Liberté économique: Le Québec fait piètre figure.

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Selon la dernière publication de l’Indice de liberté économique de l’Institut Fraser, le Québec se classe avant-dernier sur les 50 états américains et 10 province canadiennes au dessus de l’Île du Prince Édouard. C’est une position très peu enviable, considérant que la liberté économique a un impact direct sur la santé économique de la province. Plus il y a de liberté économique et plus la croissance est forte. À titre d’exemple, l’Alberta est la province canadienne avec le plus de liberté économique (classée 2e parmis tous les états américains et les provinces canadiennes) et c’est la province qui littéralement porte le Canada sur ses épaules présentement. Ce n’est pas par pur hasard. La connection est simple: les provinces canadiennes les plus libre ont un PIB moyen par habitant de US$39,233 contre US$27,751 pour les provinces les plus liberticides.

Pour ceux qui ne sont pas familliers avec cette indice, elle est calculée en tenant compte des facteurs suivants:

  • La taille du gouvernement: Plus le gouvernement s’ingère dans des activités qui pourraient être accomplies par des services privés, créant le plus souvent des monopoles étatiques, et moins les citoyens ont la liberté de choix.
  • Le fardeau fiscal: On peut s’attendre à ce que tous les gouvernements prélèvent des taxes pour soutenir leurs opérations, mais plus les gouvernements s’ingèrent dans des activités superflues, et plus le fardeau fiscal des contribuables devient élevé. Ceci à pour effet de restreindre la liberté économique en restreignant le capital disponible à l’investissement, en réduisant le pouvoir d’achat des consommateurs et, grâce à la progressivité du système fiscal, pénaliser les citoyens les plus productifs au profit de ceux quil le sont moins.
  • La liberté du marché de l’emploi:Des facteurs tels que le niveau du salaire minimum, la proportion de main d’oeuvre employée par le secteur public et le taux de syndicalisation ont tous une influence sur la liberté économique.

À part, pour l’Alberta, toutes les provinces canadiennes trainent de la patte derrière tous les états américains, sauf un. Règle générale, parce que la fiscalité est moins oppressive aux États-Unis et que leurs différents paliers de gouvenements sont moins interventionnistes, généralement que les nôtre (moins de subventions, plus de privatisation).

Par contre, les effets de la liberté économique sur la croissance sont moindres au Canada qu’aux É-U, à cause de notre système de transferts fédéraux et de péréquation. Ce système qui transfère des fonds fédéraux perçus dans les provinces plus riches aux provinces plus pauvres a des effets pervers. Il donne une incentive aux politiciens de diminuer la liberté économique de façon à bénificier de plus gros transferts fédéraux. De l’autre côté de la médaille, il limite la croissance des provinces plus riches, ce qui explique pourquoi 9 provinces canadiennes sur dix figurent dans les dix derniers de la liste. À ce titre, le Québec est champion parmis les provinces BS, recevant le plus gros montant de tranferts fédéraux en étant dans les plus liberticides.

Note à ceux qui sont intéressés à l’indépendance du Québec: Avant même de penser à se séparer du Canada, on devrait penser à prendres des actions concrètes pour augmenter la liberté économique. On en aurait de besoin. Si on veut un Québec prospère, du moins…

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A propos de l'auteur

Philippe

Mon nom est Philippe. J'habite sur la rive sud de Montréal. Je suis un technicien en informatique qui aime discuter de toute sorte de sujets. Bienvenue sur mon blogue!

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