Le temps de chosir

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Ronald Wilson Reagan a été sans contredit, un des Président les plus importants de l’histoire des États-Unis. Pendant ses huit ans en poste, il a pris un pays moribond au plan militaire, comme au plan économique et lui a rédonné sa splendeur. Ses réformes on laissé des effets qui perdurent encore de nos jours, et aucun Président n’a été à sa mesure depuis. Récemment sur Antagoniste, David Gagnon fournissait un lien vers ce discours que Reagan a fait en 1964 en soutien à la candidature de Barry Goldwater à la présidence.  J’ai trouvé ce discours intéressant parce qu’il est très près des valeurs libertariennes. J’ai donc pris le soin de le traduire pour vous.

Ronald W. Reagan, 1964Le temps de choisir

Par Ronald W. Reagan
Traduction par Philippe David

Je vais parler de choses controversées. Je ne m’en excuse pas.

Il est temps que nous nous demandions si nous connaissons toujours les libertés intentées pour nous par nos Pères Fondateurs. James Madison disait, « Nous basons toutes nos expériences sur la capacité du genre humain à se gouverner lui-même. »

Cette idée — que le gouvernement est redevable au peuple, qu’il n’a aucune autre source de pouvoir — est encore l’idée la plus récente, la plus unique de toute la longue histoire de la relation de l’homme avec l’homme. Ceci est l’enjeu de cette élection: Que nous croyons en notre capacité de nous gouverner nous-même ou que nous abandonnons la Révolution Américaine et nous confessons qu’une petite élite intellectuelle dans une distante capitale puissent planifier nos vies mieux que nous puissions les planifier nous-mêmes.

On nous a dit, vous et moi, que nous devons choisir entre une gauche ou une droite, mais je suggère qu’il n’existe pas de gauche ou droite. Il n’y a que le haut ou le bas. Vers le haut, vers le rêve de l’homme du maximum de liberté consistant avec l’ordre, ou vers le bas dans la fourmillière du totalitarisme. Peu importe leur sincérité, leurs motifs humanitaires, ceux qui sacrifieraient la liberté pour la sécurité ont embarqué sur cette pente descendante.  Plutarque nous avisait, « Le vrai destructeur des libertés du peuple est celui qui répand chez eux bienfaits, dons et bénéfices. »

Les Pères Fondateurs savaient qu’un gouvernement ne peut pas contrôler l’économie sans contrôler les gens. Et ils savaient que lorsqu’un gouvernement commence à faire cela, il doit utiliser la force et la coercition pour réaliser ses buts. Alors nous avons atteint le temps de choisir.

Les fonctionnaires disent, toujours avec les meilleures intentions, « Quels plus grands services nous pourrions rendre si seulement nous avions un peu plus d’argent et un peu plus de pouvoirs. » Mais la vérité est qu’en dehors de ses fonctions légitimes, le gouvernement ne fait rien aussi bien et aussi économiquement que le secteur privé.

Et pourtant, si nous questionnons les plans des bien-pensants, nous sommes toujours accusés d’être opposés à leurs buts humanitaires. Il semble impossible de débattre légitimement leurs solutions avec l’assomption que nous partageons tous le désir d’aider les moins fortunés. Ils nous disent que nous sommes toujours « contre » et jamais « pour » quoi que ce soit.

Nous sommes pour une provision que la destitution ne devrait pas suivre le manque de travail dû à la vieillesse, et à cette fin, nous avons accepté la Sécurité Sociale comme étape vers la résolution de ce problème. Par contre, nous sommes contre ceux à qui a été confié ce programme lorsqu’ils utilisent la déception en rapport avec ses problèmes fiscaux, alors qu’ils accusent toute critique du programme de vouloir dire que nous voulons stopper les paiements…

Nous sommes pour l’aide à nos alliés en partagant nos bienfaits matériels avec des nations qui partagent nos croyances fondamentales, mais nous sommes contre la distribution d’argent de gouvernement à gouvernement, créant de la bureaucratie, sinon du socialisme, à travers le monde.

Nous avons besoin d’une véritable réforme fiscale qui va au moins contribuer à raviver pour nos enfants le Rêve Américain que la richesse n’est refusée à personne, que chaque individu a le droit de voler aussi haut que sa force et son habileté peut l’emmener… Mais nous ne pouvons pas avoir de telles réformes pendant que notre politique fiscale est conçue par des gens qui voient l’impôt comme un moyen d’effectuer des changement dans structure sociale…

Avons-nous le courage et la volonté de faire face à l’immoralité et la discrimination de l’impôt progressif, et de demander un retour au plus traditionnel impôt proportionnel? … Aujourd’hui dans notre pays la part du collecteur d’impôt est de 37 cents de chaque dollar gagné. La Liberté n’a jamais été si fragile, si près de glisser entre nos doigts.

Êtes-vous disposés à consacrer du temps à étudier les enjeux, de vous mettre au courant, et ensuite de transmettre cette information à votre famille et vos amis? Allez-vous résister à la tentation d’obtenir un octroi du gouvernement pour votre communauté? Réaliser que la lutte du médecin contre la médecine socialisée est votre lutte. On ne peut socialiser les médecins sans socialiser les patients. Reconnaitre que l’invasion du gouvernement sur le pouvoir public est éventuellement une attaque sur vos intérêts personnels. Si certains d’entre vous craignez une prise de position parce que vous avez peur de représailles de la part de clients, ou même du gouvernement, reconnaissez que vous ne faites que nourrir le crocodile, espérant qu’il vous mangera le dernier.

Si tout cela ressemble à un grand inconvénient, pensez à que ce qui est l’enjeu. Nous sommes confrontés au pire ennemi que l’humanité a connu dans sa longue montée du marais vers les étoiles. Il ne peut y avoir de sécurité partout dans le monde libre si il n’y a pas de stabilité économique et budgétaire aux États-Unis. Ceux qui nous demandent d’échanger notre liberté pour la soupe populaire de l’Etat-providence sont les architectes d’une politique d’accommodement.

Ils disent que le monde est devenu trop complexe pour les réponses simples. Ils ont tort. Il n’y a pas de réponses faciles, mais il y a des réponses simples. Nous devons avoir le courage de faire ce que nous savons être moralement correct. Winston Churchill a dit « la destinée d’homme n’est pas mesurée par le calcul matériel. Quand les grandes forces sont en motion dans le monde, nous apprenons nous sommes des esprits — pas des animaux ». Et il a dit, « il y a quelque chose qui se produit dans le temps et l’espace, et au-delà du temps et de l’espace, qui, que nous l’aimons ou pas, veut dire le devoir ».

Vous et moi avons un rendez-vous avec le destin. Nous allons préserver pour nos enfants, le meilleur espoir de l’homme sur la terre, ou nous les condamnerons à faire les premiers pas vers mille ans d’obscurité. Si nous n’y parvenons pas, laissons au moins à nos enfants et nos petits-enfants de pouvoir dire de nous que nous avons justifié notre bref moment ici. Nous avons fait tout ce qui pouvait être fait.

A propos de l'auteur

Mon nom est Philippe. J'habite sur la rive sud de Montréal. Je suis un technicien en informatique qui aime discuter de toute sorte de sujets. Bienvenue sur mon blogue!

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