Cage syndicale

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Un récent sondage sur le syndicalisme révèle que 67% des Québécois croient que les nouveaux employé ne devraient pas être obligés de se joindre au syndicat, quand il y en a un. En d’autres mots, la grande majorité des québécois s’opposent à la formule Rand (du nom du juge Ivan Rand), qui permet aux syndicats de prélever sa cotisation du chèque de paie d’un employé, que celui-ci veuille en faire partie ou non. Dans certains cas, même les employés qui ne sont pas protégés par le syndicat comme les employés à temps partiel et les surnuméraires. Ils ne bénificient d’aucun des avantages des syndiqués, mais doivent quand même financer le syndicat. Faut pas trop chercher à comprendre.  C’est quoi cette absurdité?

Apparemment, en 1991, un enseignant de l’Ontario, Francis Lavigne, a tenté de contester la formule Rand sous prétexte que le droit d’association, garanti par la charte des droits, garantie aussi le droit de ne pas s’associer. Voici la réplique des juges La Forest, Sopinka et Gonthier :

«Une formule de désengagement risquerait de miner sérieusement la base financière du syndicalisme et l’esprit de solidarité si essentiel au fondement émotionnel du syndicalisme.»

En d’autre mots, il est plus important de garder les syndicats vivants sur un respirateur artificiel que de respecter le libre-choix des citoyens. Un autre bel exemple de l’État au service des groupes d’intérêt, au détriment du citoyen ordinaire.  Il ne faudrait surtout pas que les syndicats meurent faute de financement parce que la majorité des gens ne croient plus en sa pertinence! Donc, il faut absolument que l’État vous force à payer pour assurer la survie des syndicats parce qu’ils ne seraient pas capables de survivre selon leurs propres mérites.

Chaque fois qu’on se retourne, il y a toujours quelqu’un avec la main dans nos poches… Venez encore me vanter les bienfaits de notre cher État-nounou

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A propos de l'auteur

Mon nom est Philippe. J'habite sur la rive sud de Montréal. Je suis un technicien en informatique qui aime discuter de toute sorte de sujets. Bienvenue sur mon blogue!

7 Réponses à “Cage syndicale”

  1. Mon cher Philippe, bienvenu dans la belle République du Culbec où le merveilleux monde syndical ne te demande pas ton avis pour rentrer ou non dans le moule syndicaleux et encore moins pour payer les accréditations (merci à la très soviétique et corporatiste formule Rand!) et où la sacro-sainte ancienneté des baby-boomers prime sur la compétence des employés, et ce, peu importe leur génération!

    C’est ça la signification d’être mal-né, car les syndicaleux baby-boomers contrôlent qui aura une promotion et c’est souvent un de leur gang, car il a commencé avec eux et parce que les nouveaux employés qui leur sont souvent supérieurs sur le plan du travail n’ont pas la sacro-sainte x année d’ancienneté, car les syndicats ne nous ont jamais donné le nombre d’années d’ancienneté idéal à leur yeux, et que ces nouveaux employés, majoritairement des X et un peu d’Y, sont, selon eux, des bons à rien. Sans parler que les syndicats ont prouvé leur corruption éhontée dans le scandale des clauses-orphelins, prouvant ainsi qu’ils n’agissaient que dans leurs seuls intérêts corporatistes et que les syndicats sont pour une augmentation des cotisations syndicales, des taxes et des impôts, car ça va dans leurs poches. C’est ce que le syndicat étudiant de l’Université Laval a fait avec ses cotisations étudiantes, tout en dénonçant le dégel des frais de scolarité et en réclamant la sacro-sainte gratuité scolaire. L’incohérence syndicaleuse dans sa forme la plus pure!

    Mais, il y a encore 33% de Québécois qui sont satisfait de cette situation et qui en redemande.

  2. @Jean-Luc Proulx:

    Sans doute le 33% qui en redemande sont ceux qui y gagnent…

  3. Je suis syndiqué au parapublic.  Je trouve que j'ai un bon salaire et que nous avons d'exscellente conditions.  Pourtant, le syndicat est toujours en train de chialer, magouiller pour placer des "amis" et faire la grève au moindre prétexte.

    Le syndicat est un mal nécessaire, mais présentement, il est trop fort.

     

  4. Après 35 ans de travail syndiqué, ayant même été délégué syndical à mes débuts, j'ai constaté qu'avec le temps les syndicats ne sont utiles qu'aux employés parasites. Les employés de qualités n'ont pas besoins de d'être défendus. Et on constate depuis nombre d'années que les dirigeants syndicaux ont leur propre agendas qui n'a rien à voir avec le bien-être de leurs membres. On peut se demander pourquoi ceux-ci demandent toujours plus de personnel dans l'entreprise alors que souvent la modernisation pourrait augmenter la rentabilité sans demander plus d'employés. Je pense ici surtout au secteur américain de l'automobile et à bien des industries de fabrication. Évidemment, la réponse est l'augmentation des cotisants et on voit ou ça nous mène.

    Coté solidarité: Les syndicats sont à la solidarité ce que les putes sont à l'amour.

  5. @Christian Rioux et Gilles Laplante:

    Entièrement d'accord. Si les syndicats ont la moindre utilité, qu'ils le prouvent en se finançant sans le concours de l'État. S'ils ne sont pas capable de survivre de cette façon, qu'ils ferment leurs portes. Si les gens croient vraiment que ça leur est utile, ils ne devraient pas avoir à être obligés de payer leur cotisation.

  6. «Une formule de désengagement risquerait de miner sérieusement la base financière du syndicalisme et l’esprit de solidarité si essentiel au fondement émotionnel du syndicalisme.»

    Cela démontre que la force des syndicats supra-nationaux tient par la force.

    Relâchez cette force et le volontarisme syndical va fondre comme neige au soleil.

    Est-ce qu'on appelle cela de la solidarité forcée?

    sososo-solidarité.

  7. @Gilles Laplante

    « j’ai constaté qu’avec le temps les syndicats ne sont utiles qu’aux employés parasites. »

    Ce n’est pas cela le pire, le pire c’est que souvent la mentalité syndicale d’en faire le moins possible pour causer le maximum d’emmerdes encourage les bons employés à devenir des parasites. Bref, on forme la sous-productivité et la sous-rentabilité chez bien des syndicaleux.