Réponse à Jean-François Lisée sur la dette du Québec.

Selon Jean-François Lisée, ceux qui dénoncent le niveau alarmant de la dette publique du Québec ne sont que des alarmistes. Après tout, notre déficit se compare favorablement avec ceux des pays de l’OCDE. Ce que M. Lisée ne vous dit pas, c’est comment se compare l’endettement (et non le déficit) du Québec comparé au reste du monde. Voici un indice:
À noter que le taux d’endettement du Québec est présentement de 94%, ce qui le place en quelque part entre la Grèce et la France. Alors, M. Lisée, je vous renvoie la question, qui veut changer de place avec le Québec?










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Selon une étude de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, la croissance économique ralentit lorsque la dette de l’État atteint plus de 90% du PIB. En prenant les chiffre de 2008, les quatre pays avec le plus haut ratio sont le Japon (172.1%), l’Italie (114.4%), la Grèce(102.6%) et l’Islande (96.3%). Le Québec est non loin derrière à 94.0% si on tient compte de sa part de la dette du Canada. La moyenne de l’OCDE est de 78.4%. Serait-ce le bon vieux effet crowding-out qui laisse encore sa marque inéluctable!
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Il vit la tête dans le sable….
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Je ne sais pas pourquoi, mais Lisée me fait parfois penser à Paul Krugman, mais en plus ignare…
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Il est toujours de mise sur les blogues de citer au moins une source appuyant ses dires.
Voici comment selon cette source on arrive au 94%
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201002/26/01-4255828-dette-le-quebec-au-5e-rang-dans-le-monde-industrialise.php
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@ Astidastineux
Comme Jean-François Lisée le fait?
Le petit ranking mondial que j’affiche provient d’ici. (Pas juste des pays industrialisés, mais mondial. C’est pourquoi on y trouve le Zimababwé. Question de faire une mise en contexte que nous sommes pas mal trop près du top 10 mondial de l’endettement. )
Comme vous venez de de prouver, pas besoin de chercher bien loin pour trouver le taux d’endettement actuel du Québec, il a été partout dans les journaux récemment.
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La question qu’on doit se poser avant de sauter trop vite aux conclusions, c’est est-ce que la province va faire banqueroute parce que elle serait incapable de rembourser les intérêts et une partie du capital. La réponse c’est que jamais elle ne ferait faillite.
La deuxième question est pourquoi les agences de cotations comme Standard & Poors ne décotent-elles pas la province si elle est si endettée que cela…
La province est au 5ième rang uniquement parce qu’on ajoute au prorata de la pop. du Québec l’énorme dette du fédéral qu’Ottawa fait en votre nom et avec votre permission…n’est-ce-pas ?
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@ Astidastineux
La dette du Québec avec sa part de la dette fédérale est autout de $285 milliards, sans la dette fédérale, c’est $219 milliards. C’est donc dire que la part du lion de la dettte ne provient pas du Fédéral. Quant à la décote, n’ayez crainte, elle viendra si on continue de s’endetter. Peu importe sous quel angle vous regardez le tableau, nous sommes la région la plus taxée et endettée de l’Amérique du Nord et si des États comme la Californie ou l’Illinois ont maintenant de la difficulté à payer leurs factures, ne pensez pas que ça ne pourrait pas nous arriver. Naturellement, les États-Unis n’ont pas de préréquation, eux.
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Phillipe, il semble que les chiffres du Ministère et celui de La Presse Affaires ne correspondent pas avec ceux de l’IÉDM.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201002/26/01-4255828-dette-le-quebec-au-5e-rang-dans-le-monde-industrialise.php
*** Voulez-vous me dire sur quel piton utilise t-on pour faire un url raccourci
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Le 219 milliard de l’IEDM est basé sur le dernier budget et le dernier rapport du receveur général.
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En tout cas, les américains sont à 83% et ils se sacrent bien de leur dettes… bizarre.
Je ne me souviens plus de notre cotte de crédit, mais je crois qu’elle est encore au dessus de celle de l’Espagne en tout cas. C’est ce qui compte, la cotte de crédit, parce qu’au contraire de nous, ceux qui font cette cotte se basent sur bien plus de critères qu’un seul pourcentage assez hors contexte économique.
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@ dcee
Au contraire, beaucoup d’économistes aux États-Unis tirent la sonnette d’alarme au sujet de leur dette et suivent la situation en Europe de très près. Mais leur classe politique, comme la nôtre, a la tête dans le sable.
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