«Le Canada n’est pas les États-Unis.»

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Lorsque pressé au débat des chefs hier pour son plan d’action contre la crise financière aux États-Unis et ses inévitables ondes de choc, M. Harper a répondu que le Canada n’est pas les États-Unis et que notre système bancaire et notre économie sont relativement sains. Il fait valoir ensuite que son gouvernement à déjà mis les choses en place pour l’inévitable ralentissement qui va sûrement en découler ici. Ses adversaires dénoncent son «laissez-faire». M. Harper a essentiellement raison et les autres ont tort. La raison ce trouve dans cette essai sur le méchanisme des dépressions par Murray N. Rothbard, économiste et ancien Doyen de l’École Autrichienne d’Économie.

Dans cet essai, Rothbard explique les méchanisme qui créent les cycles de boum économique et dépression ou récession, causés par l’expansion du crédit par les banques, en utilisant la théorie des cycles de Von Mises. Il indique aussi exactement ce qu’il faut faire et ne pas faire en temps de récession:

Mises, then, pinpoints the blame for the cycle on inflationary bank credit expansion propelled by the intervention of government and its central bank. What does Mises say should be done, say by government, once the depression arrives? What is the governmental role in the cure of depression? In the first place, government must cease inflating as soon as possible. It is true that this will, inevitably, bring the inflationary boom abruptly to an end, and commence the inevitable recession or depression. But the longer the government waits for this, the worse the necessary readjustments will have to be. The sooner the depression-readjustment is gotten over with, the better. This means, also, that the government must never try to prop up unsound business situations; it must never bail out or lend money to business firms in trouble. Doing this will simply prolong the agony and convert a sharp and quick depression phase into a lingering and chronic disease. The government must never try to prop up wage rates or prices of producers’ goods; doing so will prolong and delay indefinitely the completion of the depression-adjustment process; it will cause indefinite and prolonged depression and mass unemployment in the vital capital goods industries. The government must not try to inflate again, in order to get out of the depression. For even if this reinflation succeeds, it will only sow greater trouble later on. The government must do nothing to encourage consumption, and it must not increase its own expenditures, for this will further increase the social consumption/investment ratio. In fact, cutting the government budget will improve the ratio. What the economy needs is not more consumption spending but more saving, in order to validate some of the excessive investments of the boom.

Thus, what the government should do, according to the Misesian analysis of the depression, is absolutely nothing. It should, from the point of view of economic health and ending the depression as quickly as possible, maintain a strict hands off, « laissez-faire » policy. Anything it does will delay and obstruct the adjustment process of the market; the less it does, the more rapidly will the market adjustment process do its work, and sound economic recovery ensue.

MM Dion et Layton et Mme May, qui accusent M. Harper de mal gérer l’économie, eux qui proposent plein de nouvelles taxes et de nouveaux programmes dans leurs plateformes respectives, devraient s’efforcer de lire un peu sur la matière et se souvenir que Stephen Harper est effectivement le seul d’entre eux qui n’est pas un complet illéttré en économie.

L’erreur qu’on fait souvent ici est de confondre la très correcte stratégie du «laisser-faire» avec du laxisme. Ce n’en est pas. Plutôt que de vouloir créer toutes sortes de programmes, Stephen Harper prend le chemin de la caution et de la restreinte par ce que c’est la meilleure stratégie.  Pourquoi ça ne passe pas? Parce que nous nous mettons en tête que le gouvernement doit toujours faire quelque chose, même si c’est n’importe quoi. Sauf que faire n’importe quoi, ça donne n’importe quoi. MM Bush, Paulson et Bernanke devraient aussi en prendre note.

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A propos de l'auteur

Philippe

Mon nom est Philippe. J'habite sur la rive sud de Montréal. Je suis un technicien en informatique qui aime discuter de toute sorte de sujets. Bienvenue sur mon blogue!

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