Cliché socialiste#1: « Une société complexe nécessite un gouvernement complexe »

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (2 votes, average: 2,50 out of 5)
Loading...

Toute personne qui choisit de défendre les idéaux du libéralisme classique fera tôt ou tard face à toujours les mêmes argument des adeptes du socialisme. Il est donc essentiel de savoir répondre à ce qui est devenu une série de clichés.

Afin de justifier une taille de gouvernement toujours plus gigantesque, on nous sert souvent le cliché «Toute cette philosophie de liberté individuelle pouvait fonctionner à une époque où les choses étaient plus simples, mais de nos jours, la société est bien trop complexe et nécessite un gouvernement complexe ». Cet argument fallacieux mène tout droit à la planification centrale socialiste, alors il est nécessaire de le tuer dans l’œuf.

Alors pour commencer, simplifions les chose au maximum. Imaginez qu’il n’y a que moi et vous au monde et que pour le besoin de la cause, je suis imbu de la sagesse de tous les Premiers Ministres ayant tenu office de votre vivant. Que penseriez-vous de mes qualification à décider ce que vous pouvez inventer, découvrir, créer, les heures que vous pourrez travailler, le salaire que vous pourrez recevoir, quoi et avec qui vous pouvez échanger et vous associer?  Mon incompétence dans ce domaine n’est-elle pas facilement démontrable?

Qu’en serait-il si nous étendions ça à cent personnes,  ou mille, ou les sept million et demi d’habitants du Québec, ou les 35 millions d’habitants du  Canada. Serais-je plus apte à diriger par la coercition les milliards d’échanges qui se feront entre eux? N’est-il pas évident que plus une économie est complexe, plus elle devient ingérable pour un individu ou même un groupe d’individus alors qu’aucun ordinateur n’existe qui soit suffisamment puissant pour gérer la quantité d’information qui circule dans une économie de façon à ce que les dirigeants puissent avoir l’information pertinente qu’ils ont besoin?

Est-ce que la structure représentée par l’organigramme ci-haut arrive vraiment à remplir la tâche qu’elle est supposée remplir? Poser la question, c’est y répondre…

A propos de l'auteur

Mon nom est Philippe. J'habite sur la rive sud de Montréal. Je suis un technicien en informatique qui aime discuter de toute sorte de sujets. Bienvenue sur mon blogue!

8 Réponses à “Cliché socialiste#1: « Une société complexe nécessite un gouvernement complexe »”

  1. On peut aussi prendre l'exemple des relances économiques. En 1929, les emplois n'étaient pas aussi spécialisés qu'aujourd'hui, le "capital humain" était bien plus homogène. C'est pourquoi à cette époque les "make-work programs" étaient plus ou moins successful dans la réduction du chômage à court terme. Aujourd'hui, la main d'oeuvre est plus spécialisée, donc les make-work programs deviennent nettement moins efficaces parce que plus l'économie est spécialisée, plus les programmes d'emplois publics sont déconnectés du marché.

    1. @ Meng Hu

      La valeur des \ »make work programs\ » a toujours été discutable, même à l\’époque de la grande dépression. La réduction du chômage et le plein emploi n\’est pas une fin en soi. Chose que les keynésiens ont de la difficulté à comprendre. On pourrait réduire le taux de chômage à zéro aux États-Unis demain matin. Il ne suffirait que de condamner tous les camions de transport et tous les trains et transporter toutes les marchandises du point A au point B avec des petites charrettes poussées par des hommes comme au Moyen âge. Ça n\’enrichirait pas la société par contre. Tout ce que les \ »make work\ » font c\’est de détourner les ressources ailleurs que là ou le marché en aurait besoin, pour faire des travaux plus ou moins productifs.

      Pour l\’organigramme, j\’ai mis une version agrandie. Il ne suffit que de cliquer dessus. Ce n\’est malheureusement pas beaucoup plus lisible, mais ça suffit pour donner une idée de quel sorte de monstre est notre Ministère de la Santé et des Services Sociaux. Quand on connait les résultats médiocres de notre système de santé, on comprend vite que des organisation aussi complexes ne donnent strictement à rien.

  2. J'oubliais. On voit rien sur le graphique. Pas moyen de zoomer ?

  3. Philippe,

    "La réduction du chômage et le plein emploi n\'est pas une fin en soi."
    Si vous connaissez ma position (je pense que c'est effectivement le cas), vous devriez savoir que ce n'est pas du tout ce que je voulais dire. Oui, c'est vrai, l'emploi public en récession pose exactement le même problème que l'emploi public dans une économie prospère : l'effet crowding-out. Mais je ne discutais que de la réduction du chômage à court terme, pas de savoir si ça ajoute de la richesse. Il n'empêche que ces programmes publics sont plus efficaces autrefois qu'aujourd'hui justement parce que la main d’œuvre était plus homogène.

    1. @ Meng Hu,

      Je comprends, mais il ne faut pas laisser la fausse impression que nous croyons que ce genre de programme est d\’une quelconque utilité. Il est certain que la main d\’oeuvre était moins spécialisée dans les années 30 et que par conséquent, il était plus facile de recruter des chômeurs pour creuser des trous un jour pour les remplir le lendemain.

      1. C'est justement pour ça que je disais que mon argument va complètement dans votre sens. Étant donné que l'économie est plus complexe, plus spécialisée, les programmes publics deviennent de moins en moins efficace parce qu'il se pose le problème de faire correspondre les programmes à la structure de l'emploi. Plus l'économie se complexifie, plus l'économie se doit d'être libérée de la tutelle de l’État.

  4. Bonsoir Philippe,
    Voici un lien pour voir l'organigramme (format PDF) dans toute sa "splendeur". http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/doc

    Bonne soirée

    1. Merci Frank.