Au sujet de la violence au hockey…

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D’entrée de jeu, je vais admettre que je ne suis pas un grand amateur de hockey. Je ne suis pas un grand amateur de sports tout-court. Typiquement, je ne passe pas lus de 30 secondes dans les pages sportives du journal. Mais cette semaine, c’était partout.

Je vais aller dans le même sens que Rima Elkoury dans sa chronique, tout le monde était dans tous ses états comme si ce genre de chose ne c’était jamais produit auparavant. Je ne minimiserai pas le geste de Jonathan Roy contre Bobby Nadeau. Il a traversé la patinoire et a tabassé un adversaire qui ne voulait visiblement pas se battre. Eut été en pleine rue, on ne serait pas posé de questions. Jonathan Roy aurait probablement été arrêté pour voie de fait grave, mais ça s’est passé sur une patinoire. Par contre, si Bobby Nadeau voulait porter dess accusations, il serait pleinement justifié.

Naturellement, la Ministre Courchesne, vite sur ses patins il semble, a tôt fait de se donner pour mission d’éliminer la violence au hockey mineur, avec entre autres, les membres du PQ comme cheerleaders. Drôlement, le seul politicien notable qui semble croire que ce n’est pas la place du gouvernement d’intervenir est Stephen Harper. Selon lui il est plus important qu’il s’occupe des gangs de rues. Encore un ingérence du fédéral dans les compétences proviciales? 🙂

Le phénomène de la violence au hockey n’est pas d’hier, et il existe parce que les amateurs en redemandent. Il suffit de constater les ventes de billets suivant la bagarre. Peu importe ce qu’en disent les sondages, la violence fait partie du spectacle. C’est ce que les « fans » veulent. On a beau vouloir scorer des points politiques en essayant de contraindre la ligue à donner des pénalités plus sévères, cette décision devrait revenir à la ligue et le gouvernement ne devrait pas s’en mêler. Si les amateurs étaient si offensés par la violence sur les patinoires, ils n’auraient qu’à ne pas assister aux matchs pour convaincre la ligue de bannir les bagarres. En attendant, aussi néenderthal que ce soit, les bagarres vendent des billets et le hockey junior majeur est avant tout une « business ». Ce n’est pas à quelques vierges offensées d’en décider.

A propos de l'auteur

Mon nom est Philippe. J’habite sur la rive sud de Montréal. Je suis un technicien en informatique qui aime discuter de toute sorte de sujets. Bienvenue sur mon blogue!

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