est né dans l’agression, et que dans toutes les étapes au travers desquelles il est passé, ses caractéristiques essentielles ont été préservées.

Les débuts de l’état peuvent être retracés aux tout débuts de l’histoire humaine, alors que le plus fort des hommes primitifs a brandi le plus gros gourdin et avec l’aide de cette arme a imposé son règne sur les autre membre de la tribu.  Par la force et la ruse, il est devenu chef et il a exercé son pouvoir, non pas pour protéger le faible, mais pour prendre le meilleur de la terre pour lui-même et les siens.

Un homme sans aide ne pouvant pas garder la tribu sous sa volonté bien longtemps, alors le chef a choisi des lieutenants, également choisis pour leur force et leurs prouesses et ils reçurent donc une part des fruits du pouvoir pour l’aide et la loyauté qu’ils ont donnés à leur chef.  La grande masse étaien des esclaes, et leur vies et leur liberté à la disposition absolue des plus forts.

L’évolution des âges n’ont que modifié les apparences de ces premiers états. Le droit divin de régner, le caractère absolu du pouvoir officiel es pratiquement le même aujourd’hui dans la plupart des nations du monde que ces chefs primitifs qui exécutaient leur mandat avec un gourdin. L’ancien chevalier qui, avec une hache de guerre et une cote de mailles, imposait sa dominance sur les faibles n’était que l’ancêtre des récolteurs et dévoreurs de taxes d’aujourd’hui.

Même dans les pays démocratiques, où les gens sont supposés choisir leurs souverains, la nature du gouvernement est la même. Partant des mêmes vieilles idées de pouvoir absolu, ces démocraties ont assumé qu’une forme quelconque de gouvernement était nécessaire à la masse, et aussitôt qu’ils se sont débarrassés d’une forme d’asservissement, qu’un autre joug a été placé autour de leurs cous, seulement pour s’avérer que ce nouveau fardeau soit tout aussi aberrant que le précédent.

Le peuple d’une démocratie ne mène pas plus que dans toute autre contrée. Ils ne choisissent même pas vraiment leurs gouvernants. Ceux-ci se choisissent eux-mêmes et par la force, la ruse et l’intrigue, arrivent aux mêmes fins que leurs ancêtres atteignaient avec l’aide de leur massue.

Et qui sont ces dirigeants sans qui les méchants et corrompus pourraient subvertir les faibles et les sans-défenses? Depuis le début des temps, ces dirigeants auto-proclamés ont été coupables des vices qu’ils ont portés à la charge du bas peuple dont la rapacité, la cruauté et la malhonnêteté ils prétendent combattre si bravement. L’histoire du passé et du présent prouvent sans l’ombre d’un doute  que s’il existe une classe de laquelle la société a besoin d’être sauvée, ce sont ces mêmes dirigeants qu’on a mis en charge absolue des vies et destinés des hommes.

À partir des rois qui, les mains sanglantes, défendaient à leurs sujets de tuer leur prochain, au législateur moderne qui, avec une enveloppe brune dans les poches, criminalise les pots-de-vin. Ces dirigeants ont créé des lois, non pas pour se gouverner eux-mêmes, mais pour renforcer l’obéissance de leur serfs.

L’objectif de ce pouvoir autocratique a toujours été le même. Dans les tribus primitives, le chef prenait les terres et leurs fruits pour les distribuer à sa retenue qui l’aide à préserver son pouvoir. Tous les gouvernements de puis lors ont utilisé leur pouvoir pour diviser les fruits de la terre entre les favorisés et par la force et la violence, ont gardé les millions travaillants, patients et souffrants des richesses du monde.

Dans bien des nations du monde, le vrai pouvoir gouvernant se trouvait derrière le trône, ont souffert que leurs créatures et marionnettes soient les dirigeants de leurs nations et états, mais dans tous les cas, les vrais dirigeants sont les forts et ils utilisent l’état pour perpétuer leur pouvoir et servir leur avarice et leur cupidité.

A propos de l'auteur

Mon nom est Philippe. J’habite sur la rive sud de Montréal. Je suis un technicien en informatique qui aime discuter de toute sorte de sujets. Bienvenue sur mon blogue!

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